Archive de la catégorie ‘Forum’

Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît…

Mardi 26 mai 2009

Et débrouille toi tout seul !!!…

Je vous invite à méditer sur le conditionnement avec le Power Point suivant :

Paradigme.pps

Bonne continuation à toutes & tous au Pays du Fromage et des C…….

Le Coordinateur.

P.S. : Pour accompagner votre digestion, un petit rappel des resistants (ça ne mange pas de pain et ça peut faire du bien) :

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… Et un petit appel à la Résistance (des « Sans Voix ») :

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Le Conseil Général liquide les associations…

Dimanche 24 mai 2009

… Pour mieux gérer la précarité à sa manière !… 

(Radiation « humaniste » des Rmistes & soumission des travailleurs à la précarité et aux inégalités afin de garantir un réservoir de main d’oeuvre docile et bon marché… Au service des nantis !…)

Un Programme des plus digne et courageux à l’image de tous les « professionnels » qui actuellement l’executent…

Réagir ou laisser faire ? :

—– Original Message —–

From: Gilles Bourbon

Sent:Saturday, May 23, 2009 10:06 AM

Subject:Fw: Mort d’une association

 

Bonjour à tous,

La situation devient préoccupante pour toutes les associations. Ces derniers temps, je ne fais que batailler pour relancer des subventions qui ne sont pas passéesen première commission ou qui ne sont toujours pas instruites. Ainsi le Conseil général  a réduit de 3000 à 2000 euros l’une des deux subventions, la deuxième au titre du CLAS est supprimée (3000 euros), l’ACSE ex FASILD ne donne plus rien (9000 + 2750 euros) car supprimée et remplacée par une structure non opérationnelle. Pour le CLAS seule la CAF subventionnera les associations à condition que cette action s’inscrive bien dans la parentalité (les crédits d’aide aux devoirs sont réservés pour payer les enseignants en heures supplémentaires) mais rien n’est encore lancé dans ce domaine. Quoiqu’il en soit les crédits CLAS seront réduits du tiers au minimum. L’existence du CAAA sera menacée à terme à moins de trouver des subventions hors institutionnels.Les perspectives sont donc très sombres pour tous mais il ne fait désespérer de rien.

Le message joint est triste. Il traduit bien la problématique des associations. Les services rendus ne comptent guère, « l’argent étant le nerf de la guerre ».La situation de crise n’incite guère à la solidatité. Le gâchis sera important et la désespérance grandissante.

Amicalement.

Gilles

—– Original Message —–

From: ascudo

Sent:Wednesday, May 20, 2009 3:40 PM

Subject: Mort d’une association

 

L’association culturelle Domino n’existe plus elle meurt l’année de son 10ème anniversaire.

Sa mort fait 10 chômeurs.

Les retard de paiement des subventions qui lui étaient dûs, la lourdeur administrative, qui font qu’à ce jour l’association ne connaît pas encore le montant des subventions 2009 qui lui devait être attribué ont fait que malgré notre présence sur le terrain, malgré l’extrême compétence des personnes employés, en animation, en formation, en accompagnement à la scolarité, partout où les institutions ont reconnu notre travail, nos compétences, les bravos de certains, qui bien sûr oubliait que cela avait un coùt, la professionalisation des salariés, la pérennisation des emplois, 5 cdi dont 3 venaient de contrats aidés, 2 étaient d’anciens cdd,

Une association qui travaillaient avec un public de 250 à 300 personnes

Voici le merci

je tiens à remercier nos partenaires Associatif, ainsi que les techniciens ou les conseillers institutionnels, pour leurs soutiens durant toutes ces années

Aux institutions :

Faites attention de ne pas faire mourir d’autres associations vous connaissez les sonettes d’alarmes  que la fin d’ASCUDO serve de leçon c’est tout ce que je souhaite

Aux associations :

N’hésitez pas à monter aux créneaux , gueulez, faites vous entendre, rassemblez vous,

ne pas oublier d’être militant avant tout.

c’est les larmes aux yeux que je vous dit au revoir

sachez que si vous avez besoins de personnes compétentes

Je peux vous garantir chacune des personnes qui travaillait avec moi

Pensez à eux si possible dans vos budgets

Au revoir

amicalement et associativement votre

Bernard Crapanzano

PS à faire suivre j’ai certainement oublié des adresses mail

A tous les visiteurs :

Continuez de vous taire et attendez donc votre tour !!!…

Au mois d’Avril, ne te découvre pas d’un fil…

Lundi 27 avril 2009

Comme les bonnes résolutions s’étompent aussi vite qu’elles avaient pu (ré)apparaître…

Un petit devoir de mémoire et de conscience pour tous ceux qui estiment « faire le bien » autour d’eux (et pour tous les autres, simples commerçants socioculturels…) :

Le message oublié de l’Abbé Pierre (2007)

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Bonne continuation à tous les visiteurs…

Le Coordinateur.

« Penser moins & consommer plus » (c’est le titre)

Mercredi 17 septembre 2008

 Annexe au compte rendu de la réunion du 09 septembre 2008 (Par le coordinateur précaire…).

J’assiste depuis le début du mois à un spectacle digne de figurer à notre prochain carnaval annuel.

Dans le même temps, la précarité de mon emploi devrait me suggérer le silence afin de ne déranger personne.

Quid alors des objectifs du 17 Octobre ?

Ce n’est pas sans raison que le Comité n’obtient pas de subventions…

Et pour cause : Inciter les exclus à prendre la parole, voire même le simple fait d’être à leur écoute est déjà considéré comme un acte subversif ou de dissidence… Ah! si seulement ces derniers en venaient par miracle à se féliciter de la politique menée à leur encontre, « pour leur bien » et celui de notre humanité… Nous devrions alors changer de travail !

Ainsi concernant les formules stéréotypées, à toutes épreuves, qui peuvent m’être servies ici et là, au sein d’associations dépendantes des financements publics, « revendiquant » « être dans le soutien et pas dans l’action », « ne pas faire de politique », etc., ou encore prétextant « l’utopie » à toute occasion de débattre sur les fondements mêmes de nos engagements, je voudrais juste rappeler [en tant qu’ « ancien S.D.F. » (toujours hébergé du reste…), «parasite », « faignant » et consort…] que seule la politique au sens non partisan du terme peut permettre à notre société de réduire la pauvreté et l’exclusion. 

Sinon on ne fait que s’appuyer sur l’exclusion pour entretenir une assistance relative…

Concernant « l’utopie », il est vrai qu’aucune solution face à la souffrance sociale générée par notre société de consommation libérale ne semble envisageable, puisque nous en sommes, pour la plupart, partie prenante !…

Néanmoins, la fonction de l’utopie n’est pas de nourrir notre rêve pour nous évader de la réalité mais d’orienter notre action pour corriger cette réalité… Or, nous consentons tous à mener l’action « politiquement correcte » qui nous est dictée : celle de nous familiariser à la précarité et à l’injustice sociale!…

Pour nous protéger de ces prétendues « fatalités », certains en viennent à dissocier malheur et injustice pour mieux rejeter la souffrance d’autrui. Ces comportements « normaux » ont pour effet, à plus ou moins long terme, de nous désensibiliser, pour « le bien de l’humanité » ! Miracle ! : Nous parvenons ainsi à rendre acceptable l’inadmissible et à en repousser continuellement les limites !…

Notre consentement à la précarisation, même passif, est déjà en soi une « action » politique.

Face à la peur, l’individualisme se renforce et avec lui la tolérance au mensonge, le concours à sa production et à sa diffusion (pour sauvegarder nos emplois salariés ? Obtenir de plus larges subventions ?…), mais aussi la culture du mépris à l’égard des exclus…

Une culture que l’on pourra arroser aux cours de repas défrayables, où l’on réaffirmera avec un entrain « viril » la prétendue nécessité « d’indispensables sacrifices à consentir pour sauver le pays du naufrage économique » (pour la plus grande satisfaction des patrons du CAC40 !)…

Alors quel avenir pour le Comité du 17 Octobre?

Travailler en contrat aidé ne me permet pas d’avoir accès à un logement dans la ville où je suis né…

Mais cela me permet (grâce aux engagements du Comité…) de m’investir dans mes convictions.

Cela me permet de donner un sens au Travail, là où l’élémentaire est devenu un luxe…

 Cela me permet d’éviter, n’en déplaise aux auxiliaires professionnels de l’Etat,  le harcèlement des structures « d’insertion », uniquement promptes à me « tendre la main » pour m’envoyer faire des ménages 2heures par semaine afin de « prouver ma bonne volonté » à remplir leurs statistiques… De quelle insertion parlons-nous ?…

Simplement d’une intégration obligatoire à un réservoir de main d’œuvre et de services bon marchés pour nantis & privilégiés. La misère n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle.

Bientôt, le R.S.A. permettra de « mettre tous les clochards au travail » tout en restant clochards… Et de banaliser encore plus la précarité… Ceux qui refuseront de se soumettre, ceux qui refuseront de travailler pour rien, pourront se faire lyncher au milieu des poubelles de notre société de consommation.

S’insérer, en tant qu’exclu (ou fils de rien), à proprement parler, ne se résume plus qu’à accepter la précarité et la soumission constante… Beau travail de gestion socioculturelle & économique !…

Notre problème c’est la soumission, la banalisation, tant que nous n’en sortirons pas, nous pourrons répéter la journée mondiale de la misère indéfiniment. Est-ce notre objectif ? Faire une commémoration une fois l’an ? Pour nous rappeler l’Humanité ? Nous sommes tous concernés par le déni et l’individualisme : « Il faut bien vivre », soit disant !… (Et on est tous le pauvre de quelqu’un…)

Bref, tout ceci pour dire : si je peux entendre (avec effroi) que certaines associations financées par les pouvoirs publics ne veuillent pas signer la pétition, une pétition qui pourtant ne fait que rappeler les fondements élémentaire de notre république, je ne peux m’empécher de penser à tous ceux que j’ai pu voir crever  dans l’indifférence, au nom de ce même comportement ordinaire.

Aussi je me demande si nous pouvons encore oeuvrer avec des exécutants ou des gestionnaires qui n’ont aucuns scrupules à nier leurs vocations premières, au nom de l’individualisme et du politiquement correct, c’est aux exclus et aux plus démunis que nous devrions nous adresser directement…

Mais force est de constater que bon nombre d’entre eux se replient également devant la peur de perdre le peu de droits qui leur reste…

Peut-être devrions nous mettre en place des formations spéciales« Journée mondiale du refus de la misère »… Avec pour thématiques : « La misère, qu’est ce que c’est ? », »Pourquoi refuser la misère si ça ne nous rapporte rien ? », « Pourquoi faudrait-il écouter les pauvres alors qu’on est pas payé pour ? », « Pourquoi la misère c’est pas beau et c’est pas bien ? », « Pourquoi devrait-on s’empécher d’humilier les plus faibles », « A quoi ça sert l’intégrité ? », « Faut-il dire bonjour aux clochards ? », « Pourquoi faudrait-il donner la parole à ceux qui n’ont qu’à se taire et obéir ? »… Exprimez  vos ideés !!!…

Laissez donc vos remarques et commentaires, on essaiera de monter une pièce de théâtre avec !…

Faire de l’élémentaire un acte de résistance (c’est le titre…)

Jeudi 24 avril 2008

Annexe au compte rendu de la réunion du 24 Avril 2008. 

(De Cyril, votre coordinateur précaire…) Nous battons aujourd’hui un triste record d’affluence au sein des réunions du Comité. Peut-être dû à un ordre du jour rebutant : le travail étant par définition une contrainte… Chacun étant pris par ailleurs, par l’exercice de ses fonctions au sein de sa structure propre… Certes. Néanmoins, je vous invite à relire la Charte et les objectifs élémentaires du Comité censés nous fédérer… Notamment, il me semble que l’objectif n°4  (*) aurait besoin d’être revisité pour analyser l’endormissement général dont nous semblons être tous victimes (mis à part Elisabeth Nadiras et La L.D.H. qui se battent sur tous les fronts, mais cet exemple pourrait ouvrir des contestations d’ordres compétitives…) Certes, chacun d’entre nous est engagé au sein de sa structure propre dans une action définie et louable, mais chacun d’entre nous est confronté à des difficultés criantes, aussi, le Comité, à mon sens, devrait précisément nous permettre d’analyser ces difficultés pour en dégager une meilleure action commune afin justement de ne pas sombrer dans le découragement, la résignation voire la démission ; en d’autres termes : la banalisation de l’injustice sociale, elle-même orchestrée par nos gouvernants…. A moins que l’engagement se soit déjà totalement estompé des consciences, et qu’il ne s’agisse plus que de faire sa petite cuisine chacun de son côté en prévalant sa petite sécurité personnelle (précaire…). Dans ce cas, le Comité n’aurait alors plus lieu d’être (d’autant qu’il ne rapporte pas de subventions conséquentes !…). S’agit-il de « faire de l’humanitaire » que d’être solidaire et de s’engager consciencieusement autour de valeurs et d’une éthique ? L’évolution de l’humanité c’est faite par l’entraide et non par la compétition, nous rappelait le Musée de l’Homme avant son démantèlement… J’ai entendu récemment  (à la dernière journée de rencontre de l’association Cultures du Cœur) des travailleurs sociaux évoquer naïvement (?), en tous les cas ouvertement  la nécessité de suivre une formation technique  pour  « faire de l’accueil » : à savoir dire « bonjour » et respecter leurs « clients » !… De quelle humanité parlons-nous ? Nous devrions rappeler ce qui est élémentaire, rappeler des définitions, en somme « Faire de l’élémentaire »… 

Faire de l’élémentaire est tout bonnement devenu un acte de résistance

* Objectif 4. Renforcer ensemble cette parole par une analyse globale des mécanismes économiques et sociaux qui empêchent l’accès aux droits fondamentaux.