Historique

Le 17 octobre dans le monde …
En 1957, le père Joseph Wresinski rejoint les familles du camp de sans-abri de Noisy le Grand, puis, au fil des ans, le mouvement ATD Quart Monde qu’il a fondé établit des liens avec bien d’autres familles vivant dans des lieux de misère à travers le monde. En 1972, après la démolition d’un quartier pauvre, Joseph Wresinski écrit :
“L’autre jour, je passais par-là, je ne reconnaissais même plus l’emplacement du bidonville, ni celui de la cité. Pourtant, que de larmes ont mouillé ce sol, que de souffrances ont endurées des centaines de familles sur ces lieux ! Que de cris ont percé le ciel ! Aucune stèle, aucun monument n’a été élevé, aucune plaque commémorative n’a été posée…”

Quinze ans plus tard, le 17 octobre 1987, sur l’initiative d’ATD Quart Monde, une dalle à l’Honneur des Victimes de la Misère est inaugurée sur le parvis du Trocadéro à Paris, devant plus de cent mille personnes.
Sur cette dalle, on peut lire le texte suivant :
“Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés,
s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré.”

Cette dalle est à la fois un lieu à l’honneur des plus pauvres de tous les temps et de tous les continents, un lieu où est affirmé le refus de l’inacceptable condition faite aux plus pauvres, un lieu de rassemblement et de fraternité où tous peuvent renouveler leur engagement à agir pour que les droits de tout homme soient respectés. En 1989, Javier Pérez de Cuéllar, Secrétaire Général des Nations Unies vient devant la dalle, et s’engage auprès de l’ONU pour que le 17 octobre puisse devenir journée mondiale du refus de la Misère. C’est chose faite depuis 1992.
Historique Local :
Petite histoire du 17 octobre à Toulon. Fin 1994, plusieurs personnes et associations impliquées dans l’action contre les exclusions dans le département du Var imaginent de poser une réplique de la dalle du Trocadéro à Toulon. Autour de ce projet, se rassemblent de nombreuses associations d’horizons divers et un structure juridique est crée, le comité du 17 octobre. Le 17 octobre 1995, plus d’un millier de personnes se rassemblent à Chateauvallon pour célébrer la journée du refus de la misère. Le comité obtient que l’esplanade située devant la nouvelle Faculté de Droit, au centre ville de Toulon, soit nommée, “ Parvis des droits de l’Homme et des citoyens ”. Et une souscription est lancée pour financer la fabrication de la dalle et son installation. En 1997, grâce à la générosité du public et à quelques aides financières des institutions, la réplique de la plaque peut être financée, et installée sur le mur de la Faculté de Droit.
Depuis, chaque 17 octobre, les défenseurs de la solidarité se retrouvent devant cette plaque pour commémorer la mémoire des victimes de la misère et donner la parole à tous les sans voix.
Tous les ans, le collectif d’associations regroupé dans le Comité du 17 octobre organise des manifestations dans le cadre de la journée mondiale du Refus de la Misère avec un triple objectif :
- mettre en valeur la parole et l’action des personnes à la vie difficile ;
- susciter la rencontre entre personnes de milieux différents au-delà des préjugés ou des peurs réciproques ;
- enrichir la réflexion sur les moyens pour parvenir à une société plus juste et plus fraternelle.
Chaque année, un thème est choisi et des modalités spécifiques d’action sont établies en fonction de ce thème.
Citons pour mémoire :
- 2003 : le thème du logement a donné lieu à des enquêtes sur le mal-logement, à un théâtre-forum au lycée Dumont d’Urville en présence d’élus et de bailleurs publics et privés et à l’élaboration de dix propositions pour faciliter le logement des personnes à faibles revenus.
- 2004 : le thème de la famille a débouché sur une journée de fête et d’ateliers de création artistique ainsi qu’au recueil de témoignages diffusés sur les radios locales sur ce que signifie la vie familiale quand la situation économique du foyer est précaire.
- 2005 : le thème du travail a donné lieu à une table ronde à l’Union Patronale du Var entre employeurs et chômeurs, précédée de réunions de réflexion sur les obstacles dans l’accès au travail et les moyens de les lever.
- 2006 : le thème de la rencontre des cultures, et plus précisément l’apport des étrangers à notre culture et les chemins de l’intégration, nous a permis de mettre en lumière tous les efforts faits par les étrangers pour s’intégrer à notre société, apprendre sa langue, ses coutumes.
- 2007 : le thème de la prise de parole des sans voix a donné lieu à de multiples expositions sur l’aire toulonnaise, à un rassemblement sur le parvis de la Faculté de Droit et à la projection d’un film documentaire : « Cultures d’Exclu(e)s », réalisé dans les rues de Toulon, auprès des « Sdf », par Cyril Cossu, un allocataire du RMI.
- 2008 : le thème de la loi de 1998, toujours inappliquée dix ans après sa promulgation, a donné lieu à un grand rassemblement sur la Place de la Liberté, à un repas solidaire, à une exposition des enfants et à de nombreux ateliers d’expressions citoyennes. Par ailleurs, une lettre ouverte a été cosignée et adressé à l’ensemble de nos élus locaux et une pétition réclamant l’application de la Loi a été mise en circulation.
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LE 17 OCTOBRE, JOURNEE MONDIALE DU REFUS DE LA MISERE (M.MONTE)
Depuis 1995, la plupart des associations toulonnaises engagées dans la lutte contre l’exclusion célèbrent ensemble tous les 17 octobre la Journée Mondiale du Refus de la Misère.
L’initiative de cette journée revient au père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement A.T.D. Quart Monde, dont la ténacité a réussi à convaincre l’Assemblée des Nations Unies de décréter le 17 octobre : « journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté ». Cette journée a pour but d’inciter l’ensemble des associations, des organismes et des gouvernements à faire le point sur leurs engagements en matière de lutte contre la pauvreté et à se mobiliser pour les tenir… au quotidien !… Mais elle est avant tout l’occasion d’écouter les personnes en grande pauvreté et de rendre hommage à leur courage et à leur résistance face aux humiliations dont elles sont bien souvent les victimes. Face aux sceptiques qui diront « A quoi bon une journée par an si rien ne change par ailleurs ? », nous répondrons que les prises de parole suscitées par cette journée méritent à elles seules que nous nous réunissions pour les entendre ; et qu’il ne tient qu’à nous tous de rendre lisibles les disfonctionnements institutionnels, les dérives socioculturelles. Il ne tient qu’à nous tous d’être solidaires des publics accueillis ne serait-ce qu’en véhiculant leurs expériences et leurs témoignages… Le cœur de cette journée est là, dans ces témoignages qui donnent aux pauvres leur vraie place : celle d’Experts en humanité, de porteurs d’une espérance inextinguible, à la mesure des déceptions, des injustices et des souffrances qu’ils endurent… Pour les témoins qui acceptent de retracer devant une foule anonyme un parcours douloureux, cette prise de parole publique constitue une étape-clé qui leur permettra de continuer leur chemin la tête haute. L’effort que constitue la mise en mots de leur histoire permet une relecture du passé qui met l’accent sur la fierté et l’espoir qui ont permis de tenir dans ces mois ou ces années difficiles, et sur la dignité inaliénable de toute vie d’homme. Par leurs témoignages, les plus pauvres nous communiquent aussi leur pensée sur la misère et des moyens pour l’éliminer : ils ne sont plus alors des objets d’enquête ou de sollicitude mais des acteurs sociaux qui mieux que personne nous aideront, si nous prenons la peine d’écouter leur réflexion, à discerner les orientations à prendre en matière de lutte contre la pauvreté. Les 17 Octobres, oubliant nos logiques associatives légitimes mais vite trop restreintes, nous nous remettons à l’écoute de ce qui nous fonde en mettant à l’honneur cette humanité fragile cachée au secret de chacun(e) et que les pauvres rendent visible de façon éclatante. Michèle MONTE (Trésorière & Co-fondatrice du Comité du 17 Octobre)
Archives : le 17 Octobre 2008 à Toulon :
Vendredi 17 Octobre 2008
Journée Mondiale du Refus de la Misère
La misère…
À qui le tour ?
Rassemblement Citoyen Solidaire
de 12h à 14h
sur la Place de la Liberté
à Toulon
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Refusons ensemble la banalisation de la précarité & de l’injustice sociale.
Rassemblons-nous pour manifester notre refus d’une société à deux vitesses, maintenant les travailleurs dans la précarité et la soumission, et prenant les plus démunis pour boucs émissaires.
Le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
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Nous « fêtons » cette année les 10 ans de la loi de 1998, dite de « cohésion sociale », qui était censée réaffirmer « l’égale dignité de tous les êtres humains » et faire de la lutte contre les exclusions « une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation » !!!… En l’absence de projet social cohérent les associations engagées dans la lutte contre les inégalités et l’exclusion rappellent qu’elles ne peuvent se substituer aux désengagements de l’Etat et au non respect des Lois (S.R.U. notamment). Le Comité du 17 Octobre rappele à leurs côtés que la misère ne se gère pas mais se combat…
Nous adressons en ce sens une lettre ouverte aux élus :
Mesdames et messieurs les députés et sénateurs du Var,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Maire de Toulon,
Monsieur le Président de Toulon-Provence-Méditerranée,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Monsieur le Président du Conseil régional PACA,
Mesdames et messieurs les conseillers municipaux de Toulon-Provence-Méditerranée,
Mesdames et messieurs les conseillers généraux du Var,
Mesdames et messieurs les conseillers régionaux du Var,
En 1998 a été votée la loi d’orientation dite de cohésion sociale qui réaffirmait « l’égale dignité de tous les êtres humains » et faisait de la lutte contre les exclusions « une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation ». La situation sociale était déjà préoccupante il y a dix ans mais elle s’est considérablement aggravée depuis, alors que dans la même période le PIB augmentait de 49% pour passer de 1.267 à 1.892 milliards d’euros et que le patrimoine et les revenus des plus riches s’accroissaient dans des proportions considérables. Un impôt sur les revenus des stock-options permettrait à lui seul de financer un revenu minimal décent ou de combler le tiers du déficit de la Sécurité Sociale (rapport dela Cour des Comptes). C’est pourquoi nous ne pouvons accepter l’excuse des coffres vides et des moyens limités.
Dans notre agglomération, aucune politique d’envergure n’a été menée dans le domaine du logement. Selon le rapport annuel 2008 de la fondation Abbé Pierre, parmi les 29 communes de plus de 50.000 habitants ne remplissant pas leurs obligations en matière de construction de logements sociaux, Hyères et Toulon occupent les 3 e et 4 e places. Au palmarès des plus mauvais élèves nous trouvons, pour les villes de moins de 50 000 habitants, La Valette-du-Var, le Beausset, Ollioules, Saint-Mandrier, Sanary, Six-Fours, Solliès-Pont, Solliès-Toucas.
- Personnes à la rue ou en hébergement d’urgence…
- Personnes hébergées chez des parents et ne pouvant accéder à un logement autonome…
- Travailleurs voués à des contrats précaires sans perspectives d’avenir…
- Personnes âgées isolées et jeunes en rupture de famille réduits à l’assistance…
- Femmes seules chefs de famille exclues de l’emploi et de la formation…
- Jeunes sans qualification et victimes de discrimination…
Les situations indignes se multiplient dans notre pays, la précarité, les inégalités et l’exclusion grandissent, tout particulièrement dans notre région et notre département où les disparités de revenu sont de plus en plus criantes. Aujourd’hui, en P.A.C.A., plus de 650 000 personnes, soit près d’un habitant sur huit, dont plus de 120 000 dans le Var, vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur cinq de moins de 18 ans est nécessiteux, alors que dans le même temps l’écart des revenus entre les plus fortunés et les moins aisés est l’un des plus importants de France (rapport INSEE)…
Dans de nombreux domaines, l’écart entre les intentions affichées par la loi (loi de 98, loi instaurant la CMU, loi DALO…) et les modalités d’application est flagrant et dénoncé par le Comité européen des droits sociaux dans son rapport du 5 décembre 2007. Confrontés à la pénurie de logement et d’emplois, à l’implosion du marché de l’immobilier et à la restriction des parcours professionnels qualifiants, les travailleurs sociaux sont mis dans des situations impossibles. Les associations quant à elles ont le sentiment de servir de caution à un système qui crée de plus en plus d’inégalités et d’exclusions. De plus, lorsqu’elles dépendent des aides publiques, elles ne se sentent pas libres de dénoncer les dysfonctionnements dont elles sont les témoins.
Plus grave encore : face à la montée de l’insécurité sociale, nous assistons à une division générale orchestrée au sein de la population. Les premières victimes de cette précarisation, les plus fragiles d’entre nous : SDF, chômeurs, étrangers, RMIstes se retrouvent ainsi incriminés dans un climat de suspicion et de rejet allant à l’encontre même de la devise de notre république…
Face à une telle dégradation, nous ne pouvons nous contenter de discours d’encouragement et de belles paroles de circonstance. Nous vous demandons sur le plan local des engagements précis et évaluables chaque année qui enclenchent une amélioration effective de la vie de nos concitoyens en matière de soins, de logement, d’emploi, de réponse aux besoins fondamentaux. Sur le plan national, nous vous demandons de mettre en place une politique qui inverse la tendance à la précarisation dont témoignent toutes les statistiques, une politique qui donne la priorité à l’accès des plus démunis aux droits reconnus à tous les citoyens. Nous vous demandons de faire des choix clairs pour assurer une vie décente à tous.
Pour notre part nous n’accepterons pas la banalisation de la misère et nous tenons à réaffirmer que le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
(Joseph Wresinski)
Associations & Organismes ayant participé au 17 0ctobre 2008 :
A.T.D. Quart Monde, AIDES, Amis de l’Horeb, Amis de Jéricho, Amis de Paola, Amitiés Moulins, Amnesty International, ASC3, Association Varoise d’Accueil Familial, AVISO, CAAA, C.A.E., Café Culture, C.L.C.V., Le Cap, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, Coup de Pouce, Culture & Expressions, Domino, Ecole maternelle de l’Aguillon, Ecrit Plume, des Enfants un Quartier la Vie, Femmes dans la Cité, Habitat & Humanisme Var, Kaïré, Ligue des Droits de l’Homme, Maison des parents de Rodeillac, Mouvement du Nid, Petits Frères des Pauvres, Place des Arts, Restos du Cœur, Samu Social, Secours Catholique, Secours Populaire, Solidarités Nouvelles face au Chômage, U.F.C.S. Formation, Union Diaconale du Var, Vigies, Vivre à la Serinette…
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Presse locale :
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17 Oct. 2008 : « Rédacteurs en Chef » (Var Matin)
Article Var Matin 17 octobre 2008
Télécharger le Rapport d’enquête de l’I.N.S.E.E. :









![Rapport d'enquête INSEE [1]](http://comitedu17octobre.unblog.fr/files/2009/10/varmatin8juillet2008insee1.jpg)
![Rapport d'enquête INSEE [2]](http://comitedu17octobre.unblog.fr/files/2009/10/varmatin8juillet2008insee2.jpg)





Mes très Amis,
C’est avec émotion, et le souvenir inoubliable des amis qui m’ont accompagné, tout au fil du temps, et qui nous ont quitté.
Ils nous donné la mission humaine de porter le message d’espoir et d’humanité, pour agir au quotidien, pour lutter contre la misère.
Solidairement, nous devons nous mobiliser, pour l’avenir des générations futures, afin de rendre un témoignage vivant, pour construire, les valeurs essentielles, d’un monde meilleur.
Très solidairement,
REGIS ( ARTS FILMS )
Ecrivain Humanitaire – Fixeur TV International
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