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R.S.A. : fins de droit et radiations scandaleuses

Mercredi 24 mars 2010

——-- Message original ——--

Sujet :   invitation conférence de presse 
Date :   Wed, 24 Mar 2010 20:42:21 +0100 
De :   AC Marseille  
À : 

Comité du 17 Octobre comite17octobre@yahoo.fr

Madame, Monsieur, Agir tous ensemble contre le chômage et la précarité Marseille et le comité chômeur CGT 11e arr. vous invitent vendredi 26 mars, à 10h00 à une conférence de presse  où une action a lieu dans une CAF concernant les fins de droit et les radiations scandaleuses dont sont victimes des personnes au RSA.Les négociations gouvernement/partenaires sociaux se poursuivent difficilement, et  à aucun moment les revendications des organisations de chômeurs ne sont prises en compte. Pendant ce temps la criminalisation des fins de droit s’accélère,  les sanctions  et les demandes inadmissibles de remboursement de trop-perçu sans aucune négociation possible, entraînant des familles entières dans  la misère et la perte de logement et de conditions minimales de survie.

En pièce jointe la situation de Sophie pour laquelle nous demanderons le rétablissement immédiat des droits sociaux.

Le rendez-vous est donc vendredi 26 mars,  à 10h00,  métro station Perier, côté rue de Cassis.

Cordialement;

--
Agir tous ensemble contre le Chômage et la précarité
C/o Mille Babords

61 rue Consolat
13001 Marseille
06 60 41 82 14
acmarseille@gmail.com
==========================================
Permanence le mercredi de 10 à 12 h,
le jeudi de 9 à 12 h et le vendredi de 15 à 17 h
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Mercredi 24 mars 2010

                                                                       Madame, Monsieur le Directeur de la CAF,

                                                                       Chemin de Gibbes,

                                                                       13014 Marseille.

Sophie ROY,

Mazargues 2, entrée 2,

app.48, rond-point de l’Obélisque,

13009 Marseille.

                        Madame, Monsieur le Directeur,

                       Je conteste ma radiation du dispositif RSA et le trop-perçu qui en est la conséquence,     due au contrôle forcé et erroné d’un contrôleur de la CAF en visite chez M. FANTOZZI Daniel.

Je rappelle  ma situation:

j’ai été expulsée par la force publique de mon domicile en juin 2006, après le décès de ma grand mère.

Recueillie par une connaissance qui est un adulte handicapé, présent le jour de mon expulsion,  M. Daniel FANTOZZI  pour m’éviter la rue, et d’entreprendre des démarches administratives  (logement, dossier surendettement, etc)

Etant donné des réponses négatives  pour le logement privé, et la longue  attente pour le  logement social,  cet hébergement s’est éternisé.

Il avait par ailleurs besoin de mon aide,  étant donné qu’en avril 2009, il est atteint d’un cancer et épileptique depuis l’enfance.

           Nous n’avons pas de contrat de mariage, ni concubinage, ni PACS.

Une situation de solidarité mise à défaut par le contrôle erroné d’un contrôleur de la CAF en décembre 2009,  une solidarité qui devient un délit. J’ai   même été traitée de « délinquante » et M. FANTOZZI de fraudeur  envers la CAF par le médiateur de la République!

          Le résultat de ce contrôle  a eu pour conclusion  la suppression du RSA pour moi, et la suppression des allocations logement pour  M. FANTOZZI Daniel.  De plus, nous avons reçu les trop-perçus d’un montant de 16 000€.

           M. FANTOZZI Daniel ne perçoit que le minimum vieillesse de 677€/mensuels+38€/complémentaire mensuelle.

           Personnellement, je me retrouve avec zéro €, pour vivre, et un découvert bancaire de 220€+frais bancaires occasionnés, dus à cette suspension totale de prestation.

M. FANTOZZI Daniel s’est retrouvé avec un loyer de 315€ au lieu de 65€, et étant donné ses frais médicaux importants non remboursés par la CPCAM ni la mutuelle de santé.

          Veuillez prendre en considération  notre détresse, étant donné l’impossibilité de faire face à cette situation qui devient dramatique, impossible à surmonter, avec des pressions financières de créanciers  très importantes.                     

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués,

Sophie ROY

Informations sur le « Revenu de Solidarité Active »

Jeudi 18 mars 2010

Voici quelques articles permettant d’y voir plus clair sur le R.S.A. :

(Merci à Isabelle pour son travail de recherche…)

  • Le RSA, un bel exemple d’autofinancement 

Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres

http://www.actuchomage.org/20091111…

Mercredi, 11 Novembre 2009

En mai 2008, l’économiste Jean Gadrey avait averti : pour « réduire la pauvreté », le RSA va faire payer les pauvres eux-mêmes. Politis en a fait le constat : démonstration.

Un vent de panique est en train de souffler sur le Revenu de solidarité active avec l’arrivée récente, selon les départements, des déclarations trimestrielles envoyées par la Caisse d’allocations familiales aux personnes concernées. En la recevant, nombre d’entre elles découvrent avec surprise que leurs (maigres) ressources sont « taxées » pour financer ce revenu.

Quelques personnes éligibles au RSA m’ont envoyé leur déclaration et, vérification faite, une subtile taxation a été mise en place qui concerne tous les éligibles au RSA, qu’ils soient d’ex-RMistes, allocataires de l’allocation de parent isolé (API) ainsi que des salariés pauvres touchant un RSA de complément.

Le gouvernement avait estimé à près de 3,5 millions le nombre de personnes qui pouvaient prétendre au RSA, dont 1 million de Rmistes et environ 2 millions de salariés « modestes ». Le coût du RSA, estimé à 10 milliards d’euros, devait être financé pour moitié par les conseils généraux (les départements), l’autre moitié par l’Etat.

En fait, ce mode de financement masque une forme de taxation que le site Internet du Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a été récemment contraint de mettre au jour. Le Haut commissariat a en effet été obligé de mettre en ligne, le 2 octobre, une réponse aux « inquiétudes [qui] se sont récemment manifestées sur le formulaire de demande du RSA à propos de la déclaration des revenus d’épargne ».

La confirmation des « inquiétudes » des allocataires du RSA, une information qui a peu circulé ces dernières semaines, suscite quelques remous dans les CAF : « Oui, les revenus de l’épargne quelle que soit la forme de cette épargne sont pris en compte au même titre que les autres revenus perçus par le foyer (salaires, pensions, retraites, etc.) », avoue le Haut commissariat. Cette disposition, qui ne figure pas sur le formulaire de demande RSA et qui est inscrite dans la rubrique 041 (« autres revenus ») des déclarations trimestrielles, concerne tous les livrets, y compris le livret A, et donc la petite épargne utilisée par les personnes les plus précaires qui ne peuvent avoir accès au système bancaire classique.

Cette taxation des ressources des allocataires au RSA est très perverse : Par exemple, elle consiste à déduire du RSA 3% du montant de l’indemnité de licenciement que vient de percevoir une personne au chômage. Et si cette somme a été déposée, par exemple sur un livret A, 4% seront déduit du RSA.

Explication : une personne au chômage éligible au RSA vient de percevoir une indemnité de licenciement s’élevant à 10.000 euros. La caisse d’allocations familiales déduira du RSA 3% des 10.000 euros, soit 300 euros, soit 25 euros mensuels. Ôtez ces 25 euros sur les 447 euros (maximum) que peut percevoir une personne seule sans emploi alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 euros, et vous avez une (petite) idée de la situation de grande pauvreté qu’est en train de provoquer cette discrète taxation des revenus des pauvres qui sert finalement à financer… le RSA.

K., qui vit dans un village de l’Ariège, salariée saisonnière avec contrat de son employeur, seule avec ses trois enfants, a perdu son boulot et n’en revient pas : « Je viens de toucher une prime de licenciement, je suis éligible au RSA mais sur la prime de 1.000 euros on va m’enlever 3% pour payer mon RSA ! ». Elle me parle de son voisin âgé de 42 ans, « séropositif depuis 23 ans, vivotant de petits boulots » : « Il n’a pas droit au crédit et il a des enfants. Il a mis de l’argent de côté, mais le cash est sur son livret A et il a un livret d’épargne populaire (LEP) avec 42.000 euros dessus. Il n’a plus droit au RSA, car le RSA vient compléter son revenu d’environ 800 euros, mais la somme dérisoire disparaît avec la taxe, ce qui n’était pas le cas avec le RMI ».

Tous les comptes sont concernés : livret A, LEP, LDD, le livret enfant, le compte courant, l’assurance vie, le PEL, etc… explique K. qui obtenu ses informations de la CAF, le service des impôts et sa banque ignorant l’existence de ce dispositif. « La CAF a accès aux informations bancaires via les impôts sans qu’il y ait besoin d’enquête. Le fait d’être au RSA est suffisant », précise aussi K. qui témoigne d’un phénomène en cours : « Les gens commencent à retirer en masse leurs économies pour les mettre dans les matelas et cela commence à se savoir ». La déclaration trimestrielle contient en effet cette mention : « Attention, vos déclarations seront systématiquement vérifiées l’année suivante auprès du service des impôts ».

Résumons : ces personnes m’expliquent que « pour les malades HIV, cancer et autre qui ne peuvent avoir de crédit, qui ont économisé pour payer cash les études des gamins ou le logement se retrouvent éligible au RSA mais ne touchent plus rien car le 3% déduit du montant du RSA » le réduit à… peau de chagrin.

Pour toucher le RSA, les allocataires ont aussi une autre charge à supporter, qui a fait l’objet d’une polémique récente et a été médiatisée parce qu’un élu de l’UMP s’en était étonné. Elle concerne les Rmistes inscrits au RSA. Un certain nombre d’entre eux ont réussi à trouver un petit boulot complété par le RSA. Surprise, ils sont « imposés au titre de la taxe d’habitation et de la redevance audiovisuelle », a reconnu le Haut commissariat. Ainsi les allocataires qui travaillent vont devoir payer la redevance audiovisuelle à partir de 2011.

« Le gain lié au RSA reste toujours supérieur au montant de la taxe d’habitation et à la redevance audiovisuelle payées », assure le Haut Commissariat de Martin Hirsch. C’est sans compter sur le bel édificice de taxation qui concerne la totalité des ressources et, surtout, c’est faire peu de cas de la situation vécue par ces personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

  • Thierry Brun pour Politis

Dans les CAF, tous les revenus sont pris en compte
Pour bénéficier du RSA, le demandeur doit justifier de ses revenus. Une démarche habituelle en matière d’allocation sociale. Les revenus pris en compte sont l’ensemble des ressources, « de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer » (Art.r 262-6) pendant les 3 derniers mois précédant la demande. Le contrôle repose, lui, sur les dispositions du Code de l’action sociale et de la famille qui autorise la Sécurité sociale à vérifier le « train de vie » des bénéficiaires. Concernant le RSA, les éléments d’évaluation à fournir sont très complets (Art.R. 262-74). Lors d’une conférence de presse, le 28 mai, les administrateurs CGT de la Caisse nationale d’allocations familiales ont dénoncé cette situation qui oblige les futurs allocataires à signaler que toutes les démarches concernant l’obtention des droits liés à leur situation ont été entreprises y compris par voie judiciaire (exemple de la pension alimentaire qui doit être réclamée à ses ascendants), l’obligation d’inscription au Pôle Emploi avec sanctions à la clé (exemple des 2 emplois ou formations proposés à accepter sous menace de radiation), la déclaration des biens et éléments de train de vie (exemples : épargne, patrimoine et autres éléments dits de confort) qui font l’objet, pour leur contrôle par les CAF, d’une circulaire très précise établie par la Direction de la Sécurité sociale (voiture, équipement ménager et informatique, etc).

  • RSA et épargne disponible : Martin Hirsch nous a menti !

Avec les liens
http://www.actuchomage.org/20090720…

Lundi, 20 Juillet 2009

Déclarer les quelques sous qu’on a de côté a une réelle incidence sur le montant du RSA, contrairement à ce que nous a affirmé le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Mercredi 8 juillet, nous avons été invités dans ses locaux de l’avenue de Ségur afin de « dissiper les zones d’ombres » sur son dispositif flambant neuf => Compte-rendu à (re)lire sur le site d’actu-chômage…

Notamment, il nous avait certifié que tout demandeur disposant d’un petit bas de laine ne risquait rien (les montants déclarés étant évalués selon les barèmes fixés par le décret sur le « train de vie » des RMIstes -- patrimoine, voiture, bijoux, œuvres d’art, etc…) et que nous ne prenions pas le chemin de l’Allemagne avec un « Hartz 4 à la française » : pas question d’amputer le RSA d’une personne qui a un compte sur livret…

OR, C’EST TOTALEMENT FAUX. Pour preuve le cas d’une « ex-RMIste » qui nous signale avoir déclaré en toute honnêteté quelque 10.000 € d’économies, et qui vient de recevoir un courrier de la CAF lui précisant que son RSA « socle » sera désormais rabotté de 28 € : « forfait logement » déduit (53 €), elle touchera donc 371 € par mois au lieu de 399 !

Pourtant, ce précieux matelas lui permet de compléter son budget de misère. D’ailleurs, beaucoup de personnes aux minima sociaux sont obligées de procéder ainsi. En effet, quand le montant du RMI et de l’APL couvrent tout juste le prix du loyer et de l’électricité, comment faire face aux dépenses imprévues (frigo qui tombe en panne, par exemple…) ou, tout bonnement, se nourrir ? Que cet argent utilisé avec parcimonie provienne d’une vie antérieure — car, avant de devenir chômeurs de longue durée, les personnes aux minima sociaux avaient, elles aussi, un emploi et une situation — ou d’un héritage/don de la famille, il sert surtout à ne pas finir à la rue.

Martin Hirsch ne maîtrise pas son sujet : il a omis de préciser que les intérêts d’épargne versés par les banques — sauf pour les livrets « non imposables » comme le LEP ou le Livret A — sont considérés comme « ressources« , et donc décomptés du RSA (dans le cas de notre « ex-RMIste« , c’est 336 € à l’année… un vrai luxe !). Impossible d’y échapper avec le croisement des fichiers et le nouveau système de déclaration pré-remplie des impôts où leur montant figure : la CAF est ainsi renseignée automatiquement. C’est d’ailleurs pourquoi sa déclaration de ressources annuelle a été supprimée.

Quant à la déclaration de l’épargne disponible en elle-même, l’opacité règne. Selon l’article R262-74 modifié par le décret n°2009-404 du 15 avril 2009 -- Art. 2 : L’évaluation forfaitaire du train de vie prévue à l’article L. 262-41 prend en compte les éléments et barèmes suivants : …/… 10° Capitaux : 2,5% du montant à la fin de la période de référence.
Or, aucun texte de loi ne précise qu’un LEP, un LDD ou un Livret A font (ou ne font pas) partie des « capitaux » mentionnés à l’article R.262-6 du Code de l’action Sociale et des Familles !

Moralité : Ne déclarez rien !!!

On l’a compris : pour les intérêts des comptes d’épargne, considérés comme « ressources », le fisc se charge de remonter les sommes, elles-mêmes communiquées par les banques. C’est automatique, il n’y a plus rien à faire. Mais alors, pourquoi obliger les allocataires à déclarer en sus le montant de leur « épargne disponible » ?

Dans un précédent article sur le formulaire RSA, nous dénoncions l’intrusion dans la vie privée et le flicage accru dont fait montre ce nouveau questionnaire. Intrigués par cette obligation de tout déclarer, de la solidarité familiale aux aides extra-légales et associatives, nous avons jugé qu’il outrepassait sa fonction et avons saisi la CNIL.

En France, le secret bancaire — tant défendu par les « libéraux » qui, selon eux, garantit un droit fondamental : celui du respect de la propriété et de la vie privée des individus (mais pour les libéraux qui nous gouvernent, le secret bancaire est à géométrie variable quand il concerne… les pauvres) — est un secret professionnel comme un autre, selon l’article L.511-33 du Code monétaire et financier, mais avec une restriction importante : certaines administrations ont automatiquement accès aux informations qu’elles demandent. Il s’agit de l’administration fiscale, des services des Douanes, de la Banque de France, de la Commission bancaire et de l’Autorité des marchés financiers. On peut donc dire que, par chez nous, le secret bancaire ne correspond pas à un fort respect de la vie privée, puisque des administrations de plus en plus nombreuses possèdent un droit d’accès direct sans contrôle judiciaire aux informations détenues par les banques. Mais quand la justice, dans le cadre d’une procédure pénale, met son nez dans les informations visées par le secret bancaire, ses motifs se limitent à la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent.

En ce qui concerne le RSA, le formulaire déborde largement, puisqu’il ne s’agit pas de dépister ces deux phénomènes mais que le demandeur déclare son « patrimoine » et ses « ressources« . Or, l’état du compte bancaire (à la base fluctuant) et l’existence de livrets d’épargne (pour les petits chanceux qui survivent avec), hormis leurs intérêts, ne sont pas des « ressources à déclarer » et, de ce fait, ces questions ne devraient donc pas figurer sur un formulaire de demande d’allocation.

La réponse cynique de la CNIL est éloquente : « Dès lors que les personnes concernées déclarent elles-mêmes les sommes qu’elles ont placées afin d’obtenir une allocation, le secret bancaire ne peut être invoqué », nous écrit-elle. Ce qui signifie que le système tient debout parce que les gens sont bien élevés, c’est à dire respectueux et obéissants… 

Aujourd’hui, on découvre que Martin Hirsch nous a menti : lentement mais sûrement, nous allons bien sur le chemin de l’Allemagne où les comptes des Hartzi sont surveillés et, au moindre mouvement créditeur, les allocations suspendues. Petit à petit, l’oiseau du contrôle social des pauvres fait son nid.

Désobéissons !

http://www.actuchomage.org/20080531…

  • Samedi, 31 Mai 2008 Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres

L’économiste Jean Gadrey nous démontre comment, avec son revenu de « solidarité active », Martin Hirsch va faire reculer la pauvreté dans les chiffres plus que dans les faits.

Vous avez 10 pauvres, au sens usuel de personnes dont le revenu est inférieur à un seuil de pauvreté quelconque, et vous voulez en « sortir » 3 de la pauvreté. Pour cela, vous choisissez 3 personnes jugées « méritantes » (par vous), puis vous ponctionnez sur les 7 autres les sommes qui permettent aux trois élues de franchir le seuil. Si cela ne suffit pas, vous ponctionnez aussi les revenus de personnes situées un peu au-dessus du seuil, sans toutefois les faire descendre sous ce seuil. Vous obtenez alors une réduction de 30% du nombre de pauvres, au prix d’un appauvrissement des très pauvres (les sept non élus) mais aussi des quasi pauvres (personnes à revenus très modestes, bien qu’au dessus du seuil).

Nous allons voir comment le financement du RSA, si on le situe dans l’ensemble des dispositifs publics de lutte contre la pauvreté, joue sur une pure redistribution entre personnes à bas revenus, amplifiant les écarts entre eux.

L’appauvrissement des plus pauvres

Ce gouvernement et le précédent ont réalisé depuis 2002 des économies substantielles sur les minima sociaux et les plus petits revenus. Cela avait commencé avant, mais moins nettement.

Pour une personne seule par exemple, le RMI représentait 34,9% du revenu médian en 1990, 32,1% en 2002 et 30,1% en 2007. Chute plus forte encore pour le minimum vieillesse, qui est passé de 48,7% du revenu médian en 1990 à 45,1% en 2002 et 42,5% en 2007. De même pour les allocations familiales, dont la « base mensuelle » représentait 31,1% du revenu médian en 1990, 26,9% en 2002 et 25,4% en 2007.

Si l’on raisonne non plus en termes relatifs (en pourcentage du revenu médian) mais en termes « absolus », on trouve que le pouvoir d’achat de ces revenus a diminué de plus de 1% depuis 2002, alors qu’il avait un peu progressé entre 1990 et 2002. Ces chiffres figurent dans une note de l’OFCE du 16 janvier 2008 dont les calculs utilisent, faute de mieux, l’indice général des prix pour calculer les évolutions du pouvoir d’achat. Mais comme l’inflation qui affecte les budgets modestes est supérieure à la moyenne, la réduction de leur pouvoir d’achat est plus forte encore que ce qu’indiquent ces chiffres.

Or, laisser stagner ou diminuer le pouvoir d’achat des minima sociaux pendant cinq ans (2002-2007) alors que la richesse nationale par habitant, le revenu médian et les recettes publiques ont progressé, ce n’est rien d’autre que de réaliser des économies sur le dos des pauvres. Toute politique qui n’assure pas une indexation des minima sociaux et des plus petites retraites sur le revenu médian appauvrit les pauvres, si l’on admet que la pauvreté (monétaire) est une situation qui s’évalue de façon relative.

En n’indexant pas depuis 2002 le RMI (un budget annuel de 6 milliards d’euros) sur le revenu médian, l’État a réalisé en 2007 une économie d’environ 400 millions d’euros. Il faut y ajouter tous les autres minima mais aussi les très petites retraites qui ont décroché, notamment le « minimum contributif » (un complément touché par 4 millions de retraités pour qu’ils atteignent 580 € par mois, pour un budget de 4,4 milliards d’euros par an), ainsi que les prestations familiales (en se limitant à celles qui vont aux ménages à bas revenus). Sans même tenir compte des économies liées aux franchises médicales et autres ponctions qui affectent les pauvres plus que les autres, on obtient alors plus que les 1,5 milliard d’euros annuels que Martin Hirsch récupérera (au mieux) pour le RSA. Cette dernière somme, effectivement destinée à une minorité de pauvres, sera donc inférieure aux « prélèvements » -- ou économies réalisées -- sur le dos de la majorité d’entre eux depuis 2002.

Or, il n’y a aucune chance pour que cette tendance s’inverse d’ici 2012 dans un contexte où le Président de la République a annoncé, le 8 avril 2008, que les dépenses sociales seront freinées au nom d’une rigueur budgétaire créée de toutes pièces par les cadeaux fiscaux et par le refus de taxer plus fortement les profits distribués, les stock options, etc. On apprenait presque en même temps que les seules entreprises du CAC 40 avaient distribué 41 milliards d’euros de dividendes en 2007 et prévoyaient une progression de 5% de ce chiffre en 2008. Mais personne ou presque n’a fait le rapport.

L’appauvrissement des quasi pauvres

Il est certain que ce RSA au rabais (le projet du rapport Hirsch 2005 aurait exigé 8 à 10 milliards d’euros par an) va permettre à quelques centaines de milliers de personnes trouvant des emplois à temps très partiel d’améliorer leurs revenus et, pour une fraction d’entre elles, de franchir le seuil de pauvreté. Combien ? Si l’on ne change pas la définition actuelle de la pauvreté monétaire, peut-être 400.000 à 500.000 d’ici 2012 sur les 7 millions de pauvres. Encore cela dépendra-t-il de l’évolution générale de l’emploi, car ce ne sont pas, sauf exception, les RMIstes qui créent leurs emplois.

Mais cette amélioration effective pour une petite minorité va se faire au prix de l’appauvrissement relatif de millions de personnes.

1) D’abord un appauvrissement des « autres pauvres », ceux qui ne bénéficieront pas du RSA. On peut parier que d’ici 2012 leur revenu continuera à décrocher par rapport au revenu médian. Le RMI, l’ASS (allocation de solidarité spécifique) et l’API (allocation de parent isolé) semblent voués à la croissance zéro voire négative de leur pouvoir d’achat, tout comme les prestations familiales. Le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé, enjeux électoraux symboliques, seraient revalorisés de 25% entre 2007 et 2012. Cette promesse, faite juste avant les municipales, sera-t-elle tenue vu le tour de vis annoncé ensuite ? Même si elle l’était, cela correspondrait à 4,5% de progression par an. Avec une inflation qui pourrait être de 3 à 3,5% par an, le pouvoir d’achat augmenterait de 1 à 1,5% par an, vraisemblablement moins que le revenu médian.

2) Ensuite, le RSA va constituer un encouragement à la multiplication de petits boulots précaires mal payés, ceux-là même qui sont à l’origine de la pauvreté salariale que le RSA prétend combattre.

3) Enfin, le pouvoir d’achat de certains des bénéficiaires de la prime pour l’emploi (ceux qui sont un peu au-dessus du Smic à temps plein) va être réduit pour pouvoir financer le maigre RSA. Je n’ai jamais défendu la PPE, ce « crédit d’impôt » inventé aux États-Unis comme aide sociale aux bas salaires. La PPE a les défauts politiques du RSA (d’une part, elle avantage uniquement ceux qui travaillent et donc elle est inégalitaire par construction, d’autre part elle entérine et encourage les politiques de bas salaires). Elle a en plus l’inconvénient d’être assez mal ciblée et de concerner, dans une minorité de cas, des gens qui n’en ont pas besoin, en tout cas pas au titre de l’aide publique. Mais la PPE existe, plus de 8 millions de personnes en bénéficient pour un montant total de plus de 4 milliards d’euros, et ce qu’on nous propose est bel et bien d’en réduire le montant pour financer le RSA, c’est-à-dire en gros de déshabiller des salariés peu payés mais à temps plein pour aider des smicards à mi-temps ou à tiers-temps.

Au total, dans ce scénario, qui pourrait sérieusement dire en 2012 que la pauvreté a reculé ? N’est-on pas proche de l’exemple fictif des 10 personnes à faible revenu auxquelles on applique une redistribution entre elles pour améliorer les chiffres ? Si c’est cela la solidarité active, il serait bon d’en refermer la parenthèse.

(Source : Le blog de Jean Gadrey)

Lire aussi Mille Bâbords 11576 Actu-chômage

  • Formulaire RSA : un flicage de plus en plus intolérable !

Mercredi, 10 Juin 2009

Choqués, plusieurs de nos lecteurs « ex-RMIstes » nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d’un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.

 

Réponse de la CAF du Var :

Jeudi 25 février 2010

(Voir article précédent : Lettre Ouverte à la CAF du Var…)

—-- Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010
votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources , la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute
  Cordialement,
  Votre technicien-conseil.
Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Conclusion ?

  • Il semble donc qu’il y ait un profond décalage entre le Projet de Loi de Mr HIRSCH, les informations relatives à cette Loi pourtant des plus relayées par les médias (désinformation ?), et son application concrète sur le terrain…

Il convient donc d’écrire au premier concerné, à savoir Mr HIRSH et de rétablir ainsi une information concrète sur la Loi du RSA.

Appel à tous les visiteurs :

Si vous faites face à des situations analogues merci de me faire part de vos témoignages : nous les publierons sur ce site et les enverrons au Ministère (Mr le Haut Commissaire « aux solidarités actives contre la pauvreté« …).

Attention !

N’oubliez pas : 

Nous ne sommes en démocratie que si nous faisons entendre nos voix… 

Passer sous silence les dysfonctionnements et les iniquités pérénise et accroît ces mêmes disfonctionnements et iniquités…

 

Merci donc de Réagir :

Ecrivez vos témoignages sur ce site ou à l’adresse suivante :

comite17octobre@yahoo.fr

 

LETTRE OUVERTE A LA CAF DU VAR

Mercredi 10 février 2010

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Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2010, mon Allocation Logement est passée de 258,63€ à 170,77€, « les calculs se basant sur mes ressources 2008 »…

Or, en 2008, j’ai été employé en Contrat d’Avenir du 01 mars au 31 Août (735€/mois…) puis en CI-RMA (825€/mois…) jusqu’au 31 décembre, et ce alors que j’étais S.D.F. …

Comment pouvez-vous justifier ce  » calcul «  ?

Comment pouvez-vous amputer d’un tiers mes allocations logement alors que je n’ai un toit que depuis 6 mois ?!?!?!?

Prenez-vous seulement en compte, dans ces calculs, les conditions du marché immobilier ?

Que faites-vous de la Loi S.R.U. qui n’est pas appliquée dans notre département ?

Sans réponse de logement social HLM depuis plus de 2ans, je n’ai pu trouver un bailleur privé, acceptant de louer un logement à un travailleur en contrat aidé, qu’en juin 2009, et ce pour un loyer exorbitant de 610€/mois…

Mon Ci-RMA se terminant en Mars 2010, avec 535€ de chômage/mois (!), je n’aurais plus les ressources suffisantes pour garder mon toit au vu de vos « calculs » de prestations…

D’autre part, je n’ai plus droit également à la C.M.U. depuis Février 2010 !… Je me vois donc sommé de débourser près de 400€ pour acquérir une mutuelle : comment la payer ???…

Sur quels fondements ou  » barèmes  » vous basez-vous pour arriver à de telles iniquités ?

« Travailler plus pour être plus démuni ? »

Quelles sont les finalités de vos « calculs » ?

Garantir une main d’œuvre bon marché, tout en la domiciliant dans des foyers d’hébergements d’urgence ?

Après deux ans de travail à salaire précaire je dois donc retourner à la rue et y rester ?

Est-ce donc là votre logique ou celle de votre direction ?

A qui faut-il s’adresser pour palier à de telles spéculations ?

Comment dois-je procéder ?

Merci de me renseigner.

Cyril Cossu.

(Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

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Réponse de la CAF du Var :

—-- Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010
votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources , la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute

  Cordialement,
  Votre technicien-conseil.

Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Défense de l’Hôpital Public

Mardi 9 février 2010

Réagir ou laisser faire ?

Merci de signer la pétition ci-dessous & de la faire suivre à vos contacts…
http://petition-mdhp.fr/index.html

Rappel : « 2010, année européenne du refus de l’exclusion…« 

Bonne continuation,

Cyril Cossu

—-- Message transféré —-
De : PLA Isabelle
Envoyé le : Ven 09 Février 2010, 10 h 04 min 49 s
Objet : SVP pour la défense de l’hôpital public signez et faites circuler

Pas besoin de stylo!!!

Objet :  Défense de l’hôpital public  
 
Ci-dessous  vous trouverez la pétition de défense de l’hôpital  public, à faire  signer au plus grand nombre possible de  personnes.
 Merci  de la signer vous même et de la faire suivre à  tout votre  carnet d’adresse.
 Quelques  secondes de votre temps pour une grande cause !  
    
Objectif  du Mouvement de Défense de l’Hôpital public : dépasser le million de  signatures avant la fin de la semaine.
 
  
> > > http://petition-mdhp.fr/index.html  

 

MERCI

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Vendredi 29 janvier 2010

—-- Message transféré —-
De : PLA Isabelle
Envoyé le : Jeu 28 Janvier 2010, 22 h 24 min 40 s
Objet : article de l’huma du 28 janvier 2010

ARTICLE de L’HUMANITE du 28 Janvier 2010


 

Jeunesse Génération sacrifiée ?

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.

Une série d’enquêtes toute la semaine dans l’Humanité.

« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. » Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. « 1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc. Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.

Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. « Vous vous plaignez, on vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ? On vous vire ! Vous refusez trop souvent des missions ? L’agence ne vous rappelle plus. Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. » Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 : « 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. » Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus : 50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres). « Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009. Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. » Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis

(dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible. Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou : « Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”. » Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres. Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…

« Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis. « On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels  », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables. Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. « Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène Éric. Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. » On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.

Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ». Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. » « En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacunpour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. » Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ? « Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dixhuit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une « soi-disant générosité  » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ». Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ». Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), « la droite tente de les ériger en norme ». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique. Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…

GRÉGORY MARIN

Walter, Retour en Résistance

Samedi 16 janvier 2010

L’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance ainsi que le coordinateur du Comité du 17 Octobre vous invitent à assister à la projection du film :

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Ø   Jeudi 21 Janvier à 19h30

     à l’Espace des Arts au Pradet

en présence de Pierre Yves Canu

Ø   Samedi 23 Janvier à 10h

Au cinéma Le Royal à Toulon

          En présence de Walter Bassan

          & de Jean Marie Guillon 

   « RESISTER » SE CONJUGUE-T-IL AU PASSE OU AU PRESENT ?

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C’est la question posée par « WALTER, Retour en Résistance »

Film de Gilles Perret consacré à l’ancien résistant-déporté à Dachau originaire de Haute-Savoie : Walter Bassan.

Film militant où il est question de Résistance et Déportation mais aussi des valeurs de la Résistance et de la citoyenneté,

du Conseil National de la Resistance et de son programme mis en œuvre entre 1945 et 1952.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Qu’avons nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ?

« Résister » se conjugue-t’il encore au présent ?

Avec le soutien de :

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http://resistance-var.org/manifestations/walter.php

http://www.anacr.com/index.htm

(L’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance a pour vocation de lutter contre la résurgence des idéologies néonazies…)

Comment résister aujourd’hui ?

Banaliser l’injustice sociale, face aux dérives perverses de notre société,

nier les droits pour les plus démunis,

ne plus ressentir d’indignation, se contenter d’observer sans agir, sans penser,

consentir simplement à se conformer voire à exécuter des directives discriminatoires,

c’est être complice de ces dérives perverses et collaborer au démantèlement des acquis sociaux,

à la dislocation des valeurs fondamentales de l’humanité.

Résister c’est d’abord s’indigner et être lucide.

Laisser faire, passer sous silence, banaliser, ignorer, consentir…

C’est être complice.

Résister…

C’est Agir

Et Réagir.

Résister…

C’est Créer.

Meilleurs vœux à toutes & tous pour 2010

(« Année européenne de lutte contre l’exclusion »)

Cyril Cossu

Liens :

Ø     Bande Annonce du Film :

http://www.walterretourenresistance.com/lefilm.html

http://www.dailymotion.com/videoxa70pg

Ø     Extrait du Film :

http://www.dailymotion.com/video/xb0sc5_visite-de-nicolas-sarkozy-glieyres_news

http://www.dailymotion.com/videoxb0sc5

Ø     Commentaires de Stéphane Hessel :

http://www.dailymotion.com/video/xb0z4h_resistance-passee-et-presente-2_news

(Stéphane Hessel. Ancien résistant et ambassadeur revient sur le sens de la résistance et sur sa nécessité aujourd’hui comme hier. Humblement, il invite à la vigilance quant aux banalisations et aux dérives quotidiennes qui dégradent subtilement et à petit feu les valeurs démocratiques.)

http://www.dailymotion.com/videoxb0z4h

Ø     Appel du C.N.R. :

(Conseil National de la Résistance)

http://www.youtube.com/watch?v=vrA9zvqXW-I

Image de prévisualisation YouTube

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Réagir ou Laisser Faire ?

Dimanche 1 novembre 2009

Comment peut on lutter contre la misère tout en acceptant de contribuer à une société injuste ?

Par définition :

Société de Consommation : 

Société d’un pays industriel avancé où l’économie, pour fonctionner, s’efforce de créer sans cesse de nouveaux besoins, et où les jouissances de la consommation sont érigées en impératifs au détriment de toutes exigences humaines d’un autre ordre

(Le Petit Larousse) 

De quoi parlons nous ?

D’émancipation ?

De Culture ?

De Civilisation ?

De modèle ?

Quelle vie voulons-nous ?

 Quel monde voulons-nous ? 

Réagir ou Laisser Faire ?

Nous sommes tous responsables de ce choix…

 La misère est liée au sens que l’on donne au développement humain.  Elle n’est pas conjoncturelle mais structurelle : c’est une question de choix de société et de choix politique. Et nous sommes tous responsables de ces choix. Le sens profond du développement humain c’est de placer l’être humain au centre des projets communs. Or, aujourd’hui, ce qui est au cœur de toutes les activités humaines c’est l’économie.  Comment peut-on lutter contre la misère tout en œuvrant pour un système qui broie des vies et s’appuie sur les inégalités qu’il génère pour réaliser des profits ? 

L’Organisation Mondiale du Commerce a acté sur son traité de fondation la déclaration suivante :  « Désormais, espèces vivantes et activités humaines, comme la santé, l’éducation, l’agriculture, les services, la propriété intellectuelle, l’investissement ou encore la recherche sont des objets de commerce. »  [O.M.C. / Traité de Marrakech / 1994] 

Tous les domaines d’activités humaines sont donc soumis à des critères de rentabilité économique, notre culture au même titre que notre protection sociale, chèrement acquise, au nom du développement humain justement… Et de la libération du nazisme… Aujourd’hui ce sont les Droits de l’Homme eux-mêmes que l’on tente d’assujettir à des exigences de rentabilité économique : on entretien ainsi le développement des inégalités et donc de la misère. Nous assistons à la dépréciation des valeurs fondamentales de l’Humanité telle que la solidarité, la liberté, l’égalité, la fraternité et à leur remplacement par des visées immédiates, intitulées : « efficacité », « malléabilité », « rentabilité »…  Les valeurs fondamentales de l’humanité sont raillées ou traitées d’archaïsme. (Que dire du Serment d’Hippocrate face aux nombre croissant des médecins refusant la C.M.U. ?)  L’individualisme décomplexé et le chacun pour soi exacerbé libèrent en quelque sorte notre médiocrité profonde, tout en banalisant la discrimination, la ségrégation, l’injustice sociale… Nous en sommes tous responsables, même passivement, par le simple fait de consentir à ce mode de fonctionnement.  Nous assistons et contribuons à une acculturation aux seules valeurs économiques, au niveau mondial, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des pays riches

Ainsi disparait, par delà la diversité essentielle au développement culturel, la possibilité de se distancier par rapport au présent, la possibilité de comprendre, d’analyser… 

Cette destruction du savoir n’est pas seulement un dégât collatéral du libéralismeElle est partie prenante de l’établissement d’un nouvel ordre politique et humainUn ordre politique qui ressemble à celui contre lequel les Droits de l’Homme ont justement été établis : un ordre politico-économique qui dégrade et asservit des populations   

Au final, la question qui est posée est celle de la place des pauvres dans notre société (et à travers elle celle de la justice, de l’égalité, des Droits fondamentaux…) :  Ils deviennent marchandises et matières premières pour nantis, voués à des emplois de services dont la rémunération garantit la précarité et l’impossibilité de trouver un logement décent. Les pauvres se retrouvent donc assignés à la domestication et à des territoires d’exclusion : boniches, valets de chambre, jardiniers et parking sociaux, foyers d’hébergements d’urgence… 

L’espace urbain se trouve ainsi marqué socialement : Au nom et au gré de la mobilité et de la latitude des nantis, de ceux qui « peuvent » choisir… C’est donc l’avènement d’une société à deux vitesses. La ségrégation est en œuvre dans tous les domaines : tant au niveau du logement qu’au niveau de la santé, de la culture, du travail… La Loi S.R.U. n’est pas appliquée… Les violences au travail s’accroissent avec la précarisation générale de l’emploi… Un quart des médecins refusent de recevoir des patients démunis couverts par la C.M.U. 

Quel est le sens de notre société ? Plus personne ne l’interroge…
 
De même, les relations en matière de soins ont été inversées : 

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens   et les plus grands problèmes de santé  en consomment le moins. 

Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.

[Rapport O.M.S. 2008] 

Aujourd’hui, en 2009, dans le Var, plus de 120 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, près de 160 000 ménages ont un revenu inférieur à 60% du plafond H.L.M., or le taux de logement social a encore diminué pour passer à 8,4% (au lieu des 20% prévus par la Loi)… C’est une question de volonté politique (la Loi S.R.U. n’est pas appliquée) mais aussi de dépréciation morale… Et de dénis des droits fondamentaux. 

Rappelons que Tout individu a droit à un logement,  en tant que Citoyen, et non pas en tant que « demandeur social » !… 

Ainsi, dans notre département, la ségrégation va de pair en intensité avec la discrimination, la stigmatisation… Plus personne ne s’en offusque, puisqu’elles sont elles-mêmes conséquentes de l’acculturation en cours…

L’éducation étant elle-même assujettie à des critères de rentabilité économique, la bêtise et l’ignorance se renforcent avec l’individualisme, le chacun pour soi, la servitude « volontaire » étant quant à elle considérée comme le nouvel apanage de la « dignité »… 

Au niveau de l’emploi, la précarisation généralisée des emplois engendre une pression énorme sur les lieux de travail, et ces formes de violence sont de plus en plus fréquentes.

[B.I.T. : Bureau International du Travail / Rapport 2006] 

La misère n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. 

Les dérives de notre société sont entretenues par une propagande politique qui génère de la peur et de la désinformation.  Mais c’est de notre conscience qu’il s’agit et de notre libre arbitre : nous sommes tous responsables et complices de la situation actuelle.  Consentir, même passivement, à la ségrégation en cours et un acte politique : nous sommes donc tous responsables et complices de ces dérives, ne serait-ce qu’en les passant sous silence, au nom du confort, de la sécurité, du chacun pour soi. 

Nous devons cesser de nous voiler la face.  Nous devons faire face à un choix : Soit cesser de se comporter comme des moutons (qui choisissent simplement le boucher qui les conduira à l’abattoir…) / Soit sombrer dans l’odieux en organisant des enlèvements d’enfants noirs pour leur offrir des supermarchés, ou en rétablissant l’esclavage… 

Aujourd’hui, la misère ne se combat plus, elle est devenue un marché économique.  Les épiceries « solidaires » pour pauvres fleurissent comme sur des tombes un jour de 1er Novembre…

La solidarité étant gérée par des épiciers et des comptables, la misère est entretenue, maintenue, exploitée…

Les associations « d’aides sociales » doivent se gérer et se gèrent comme des entreprises… Pour se maintenir, et garantir leurs emplois, elles doivent dégager des bénéfices, sur le dos de ceux qu’elles sont sensés « aider » ! La belle affaire… 

Les termes employés au sein des organismes d’Etat à l’égard des éremistes sont du type « éradication » ou « stérilisation », les conseillers généraux les appréhendent en termes de budget, les  »bien pensant » en termes de déchets…

Il n’y a plus d’empathie ni de convictions, plus de reflexion, plus d’assistants mais des exécutants, plus d’assistance au vrai sens du terme, plus de secours, seulement de l’exploitation et du commerce. 

Il n’y a même plus de honte…

Assez d’hypocrisie ! 

La devise de notre République n’est qu’un étalage de principes inappliqués, qu’attendons-nous pour la changer ? Répondons par là-même, avec la même « décomplexion », à la question de notre identité française !…

Bonne fête des morts à toutes & tous.

Cyril Cossu (Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

Le développement humain, qu’est-ce que ça veut dire ?

Vendredi 25 septembre 2009

Septembre 2009… Reprenons les cours élémentaires :

Le développement humain, qu’est-ce que ça veut dire ?

Le sens profond du développement humain est de mettre les personnes au centre du développement. 

Cela signifie que les êtres humains réalisent leur potentiel, élargissent leurs choix et profitent de leur liberté pour mener les vies auxquelles ils tiennent.

Programme des Nations Unies pour le Développement (2009)

Répartition mondiale des bénéfices de la croissance : 

Les 2 % les plus riches de la population adulte du monde possèdent aujourd’hui plus de la moitié de la richesse des ménages du monde alors que les 50% les plus pauvres n’en possèdent qu’à peine 1%…

Rapport mondial sur le développement humain (P.N.U.D. 2005).

Les choix fondamentaux : Un choix de société…  Les inégalités extrêmes entre les pays et au sein même des pays apparaissent comme l’un des principaux obstacles au développement humain. Les gouvernements du monde entier sont confrontés à un choix. Ils peuvent entamer une décennie consacrée au développement avec les ressources financières, les technologies et les capacités nécessaires pour en finir avec la pauvreté ou nous pouvons assister à l’échec du développement humain. La « façon de faire habituelle » ne permettra pas de tenir les promesses et les engagements. Le coût de cet échec se traduira dans les vies humaines, par l’accroissement des inégalités, des violations des droits de l’homme et des menaces pour la paix. 

. 

Dépenses annuelles dans les pays riches : 

Cosmétiques (USA) : 9 Milliards ($)

Parfums (Europe & USA) : 13 Milliards ($)

Sommes nécessaires par an pour l’accès de tous à : 

Enseignement (Monde) : 7 Milliards ($)

Santé et Nutrition (Monde) : 14 Milliards ($)

[Rapport P.N.U.D. 2006] 

.

Une relation inversée en matière de soins : 

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens et les plus grands problèmes de santé en consomment le moins. 

Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.

[Rapport de l'O.M.S. 2008] 


 

Aujourd’hui, les fossés en matière de résultats sanitaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, sont plus importants que jamais. L’écart en matière d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépasse 40 ans. L’OMS estime que chaque année plus de 100 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. Le constat est amer si l’on considère que la communauté du développement s’est au contraire engagée à réduire la pauvreté. Les objectifs du Millénaire pour le développement se fondent sur la justice sociale et l’équité, notamment en ce qui concerne l’accès à des soins permettant de sauver des vies et de promouvoir la santé. Les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale ne sont pas seulement redevables de leurs promesses et de leurs engagements, mais ils doivent aussi tenir compte des faits.  [Rapport O.M.S. 2009] 

 

 

Ainsi, je recopie la page et  j’évite de dire des bétises…

En tenant compte des faits !

Développement Humain ?

Dimanche 20 septembre 2009

Coup de pouce 83 :

Quelques chiffres sur leur activité :

 

Nombre de familles accueillies et suivies : 339 (dont 448 enfants et 107 familles mono-parentales) ; ce chiffre grossit chaque mois de 25/30 familles.

Nous n’avons pas assez de reculs pour faire des pourcentages d’évolution.

Les secteurs touchés sont, dans l’ordre, Toulon Centre, Toulon Ouest, Toulon Est, La Valette……

tranches d’âges des adultes : 55/60 ans et pour les enfants : les moins de 10 ans sont fortement en tête,

les jeunes de 25/30 ans ne sont pas épargnés malgré les accès aux administrations.

Cet été nous étions la seule association à assurer l’urgence alimentaire et nous avons accueillis des SDF, des familles vivant dans leur voiture ou sous une tente, des mamans « faisant la manche » pour se payer une nuit d’hôtel.

L’association a effectué des livraisons dans des cas particuliers de malades, de personnes à mobilité réduite. Nous avons fait appel au SAMU, à des cabinets médicaux pour des soins et des médicaments gratuitement.

Si tout au long de l’année (càd 12 mois sur 12), nous essayons de faire 2 collectes alimentaires par mois, nous sommes passé aux dimanches matin et aux jours fériés. Nous prévoyons de passer au rythme de 3 collectes mensuelles. 

Nous avons aussi augmenté la participation aux vide-greniers pour gérer cette situation aggravante.

Nous apportons aide dans l’achat de pain, de tickets de bus à des personnes sans ressources.