Rappel des engagements fondateurs du Comité du 17 Octobre…

1 avril 2010

Enjeux de la journée du refus de la misère : 

         Faire entendre le point de vue des personnes en grande pauvreté 

         Rendre hommage à leur courage et à leur résistance face aux humiliations dont elles sont bien souvent les victimes. 

         Faire le point sur la situation locale en matière de lutte contre la pauvreté 

         Rappeler à la société ses engagements 

         Susciter des engagements citoyens 

Les axes moteurs de notre action : 

         Changer notre regard sur les personnes en difficulté, chercher les occasions qu’elles soient à l’honneur 

         Mettre au centre de nos actions le vécu des personnes avec lesquelles nous travaillons 

         Favoriser la  prise de parole, la créativité, la prise de responsabilité 

         Faire du refus de la misère un véritable projet de société 

Les difficultés de la journée : 

         Faire prendre conscience de la persistance de la misère tout en montrant que des changements sont possibles 

         Etre à la fois revendicatifs et à l’écoute de tous ceux qui posent des actes, qui construisent la fraternité 

         Rester dans le combat pour les droits de l’homme, éviter le piège du caritatif et de l’associatif 

         Rester centrés sur les personnes en grande pauvreté et les faire venir à la journée 

[Engagements fondateurs du Comité du 17 Octobre en 1994...]

Rappel des directives Européennes…

1 avril 2010

Depuis 2001, le réseau Européen EAPN (European Anti Poverty Network) rassemble 27 réseaux nationaux d’associations et d’organismes en lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

Son objectif est de porter au niveau Européen les revendications locales et nationales des publics en situation de précarité et de chaque association ou organisme solidaire, engagé dans la lutte contre l’exclusion…

EAPN France regroupe entre autres : A.T.D. Quart Monde, le Secours Catholique, les Petits Frères des Pauvres, Le mouvement du Nid, Solidarités Nouvelles face au Chômage, L’Armée du Salut, Emmaüs, F.N.A.R.S., U.N.I.O.P.S., …

Le Comité du 17 Octobre participe aux réunions régionales d’EAPN France.

Depuis 2001, les revendications des publics concernés par l’exclusion et la précarité ne sont toujours ni entendues ni appliquées…

Et pour cause, appliquer ces résolutions remettrait en question le « travail » des techniciens qui les encadrent… Tout comme le grand marché économique qu’est devenue la précarité…

La conclusion majeure du premier rassemblement EAPN (2001) a en effet été la suivante :

Reconnaissance de la compétence et de l’expertise des personnes en situation de pauvreté.

Prise en compte de leur volonté de participer à la société et à la prise de décision qui les concernent.

Les différentes synthèses des réunions régionales et nationales d’EAPN France sont consultables sur le site d’EAPN France : www.eapn.org )

En 2009, en France, face à l’abondance des dérives institutionnelles, socioculturelles et à la multitude des disfonctionnements qui ont pu être relatés par les publics en proie à l’exclusion et à la précarité, et ce auprès des structures mêmes pourtant censées les « soutenir », la conclusion majeure des réunions a été résumée en une phrase :

« Combattre la misère, c’est remettre l’être humain au centre d’un projet de société basé sur le respect, la dignité, la solidarité & la citoyenneté active. »

Il convient ainsi de rappeler que la misère n’est pas conjoncturelle mais structurelle et qu’elle dépend en premier lieu des orientations et des directives socioéconomiques de nos gouvernements.

Passer sous silence les disfonctionnements et les iniquités pérénise et accroît ces mêmes disfonctionnements et iniquités

 Combattre la misère c’est lutter contre l’injustice et les inégalités sociales et non gérer ceux qui les subissent…

Bonne Continuation

Bonne continuation…

31 mars 2010

Il est facile d’être « brave », « solidaire » & « fraternel »…

Avec distance…

Facile et sans danger

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Aux commerçants de la précarité… 

Aux émissaires du « Bien »… De loin… 

Bon vent !

Aux Sans-Voix, aux Sans-Droits, aux précaires démunis de soutien et menés en bateau par leurs « agents d’encadrement »,

Rendez-vous sur le Blog des Laissé(e)s pour Compte :

http://blc83.unblog.fr

Refusez d’être des victimes

Faites valoir vos droits

 

Résistez

R.S.A. : fins de droit et radiations scandaleuses

24 mars 2010

——-- Message original ——--

Sujet :   invitation conférence de presse 
Date :   Wed, 24 Mar 2010 20:42:21 +0100 
De :   AC Marseille  
À : 

Comité du 17 Octobre comite17octobre@yahoo.fr

Madame, Monsieur, Agir tous ensemble contre le chômage et la précarité Marseille et le comité chômeur CGT 11e arr. vous invitent vendredi 26 mars, à 10h00 à une conférence de presse  où une action a lieu dans une CAF concernant les fins de droit et les radiations scandaleuses dont sont victimes des personnes au RSA.Les négociations gouvernement/partenaires sociaux se poursuivent difficilement, et  à aucun moment les revendications des organisations de chômeurs ne sont prises en compte. Pendant ce temps la criminalisation des fins de droit s’accélère,  les sanctions  et les demandes inadmissibles de remboursement de trop-perçu sans aucune négociation possible, entraînant des familles entières dans  la misère et la perte de logement et de conditions minimales de survie.

En pièce jointe la situation de Sophie pour laquelle nous demanderons le rétablissement immédiat des droits sociaux.

Le rendez-vous est donc vendredi 26 mars,  à 10h00,  métro station Perier, côté rue de Cassis.

Cordialement;

--
Agir tous ensemble contre le Chômage et la précarité
C/o Mille Babords

61 rue Consolat
13001 Marseille
06 60 41 82 14
acmarseille@gmail.com
==========================================
Permanence le mercredi de 10 à 12 h,
le jeudi de 9 à 12 h et le vendredi de 15 à 17 h
==========================================

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Mercredi 24 mars 2010

                                                                       Madame, Monsieur le Directeur de la CAF,

                                                                       Chemin de Gibbes,

                                                                       13014 Marseille.

Sophie ROY,

Mazargues 2, entrée 2,

app.48, rond-point de l’Obélisque,

13009 Marseille.

                        Madame, Monsieur le Directeur,

                       Je conteste ma radiation du dispositif RSA et le trop-perçu qui en est la conséquence,     due au contrôle forcé et erroné d’un contrôleur de la CAF en visite chez M. FANTOZZI Daniel.

Je rappelle  ma situation:

j’ai été expulsée par la force publique de mon domicile en juin 2006, après le décès de ma grand mère.

Recueillie par une connaissance qui est un adulte handicapé, présent le jour de mon expulsion,  M. Daniel FANTOZZI  pour m’éviter la rue, et d’entreprendre des démarches administratives  (logement, dossier surendettement, etc)

Etant donné des réponses négatives  pour le logement privé, et la longue  attente pour le  logement social,  cet hébergement s’est éternisé.

Il avait par ailleurs besoin de mon aide,  étant donné qu’en avril 2009, il est atteint d’un cancer et épileptique depuis l’enfance.

           Nous n’avons pas de contrat de mariage, ni concubinage, ni PACS.

Une situation de solidarité mise à défaut par le contrôle erroné d’un contrôleur de la CAF en décembre 2009,  une solidarité qui devient un délit. J’ai   même été traitée de « délinquante » et M. FANTOZZI de fraudeur  envers la CAF par le médiateur de la République!

          Le résultat de ce contrôle  a eu pour conclusion  la suppression du RSA pour moi, et la suppression des allocations logement pour  M. FANTOZZI Daniel.  De plus, nous avons reçu les trop-perçus d’un montant de 16 000€.

           M. FANTOZZI Daniel ne perçoit que le minimum vieillesse de 677€/mensuels+38€/complémentaire mensuelle.

           Personnellement, je me retrouve avec zéro €, pour vivre, et un découvert bancaire de 220€+frais bancaires occasionnés, dus à cette suspension totale de prestation.

M. FANTOZZI Daniel s’est retrouvé avec un loyer de 315€ au lieu de 65€, et étant donné ses frais médicaux importants non remboursés par la CPCAM ni la mutuelle de santé.

          Veuillez prendre en considération  notre détresse, étant donné l’impossibilité de faire face à cette situation qui devient dramatique, impossible à surmonter, avec des pressions financières de créanciers  très importantes.                     

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués,

Sophie ROY

Informations sur le « Revenu de Solidarité Active »

18 mars 2010

Voici quelques articles permettant d’y voir plus clair sur le R.S.A. :

(Merci à Isabelle pour son travail de recherche…)

  • Le RSA, un bel exemple d’autofinancement 

Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres

http://www.actuchomage.org/20091111…

Mercredi, 11 Novembre 2009

En mai 2008, l’économiste Jean Gadrey avait averti : pour « réduire la pauvreté », le RSA va faire payer les pauvres eux-mêmes. Politis en a fait le constat : démonstration.

Un vent de panique est en train de souffler sur le Revenu de solidarité active avec l’arrivée récente, selon les départements, des déclarations trimestrielles envoyées par la Caisse d’allocations familiales aux personnes concernées. En la recevant, nombre d’entre elles découvrent avec surprise que leurs (maigres) ressources sont « taxées » pour financer ce revenu.

Quelques personnes éligibles au RSA m’ont envoyé leur déclaration et, vérification faite, une subtile taxation a été mise en place qui concerne tous les éligibles au RSA, qu’ils soient d’ex-RMistes, allocataires de l’allocation de parent isolé (API) ainsi que des salariés pauvres touchant un RSA de complément.

Le gouvernement avait estimé à près de 3,5 millions le nombre de personnes qui pouvaient prétendre au RSA, dont 1 million de Rmistes et environ 2 millions de salariés « modestes ». Le coût du RSA, estimé à 10 milliards d’euros, devait être financé pour moitié par les conseils généraux (les départements), l’autre moitié par l’Etat.

En fait, ce mode de financement masque une forme de taxation que le site Internet du Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a été récemment contraint de mettre au jour. Le Haut commissariat a en effet été obligé de mettre en ligne, le 2 octobre, une réponse aux « inquiétudes [qui] se sont récemment manifestées sur le formulaire de demande du RSA à propos de la déclaration des revenus d’épargne ».

La confirmation des « inquiétudes » des allocataires du RSA, une information qui a peu circulé ces dernières semaines, suscite quelques remous dans les CAF : « Oui, les revenus de l’épargne quelle que soit la forme de cette épargne sont pris en compte au même titre que les autres revenus perçus par le foyer (salaires, pensions, retraites, etc.) », avoue le Haut commissariat. Cette disposition, qui ne figure pas sur le formulaire de demande RSA et qui est inscrite dans la rubrique 041 (« autres revenus ») des déclarations trimestrielles, concerne tous les livrets, y compris le livret A, et donc la petite épargne utilisée par les personnes les plus précaires qui ne peuvent avoir accès au système bancaire classique.

Cette taxation des ressources des allocataires au RSA est très perverse : Par exemple, elle consiste à déduire du RSA 3% du montant de l’indemnité de licenciement que vient de percevoir une personne au chômage. Et si cette somme a été déposée, par exemple sur un livret A, 4% seront déduit du RSA.

Explication : une personne au chômage éligible au RSA vient de percevoir une indemnité de licenciement s’élevant à 10.000 euros. La caisse d’allocations familiales déduira du RSA 3% des 10.000 euros, soit 300 euros, soit 25 euros mensuels. Ôtez ces 25 euros sur les 447 euros (maximum) que peut percevoir une personne seule sans emploi alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 euros, et vous avez une (petite) idée de la situation de grande pauvreté qu’est en train de provoquer cette discrète taxation des revenus des pauvres qui sert finalement à financer… le RSA.

K., qui vit dans un village de l’Ariège, salariée saisonnière avec contrat de son employeur, seule avec ses trois enfants, a perdu son boulot et n’en revient pas : « Je viens de toucher une prime de licenciement, je suis éligible au RSA mais sur la prime de 1.000 euros on va m’enlever 3% pour payer mon RSA ! ». Elle me parle de son voisin âgé de 42 ans, « séropositif depuis 23 ans, vivotant de petits boulots » : « Il n’a pas droit au crédit et il a des enfants. Il a mis de l’argent de côté, mais le cash est sur son livret A et il a un livret d’épargne populaire (LEP) avec 42.000 euros dessus. Il n’a plus droit au RSA, car le RSA vient compléter son revenu d’environ 800 euros, mais la somme dérisoire disparaît avec la taxe, ce qui n’était pas le cas avec le RMI ».

Tous les comptes sont concernés : livret A, LEP, LDD, le livret enfant, le compte courant, l’assurance vie, le PEL, etc… explique K. qui obtenu ses informations de la CAF, le service des impôts et sa banque ignorant l’existence de ce dispositif. « La CAF a accès aux informations bancaires via les impôts sans qu’il y ait besoin d’enquête. Le fait d’être au RSA est suffisant », précise aussi K. qui témoigne d’un phénomène en cours : « Les gens commencent à retirer en masse leurs économies pour les mettre dans les matelas et cela commence à se savoir ». La déclaration trimestrielle contient en effet cette mention : « Attention, vos déclarations seront systématiquement vérifiées l’année suivante auprès du service des impôts ».

Résumons : ces personnes m’expliquent que « pour les malades HIV, cancer et autre qui ne peuvent avoir de crédit, qui ont économisé pour payer cash les études des gamins ou le logement se retrouvent éligible au RSA mais ne touchent plus rien car le 3% déduit du montant du RSA » le réduit à… peau de chagrin.

Pour toucher le RSA, les allocataires ont aussi une autre charge à supporter, qui a fait l’objet d’une polémique récente et a été médiatisée parce qu’un élu de l’UMP s’en était étonné. Elle concerne les Rmistes inscrits au RSA. Un certain nombre d’entre eux ont réussi à trouver un petit boulot complété par le RSA. Surprise, ils sont « imposés au titre de la taxe d’habitation et de la redevance audiovisuelle », a reconnu le Haut commissariat. Ainsi les allocataires qui travaillent vont devoir payer la redevance audiovisuelle à partir de 2011.

« Le gain lié au RSA reste toujours supérieur au montant de la taxe d’habitation et à la redevance audiovisuelle payées », assure le Haut Commissariat de Martin Hirsch. C’est sans compter sur le bel édificice de taxation qui concerne la totalité des ressources et, surtout, c’est faire peu de cas de la situation vécue par ces personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

  • Thierry Brun pour Politis

Dans les CAF, tous les revenus sont pris en compte
Pour bénéficier du RSA, le demandeur doit justifier de ses revenus. Une démarche habituelle en matière d’allocation sociale. Les revenus pris en compte sont l’ensemble des ressources, « de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer » (Art.r 262-6) pendant les 3 derniers mois précédant la demande. Le contrôle repose, lui, sur les dispositions du Code de l’action sociale et de la famille qui autorise la Sécurité sociale à vérifier le « train de vie » des bénéficiaires. Concernant le RSA, les éléments d’évaluation à fournir sont très complets (Art.R. 262-74). Lors d’une conférence de presse, le 28 mai, les administrateurs CGT de la Caisse nationale d’allocations familiales ont dénoncé cette situation qui oblige les futurs allocataires à signaler que toutes les démarches concernant l’obtention des droits liés à leur situation ont été entreprises y compris par voie judiciaire (exemple de la pension alimentaire qui doit être réclamée à ses ascendants), l’obligation d’inscription au Pôle Emploi avec sanctions à la clé (exemple des 2 emplois ou formations proposés à accepter sous menace de radiation), la déclaration des biens et éléments de train de vie (exemples : épargne, patrimoine et autres éléments dits de confort) qui font l’objet, pour leur contrôle par les CAF, d’une circulaire très précise établie par la Direction de la Sécurité sociale (voiture, équipement ménager et informatique, etc).

  • RSA et épargne disponible : Martin Hirsch nous a menti !

Avec les liens
http://www.actuchomage.org/20090720…

Lundi, 20 Juillet 2009

Déclarer les quelques sous qu’on a de côté a une réelle incidence sur le montant du RSA, contrairement à ce que nous a affirmé le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Mercredi 8 juillet, nous avons été invités dans ses locaux de l’avenue de Ségur afin de « dissiper les zones d’ombres » sur son dispositif flambant neuf => Compte-rendu à (re)lire sur le site d’actu-chômage…

Notamment, il nous avait certifié que tout demandeur disposant d’un petit bas de laine ne risquait rien (les montants déclarés étant évalués selon les barèmes fixés par le décret sur le « train de vie » des RMIstes -- patrimoine, voiture, bijoux, œuvres d’art, etc…) et que nous ne prenions pas le chemin de l’Allemagne avec un « Hartz 4 à la française » : pas question d’amputer le RSA d’une personne qui a un compte sur livret…

OR, C’EST TOTALEMENT FAUX. Pour preuve le cas d’une « ex-RMIste » qui nous signale avoir déclaré en toute honnêteté quelque 10.000 € d’économies, et qui vient de recevoir un courrier de la CAF lui précisant que son RSA « socle » sera désormais rabotté de 28 € : « forfait logement » déduit (53 €), elle touchera donc 371 € par mois au lieu de 399 !

Pourtant, ce précieux matelas lui permet de compléter son budget de misère. D’ailleurs, beaucoup de personnes aux minima sociaux sont obligées de procéder ainsi. En effet, quand le montant du RMI et de l’APL couvrent tout juste le prix du loyer et de l’électricité, comment faire face aux dépenses imprévues (frigo qui tombe en panne, par exemple…) ou, tout bonnement, se nourrir ? Que cet argent utilisé avec parcimonie provienne d’une vie antérieure — car, avant de devenir chômeurs de longue durée, les personnes aux minima sociaux avaient, elles aussi, un emploi et une situation — ou d’un héritage/don de la famille, il sert surtout à ne pas finir à la rue.

Martin Hirsch ne maîtrise pas son sujet : il a omis de préciser que les intérêts d’épargne versés par les banques — sauf pour les livrets « non imposables » comme le LEP ou le Livret A — sont considérés comme « ressources« , et donc décomptés du RSA (dans le cas de notre « ex-RMIste« , c’est 336 € à l’année… un vrai luxe !). Impossible d’y échapper avec le croisement des fichiers et le nouveau système de déclaration pré-remplie des impôts où leur montant figure : la CAF est ainsi renseignée automatiquement. C’est d’ailleurs pourquoi sa déclaration de ressources annuelle a été supprimée.

Quant à la déclaration de l’épargne disponible en elle-même, l’opacité règne. Selon l’article R262-74 modifié par le décret n°2009-404 du 15 avril 2009 -- Art. 2 : L’évaluation forfaitaire du train de vie prévue à l’article L. 262-41 prend en compte les éléments et barèmes suivants : …/… 10° Capitaux : 2,5% du montant à la fin de la période de référence.
Or, aucun texte de loi ne précise qu’un LEP, un LDD ou un Livret A font (ou ne font pas) partie des « capitaux » mentionnés à l’article R.262-6 du Code de l’action Sociale et des Familles !

Moralité : Ne déclarez rien !!!

On l’a compris : pour les intérêts des comptes d’épargne, considérés comme « ressources », le fisc se charge de remonter les sommes, elles-mêmes communiquées par les banques. C’est automatique, il n’y a plus rien à faire. Mais alors, pourquoi obliger les allocataires à déclarer en sus le montant de leur « épargne disponible » ?

Dans un précédent article sur le formulaire RSA, nous dénoncions l’intrusion dans la vie privée et le flicage accru dont fait montre ce nouveau questionnaire. Intrigués par cette obligation de tout déclarer, de la solidarité familiale aux aides extra-légales et associatives, nous avons jugé qu’il outrepassait sa fonction et avons saisi la CNIL.

En France, le secret bancaire — tant défendu par les « libéraux » qui, selon eux, garantit un droit fondamental : celui du respect de la propriété et de la vie privée des individus (mais pour les libéraux qui nous gouvernent, le secret bancaire est à géométrie variable quand il concerne… les pauvres) — est un secret professionnel comme un autre, selon l’article L.511-33 du Code monétaire et financier, mais avec une restriction importante : certaines administrations ont automatiquement accès aux informations qu’elles demandent. Il s’agit de l’administration fiscale, des services des Douanes, de la Banque de France, de la Commission bancaire et de l’Autorité des marchés financiers. On peut donc dire que, par chez nous, le secret bancaire ne correspond pas à un fort respect de la vie privée, puisque des administrations de plus en plus nombreuses possèdent un droit d’accès direct sans contrôle judiciaire aux informations détenues par les banques. Mais quand la justice, dans le cadre d’une procédure pénale, met son nez dans les informations visées par le secret bancaire, ses motifs se limitent à la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent.

En ce qui concerne le RSA, le formulaire déborde largement, puisqu’il ne s’agit pas de dépister ces deux phénomènes mais que le demandeur déclare son « patrimoine » et ses « ressources« . Or, l’état du compte bancaire (à la base fluctuant) et l’existence de livrets d’épargne (pour les petits chanceux qui survivent avec), hormis leurs intérêts, ne sont pas des « ressources à déclarer » et, de ce fait, ces questions ne devraient donc pas figurer sur un formulaire de demande d’allocation.

La réponse cynique de la CNIL est éloquente : « Dès lors que les personnes concernées déclarent elles-mêmes les sommes qu’elles ont placées afin d’obtenir une allocation, le secret bancaire ne peut être invoqué », nous écrit-elle. Ce qui signifie que le système tient debout parce que les gens sont bien élevés, c’est à dire respectueux et obéissants… 

Aujourd’hui, on découvre que Martin Hirsch nous a menti : lentement mais sûrement, nous allons bien sur le chemin de l’Allemagne où les comptes des Hartzi sont surveillés et, au moindre mouvement créditeur, les allocations suspendues. Petit à petit, l’oiseau du contrôle social des pauvres fait son nid.

Désobéissons !

http://www.actuchomage.org/20080531…

  • Samedi, 31 Mai 2008 Pour réduire la pauvreté, faire payer les pauvres

L’économiste Jean Gadrey nous démontre comment, avec son revenu de « solidarité active », Martin Hirsch va faire reculer la pauvreté dans les chiffres plus que dans les faits.

Vous avez 10 pauvres, au sens usuel de personnes dont le revenu est inférieur à un seuil de pauvreté quelconque, et vous voulez en « sortir » 3 de la pauvreté. Pour cela, vous choisissez 3 personnes jugées « méritantes » (par vous), puis vous ponctionnez sur les 7 autres les sommes qui permettent aux trois élues de franchir le seuil. Si cela ne suffit pas, vous ponctionnez aussi les revenus de personnes situées un peu au-dessus du seuil, sans toutefois les faire descendre sous ce seuil. Vous obtenez alors une réduction de 30% du nombre de pauvres, au prix d’un appauvrissement des très pauvres (les sept non élus) mais aussi des quasi pauvres (personnes à revenus très modestes, bien qu’au dessus du seuil).

Nous allons voir comment le financement du RSA, si on le situe dans l’ensemble des dispositifs publics de lutte contre la pauvreté, joue sur une pure redistribution entre personnes à bas revenus, amplifiant les écarts entre eux.

L’appauvrissement des plus pauvres

Ce gouvernement et le précédent ont réalisé depuis 2002 des économies substantielles sur les minima sociaux et les plus petits revenus. Cela avait commencé avant, mais moins nettement.

Pour une personne seule par exemple, le RMI représentait 34,9% du revenu médian en 1990, 32,1% en 2002 et 30,1% en 2007. Chute plus forte encore pour le minimum vieillesse, qui est passé de 48,7% du revenu médian en 1990 à 45,1% en 2002 et 42,5% en 2007. De même pour les allocations familiales, dont la « base mensuelle » représentait 31,1% du revenu médian en 1990, 26,9% en 2002 et 25,4% en 2007.

Si l’on raisonne non plus en termes relatifs (en pourcentage du revenu médian) mais en termes « absolus », on trouve que le pouvoir d’achat de ces revenus a diminué de plus de 1% depuis 2002, alors qu’il avait un peu progressé entre 1990 et 2002. Ces chiffres figurent dans une note de l’OFCE du 16 janvier 2008 dont les calculs utilisent, faute de mieux, l’indice général des prix pour calculer les évolutions du pouvoir d’achat. Mais comme l’inflation qui affecte les budgets modestes est supérieure à la moyenne, la réduction de leur pouvoir d’achat est plus forte encore que ce qu’indiquent ces chiffres.

Or, laisser stagner ou diminuer le pouvoir d’achat des minima sociaux pendant cinq ans (2002-2007) alors que la richesse nationale par habitant, le revenu médian et les recettes publiques ont progressé, ce n’est rien d’autre que de réaliser des économies sur le dos des pauvres. Toute politique qui n’assure pas une indexation des minima sociaux et des plus petites retraites sur le revenu médian appauvrit les pauvres, si l’on admet que la pauvreté (monétaire) est une situation qui s’évalue de façon relative.

En n’indexant pas depuis 2002 le RMI (un budget annuel de 6 milliards d’euros) sur le revenu médian, l’État a réalisé en 2007 une économie d’environ 400 millions d’euros. Il faut y ajouter tous les autres minima mais aussi les très petites retraites qui ont décroché, notamment le « minimum contributif » (un complément touché par 4 millions de retraités pour qu’ils atteignent 580 € par mois, pour un budget de 4,4 milliards d’euros par an), ainsi que les prestations familiales (en se limitant à celles qui vont aux ménages à bas revenus). Sans même tenir compte des économies liées aux franchises médicales et autres ponctions qui affectent les pauvres plus que les autres, on obtient alors plus que les 1,5 milliard d’euros annuels que Martin Hirsch récupérera (au mieux) pour le RSA. Cette dernière somme, effectivement destinée à une minorité de pauvres, sera donc inférieure aux « prélèvements » -- ou économies réalisées -- sur le dos de la majorité d’entre eux depuis 2002.

Or, il n’y a aucune chance pour que cette tendance s’inverse d’ici 2012 dans un contexte où le Président de la République a annoncé, le 8 avril 2008, que les dépenses sociales seront freinées au nom d’une rigueur budgétaire créée de toutes pièces par les cadeaux fiscaux et par le refus de taxer plus fortement les profits distribués, les stock options, etc. On apprenait presque en même temps que les seules entreprises du CAC 40 avaient distribué 41 milliards d’euros de dividendes en 2007 et prévoyaient une progression de 5% de ce chiffre en 2008. Mais personne ou presque n’a fait le rapport.

L’appauvrissement des quasi pauvres

Il est certain que ce RSA au rabais (le projet du rapport Hirsch 2005 aurait exigé 8 à 10 milliards d’euros par an) va permettre à quelques centaines de milliers de personnes trouvant des emplois à temps très partiel d’améliorer leurs revenus et, pour une fraction d’entre elles, de franchir le seuil de pauvreté. Combien ? Si l’on ne change pas la définition actuelle de la pauvreté monétaire, peut-être 400.000 à 500.000 d’ici 2012 sur les 7 millions de pauvres. Encore cela dépendra-t-il de l’évolution générale de l’emploi, car ce ne sont pas, sauf exception, les RMIstes qui créent leurs emplois.

Mais cette amélioration effective pour une petite minorité va se faire au prix de l’appauvrissement relatif de millions de personnes.

1) D’abord un appauvrissement des « autres pauvres », ceux qui ne bénéficieront pas du RSA. On peut parier que d’ici 2012 leur revenu continuera à décrocher par rapport au revenu médian. Le RMI, l’ASS (allocation de solidarité spécifique) et l’API (allocation de parent isolé) semblent voués à la croissance zéro voire négative de leur pouvoir d’achat, tout comme les prestations familiales. Le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé, enjeux électoraux symboliques, seraient revalorisés de 25% entre 2007 et 2012. Cette promesse, faite juste avant les municipales, sera-t-elle tenue vu le tour de vis annoncé ensuite ? Même si elle l’était, cela correspondrait à 4,5% de progression par an. Avec une inflation qui pourrait être de 3 à 3,5% par an, le pouvoir d’achat augmenterait de 1 à 1,5% par an, vraisemblablement moins que le revenu médian.

2) Ensuite, le RSA va constituer un encouragement à la multiplication de petits boulots précaires mal payés, ceux-là même qui sont à l’origine de la pauvreté salariale que le RSA prétend combattre.

3) Enfin, le pouvoir d’achat de certains des bénéficiaires de la prime pour l’emploi (ceux qui sont un peu au-dessus du Smic à temps plein) va être réduit pour pouvoir financer le maigre RSA. Je n’ai jamais défendu la PPE, ce « crédit d’impôt » inventé aux États-Unis comme aide sociale aux bas salaires. La PPE a les défauts politiques du RSA (d’une part, elle avantage uniquement ceux qui travaillent et donc elle est inégalitaire par construction, d’autre part elle entérine et encourage les politiques de bas salaires). Elle a en plus l’inconvénient d’être assez mal ciblée et de concerner, dans une minorité de cas, des gens qui n’en ont pas besoin, en tout cas pas au titre de l’aide publique. Mais la PPE existe, plus de 8 millions de personnes en bénéficient pour un montant total de plus de 4 milliards d’euros, et ce qu’on nous propose est bel et bien d’en réduire le montant pour financer le RSA, c’est-à-dire en gros de déshabiller des salariés peu payés mais à temps plein pour aider des smicards à mi-temps ou à tiers-temps.

Au total, dans ce scénario, qui pourrait sérieusement dire en 2012 que la pauvreté a reculé ? N’est-on pas proche de l’exemple fictif des 10 personnes à faible revenu auxquelles on applique une redistribution entre elles pour améliorer les chiffres ? Si c’est cela la solidarité active, il serait bon d’en refermer la parenthèse.

(Source : Le blog de Jean Gadrey)

Lire aussi Mille Bâbords 11576 Actu-chômage

  • Formulaire RSA : un flicage de plus en plus intolérable !

Mercredi, 10 Juin 2009

Choqués, plusieurs de nos lecteurs « ex-RMIstes » nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d’un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.

 

Réponse de la CAF du Var :

25 février 2010

(Voir article précédent : Lettre Ouverte à la CAF du Var…)

—-- Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010
votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources , la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute
  Cordialement,
  Votre technicien-conseil.
Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Conclusion ?

  • Il semble donc qu’il y ait un profond décalage entre le Projet de Loi de Mr HIRSCH, les informations relatives à cette Loi pourtant des plus relayées par les médias (désinformation ?), et son application concrète sur le terrain…

Il convient donc d’écrire au premier concerné, à savoir Mr HIRSH et de rétablir ainsi une information concrète sur la Loi du RSA.

Appel à tous les visiteurs :

Si vous faites face à des situations analogues merci de me faire part de vos témoignages : nous les publierons sur ce site et les enverrons au Ministère (Mr le Haut Commissaire « aux solidarités actives contre la pauvreté« …).

Attention !

N’oubliez pas : 

Nous ne sommes en démocratie que si nous faisons entendre nos voix… 

Passer sous silence les dysfonctionnements et les iniquités pérénise et accroît ces mêmes disfonctionnements et iniquités…

 

Merci donc de Réagir :

Ecrivez vos témoignages sur ce site ou à l’adresse suivante :

comite17octobre@yahoo.fr

 

LETTRE OUVERTE A LA CAF DU VAR

10 février 2010

 logogratuit.jpg   boutonthemoteur.jpg     lienretour.gif

 

Madame, Monsieur,

Depuis janvier 2010, mon Allocation Logement est passée de 258,63€ à 170,77€, « les calculs se basant sur mes ressources 2008 »…

Or, en 2008, j’ai été employé en Contrat d’Avenir du 01 mars au 31 Août (735€/mois…) puis en CI-RMA (825€/mois…) jusqu’au 31 décembre, et ce alors que j’étais S.D.F. …

Comment pouvez-vous justifier ce  » calcul «  ?

Comment pouvez-vous amputer d’un tiers mes allocations logement alors que je n’ai un toit que depuis 6 mois ?!?!?!?

Prenez-vous seulement en compte, dans ces calculs, les conditions du marché immobilier ?

Que faites-vous de la Loi S.R.U. qui n’est pas appliquée dans notre département ?

Sans réponse de logement social HLM depuis plus de 2ans, je n’ai pu trouver un bailleur privé, acceptant de louer un logement à un travailleur en contrat aidé, qu’en juin 2009, et ce pour un loyer exorbitant de 610€/mois…

Mon Ci-RMA se terminant en Mars 2010, avec 535€ de chômage/mois (!), je n’aurais plus les ressources suffisantes pour garder mon toit au vu de vos « calculs » de prestations…

D’autre part, je n’ai plus droit également à la C.M.U. depuis Février 2010 !… Je me vois donc sommé de débourser près de 400€ pour acquérir une mutuelle : comment la payer ???…

Sur quels fondements ou  » barèmes  » vous basez-vous pour arriver à de telles iniquités ?

« Travailler plus pour être plus démuni ? »

Quelles sont les finalités de vos « calculs » ?

Garantir une main d’œuvre bon marché, tout en la domiciliant dans des foyers d’hébergements d’urgence ?

Après deux ans de travail à salaire précaire je dois donc retourner à la rue et y rester ?

Est-ce donc là votre logique ou celle de votre direction ?

A qui faut-il s’adresser pour palier à de telles spéculations ?

Comment dois-je procéder ?

Merci de me renseigner.

Cyril Cossu.

(Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

logogratuit.jpg      lienretour.gif

banthemoteur.jpg

Réponse de la CAF du Var :

—-- Message transféré —-
De : « dialogue.caftoulon@caf.fr »
À : cyrilcossu@yahoo.fr
Envoyé le : Jeu 25 février 2010, 12 h 54 min 43 s
Objet : La CAF vous répond

Bonjour, Réponse email 10 02 2010
votre droit d’allocation logement est calculé par rapport à votre situation professionnelle et à vos ressources 2008 déclarées
le RSA n’est pas une prestation qui neutralise vos ressources , la législation est ainsi faite et nous sommes là pour appliquer cette législation.
restant à votre écoute

  Cordialement,
  Votre technicien-conseil.

Attention, désormais vos droits sont calculés au 1er janvier de chaque année !
Pour en savoir plus, rendez vous sur http://www.caf.fr/redirect/s/Redirect?page=particuliersSuppressionDR

Défense de l’Hôpital Public

9 février 2010

Réagir ou laisser faire ?

Merci de signer la pétition ci-dessous & de la faire suivre à vos contacts…
http://petition-mdhp.fr/index.html

Rappel : « 2010, année européenne du refus de l’exclusion…« 

Bonne continuation,

Cyril Cossu

—-- Message transféré —-
De : PLA Isabelle
Envoyé le : Ven 09 Février 2010, 10 h 04 min 49 s
Objet : SVP pour la défense de l’hôpital public signez et faites circuler

Pas besoin de stylo!!!

Objet :  Défense de l’hôpital public  
 
Ci-dessous  vous trouverez la pétition de défense de l’hôpital  public, à faire  signer au plus grand nombre possible de  personnes.
 Merci  de la signer vous même et de la faire suivre à  tout votre  carnet d’adresse.
 Quelques  secondes de votre temps pour une grande cause !  
    
Objectif  du Mouvement de Défense de l’Hôpital public : dépasser le million de  signatures avant la fin de la semaine.
 
  
> > > http://petition-mdhp.fr/index.html  

 

MERCI

NON A l’OUVERTURE d’un CAMP D’INTERNEMENT des ETRANGERS !…

3 février 2010

De: Contre CRA du Mesnil <contrecramesnil@placeauxdroits.net

Objet: NON A l’ouverture d’un CAMP D’INTERNEMENT des ETRANGERS 

À: <comite17octobre@yahoo.frDate: Mercredi 3 Février 2010, 17h51

MERCI de diffuser cet appel autour de vous…


 bandeaumesnilwidth960.jpg  

> Pétition et informations sur le site de la campagne

  ADDE -- Comede -- ELENA-France -- Emmaüs -- Gisti -- La Cimade –  Ligue des droits de l’homme -- Migreurop -- MRAP – Réseau Education Sans Frontières -- Secours Catholique –  Syndicat des Avocats de France -- Syndicat de la Magistrature : 

Centre de rétention du Mesnil 2 : 

Non à l’ouverture d’un camp d’internement des étrangers !

 

Alors que les audiences du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l’administration s’apprête à créer à nouveau les conditions d’un drame. La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L’ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s’ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places. 

L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D’exceptionnel, l’enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. 

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s’ajoutent à cet univers carcéral.  Comme pour le CRA de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d’un centre de rétention. 

La construction envisagée de deux salles d’audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d’exception éloignée de tout regard de la société civile. Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’était le cas au CRA de Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008).

Comme l’a montré la situation de Vincennes, ce type d’univers déshumanisé favorise, encore plus qu’ailleurs, le non-droit, les violences, les automutilations et les tentatives de suicide. 

Les associations signataires s’opposent à l’ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l’internement administratif des étrangers.  Premiers signataires :  ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

 > Pétition et informations sur le site de la campagne 

Contact : contrecramesnil@placeauxdroits.net 

Jeunes précaires, un sous prolétariat

29 janvier 2010

—-- Message transféré —-
De : PLA Isabelle
Envoyé le : Jeu 28 Janvier 2010, 22 h 24 min 40 s
Objet : article de l’huma du 28 janvier 2010

ARTICLE de L’HUMANITE du 28 Janvier 2010


 

Jeunesse Génération sacrifiée ?

Jeunes précaires, un sous prolétariat

Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.

Une série d’enquêtes toute la semaine dans l’Humanité.

« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. » Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. « 1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc. Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.

Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. « Vous vous plaignez, on vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ? On vous vire ! Vous refusez trop souvent des missions ? L’agence ne vous rappelle plus. Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. » Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 : « 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. » Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus : 50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres). « Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009. Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. » Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis

(dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible. Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou : « Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”. » Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres. Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…

« Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis. « On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels  », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables. Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. « Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène Éric. Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. » On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.

Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ». Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. » « En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacunpour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. » Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ? « Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dixhuit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une « soi-disant générosité  » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ». Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ». Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), « la droite tente de les ériger en norme ». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique. Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…

GRÉGORY MARIN

« Penser moins & consommer plus » (c’est le titre)

17 septembre 2008

 Annexe au compte rendu de la réunion du 09 septembre 2008 (Par le coordinateur précaire…).

J’assiste depuis le début du mois à un spectacle digne de figurer à notre prochain carnaval annuel.

Dans le même temps, la précarité de mon emploi devrait me suggérer le silence afin de ne déranger personne.

Quid alors des objectifs du 17 Octobre ?

Ce n’est pas sans raison que le Comité n’obtient pas de subventions…

Et pour cause : Inciter les exclus à prendre la parole, voire même le simple fait d’être à leur écoute est déjà considéré comme un acte subversif ou de dissidence… Ah! si seulement ces derniers en venaient par miracle à se féliciter de la politique menée à leur encontre, « pour leur bien » et celui de notre humanité… Nous devrions alors changer de travail !

Ainsi concernant les formules stéréotypées, à toutes épreuves, qui peuvent m’être servies ici et là, au sein d’associations dépendantes des financements publics, « revendiquant » « être dans le soutien et pas dans l’action », « ne pas faire de politique », etc., ou encore prétextant « l’utopie » à toute occasion de débattre sur les fondements mêmes de nos engagements, je voudrais juste rappeler [en tant qu’ « ancien S.D.F. » (toujours hébergé du reste…), «parasite », « faignant » et consort…] que seule la politique au sens non partisan du terme peut permettre à notre société de réduire la pauvreté et l’exclusion. 

Sinon on ne fait que s’appuyer sur l’exclusion pour entretenir une assistance relative…

Concernant « l’utopie », il est vrai qu’aucune solution face à la souffrance sociale générée par notre société de consommation libérale ne semble envisageable, puisque nous en sommes, pour la plupart, partie prenante !…

Néanmoins, la fonction de l’utopie n’est pas de nourrir notre rêve pour nous évader de la réalité mais d’orienter notre action pour corriger cette réalité… Or, nous consentons tous à mener l’action « politiquement correcte » qui nous est dictée : celle de nous familiariser à la précarité et à l’injustice sociale!…

Pour nous protéger de ces prétendues « fatalités », certains en viennent à dissocier malheur et injustice pour mieux rejeter la souffrance d’autrui. Ces comportements « normaux » ont pour effet, à plus ou moins long terme, de nous désensibiliser, pour « le bien de l’humanité » ! Miracle ! : Nous parvenons ainsi à rendre acceptable l’inadmissible et à en repousser continuellement les limites !…

Notre consentement à la précarisation, même passif, est déjà en soi une « action » politique.

Face à la peur, l’individualisme se renforce et avec lui la tolérance au mensonge, le concours à sa production et à sa diffusion (pour sauvegarder nos emplois salariés ? Obtenir de plus larges subventions ?…), mais aussi la culture du mépris à l’égard des exclus…

Une culture que l’on pourra arroser aux cours de repas défrayables, où l’on réaffirmera avec un entrain « viril » la prétendue nécessité « d’indispensables sacrifices à consentir pour sauver le pays du naufrage économique » (pour la plus grande satisfaction des patrons du CAC40 !)…

Alors quel avenir pour le Comité du 17 Octobre?

Travailler en contrat aidé ne me permet pas d’avoir accès à un logement dans la ville où je suis né…

Mais cela me permet (grâce aux engagements du Comité…) de m’investir dans mes convictions.

Cela me permet de donner un sens au Travail, là où l’élémentaire est devenu un luxe…

 Cela me permet d’éviter, n’en déplaise aux auxiliaires professionnels de l’Etat,  le harcèlement des structures « d’insertion », uniquement promptes à me « tendre la main » pour m’envoyer faire des ménages 2heures par semaine afin de « prouver ma bonne volonté » à remplir leurs statistiques… De quelle insertion parlons-nous ?…

Simplement d’une intégration obligatoire à un réservoir de main d’œuvre et de services bon marchés pour nantis & privilégiés. La misère n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle.

Bientôt, le R.S.A. permettra de « mettre tous les clochards au travail » tout en restant clochards… Et de banaliser encore plus la précarité… Ceux qui refuseront de se soumettre, ceux qui refuseront de travailler pour rien, pourront se faire lyncher au milieu des poubelles de notre société de consommation.

S’insérer, en tant qu’exclu (ou fils de rien), à proprement parler, ne se résume plus qu’à accepter la précarité et la soumission constante… Beau travail de gestion socioculturelle & économique !…

Notre problème c’est la soumission, la banalisation, tant que nous n’en sortirons pas, nous pourrons répéter la journée mondiale de la misère indéfiniment. Est-ce notre objectif ? Faire une commémoration une fois l’an ? Pour nous rappeler l’Humanité ? Nous sommes tous concernés par le déni et l’individualisme : « Il faut bien vivre », soit disant !… (Et on est tous le pauvre de quelqu’un…)

Bref, tout ceci pour dire : si je peux entendre (avec effroi) que certaines associations financées par les pouvoirs publics ne veuillent pas signer la pétition, une pétition qui pourtant ne fait que rappeler les fondements élémentaire de notre république, je ne peux m’empécher de penser à tous ceux que j’ai pu voir crever  dans l’indifférence, au nom de ce même comportement ordinaire.

Aussi je me demande si nous pouvons encore oeuvrer avec des exécutants ou des gestionnaires qui n’ont aucuns scrupules à nier leurs vocations premières, au nom de l’individualisme et du politiquement correct, c’est aux exclus et aux plus démunis que nous devrions nous adresser directement…

Mais force est de constater que bon nombre d’entre eux se replient également devant la peur de perdre le peu de droits qui leur reste…

Peut-être devrions nous mettre en place des formations spéciales« Journée mondiale du refus de la misère »… Avec pour thématiques : « La misère, qu’est ce que c’est ? », »Pourquoi refuser la misère si ça ne nous rapporte rien ? », « Pourquoi faudrait-il écouter les pauvres alors qu’on est pas payé pour ? », « Pourquoi la misère c’est pas beau et c’est pas bien ? », « Pourquoi devrait-on s’empécher d’humilier les plus faibles », « A quoi ça sert l’intégrité ? », « Faut-il dire bonjour aux clochards ? », « Pourquoi faudrait-il donner la parole à ceux qui n’ont qu’à se taire et obéir ? »… Exprimez  vos ideés !!!…

Laissez donc vos remarques et commentaires, on essaiera de monter une pièce de théâtre avec !…

17 Octobre, refus de la misère : notes pour les « réticents » ordinaires…

28 octobre 2008

Extrait de la Revue IOTA, numéro 115, du 27 octobre 2008.

Devant certaines réticences par rapport à la Journée mondiale du refus de la misère et à son implication politique, voici un texte d’Alain Durant* dans son ouvrage « La cause des Pauvres » page 83 : « La relation aux pauvres revêt aujourd’hui une double dimension : 

- l’une immédiate, directe, face à face : c’est ce que Paul Ricoeur appelle la dimension courte. Relation d’aide, de secours d’urgence, relation qui peut permettre de trouver des solutions individuelles, de réparer éventuellement le mal, mais non d’atteindre sa cause.  - L’autre indirecte, qui passe par la médiation institutionnelle, qui vise à atteindre et à modifier les processus socio-économiques et culturels qui engendrent les situations de pauvreté : c’est la dimension longue. Elle est « politique ». Elle vise une efficacité collective et non plus individuelle. Elle agit sur les causes. Cette relation est historiquement beaucoup plus neuve et elle n’est pas encore vraiment assimilée en milieu chrétien. (nous sommes spontanément beaucoup plus portés vers la relation courte que vers la relation longue.  Aujourd’hui, une relation authentique aux pauvres ne peut pas être le choix de l’une de ces dimensions sans aucune référence à l’autre. Il ne s’agit pas que chacun suive également ces deux chemins : chaque personne ou  groupe ne peut pas tout choisir et tout faire. Mais il est aussi dangereux de toujours pratiquer la relation courte sans jamais aller jusqu’à la découverte des causes collectives de la pauvreté et à l’action sur elles, que de se consacrer  à la relation longue sans avoir aucune relation immédiate avec les pauvres. » 

Pour dissiper tout malentendu sur le terme « politique » : rappelons que celui- ci  recouvre deux dimensions qu’il convient de ne pas confondre, même si étant liées elles entretiennent souvent la confusion :  - La première est celle du projet de vie en société, de la recherche du bien commun et de la lutte contre toutes les formes d’injustice génératrices de pauvreté. - La seconde est la mise en oeuvre d’une stratégie pour la conquête du  pouvoir. Elle est propre à la vie des partis politiques. En relisant le contenu de la lettre** adressée par le comité du 17 octobre aux élus du département et de la région, je retrouve tout le sens de la première dimension et j’y souscris pleinement, même si les termes ne font pas dans la dentelle ! En revanche, je défis quiconque de retrouver dans le texte la moindre allusion à une recherche d’une nouvelle organisation du pouvoir. De plus, j’ajouterai que le SILENCE est toujours un acte politique puisqu’il est consentement tacite à l’ordre ou au désordre établi. 

Jean- Yves Règne, 

Membre de l’UDV. 

* Dominicain, directeur de Foi et Lumière. ** voir Iota n°113, disponible en téléchargement dans le mémo « lettre ouverte aux élus ».

Face à la crise, la société civile européenne s’organise

16 janvier 2009


Cent cinquante représentants des mouvements sociaux, des syndicats, des ONG environnementales, du développement, des droits des femmes, et d’autres mouvements sociaux, venant de vingt-cinq pays, se sont réunis à Paris du 9 au 11 janvier pour s’organiser face aux crises financière, économique, sociale et écologique.
Parmi les participants étaient notamment présents les Amis de la Terre Europe , ATD Quart Monde , le réseau des Attac d’Europe, le CCFD, le CRID, la Ligue des droits de l’homme, Oxfam, le Secours catholique, Via campesina Europe, les syndicats CGIL, CGT, FSU, Solidaires, Ver.di…

De cette réunion est sortie une déclaration (La Déclaration de Paris) qui appelle à faire du G20 de Londres, le 2 avril, un grand moment de mobilisation en Europe, autour du mot d’ordre « Nous ne paierons pas pour votre crise ». Le 28 mars (le samedi précédant le G20), se tiendra une journée internationale de manifestations et d’actions pour de véritables alternatives, en écho à la manifestation qui se déroulera le même jour à Londres. Cette mobilisation se poursuivra ensuite jusqu’au G20 par une semaine d’actions partout en Europe, et notamment, le 1er avril, par une journée « poisson d’avril de la finance ».

Les participants à cette rencontre ont décidé de se réunir au lendemain du prochain G20, les 18 et 19 avril, pour discuter de la suite de ces mobilisations.

Face à la crise du capitalisme néolibéral, un autre monde est possible, et la société civile s’organise pour l’imposer aux directoires mondiaux de la globalisation.

http://www.france.attac.org/spip.php?article9453

Attac France ,
Montreuil, le 14 janvier 2009

La Déclaration de Paris

16 janvier 2009

Nous ne paierons pas pour vos crises – le moment du changement est venu ! 

Plus de 150 représentants de syndicats, de groupements paysans, de mouvements de solidarité internationale, de groupes écologistes, d’ONG de développement, de groupes de migrants, de mouvements confessionnels, de groupes de femmes, de mouvements de “sans”, de mouvements étudiants et de jeunes et d’organisations luttant contre la pauvreté venus de toute l’Europe se sont rassemblé les 10 et 11 Janvier 2009 à Paris afin d’analyser collectivement les crises actuelles, de développer des stratégies communes et de débattre de demandes et d’alternatives conjointes en réponses à ces crises.  Alors que la crise financière et économique s’intensifie, des millions de femmes et d’hommes perdent leur emploi, leur logement et voient leurs conditions de vie se dégrader. Des dizaines de millions d‘entre eux vont s’ajouter au 1,4 milliard de personnes qui vivent déjà dans l’extrême pauvreté. Les crises aggravent la situation sociale, écologique, culturelle et politique dans laquelle vit la majorité de la population de notre planète. En dépit de l’échec évident et prévisible du modèle économique actuel, les dirigeants politiques répondent en essayant de préserver un système qui est précisément responsable de ces crises. Les gouvernements ont été prompts à offrir leur garantie aux banques, aux grands actionnaires et à leurs alliés du monde de la finance, avec des centaines de milliards d’argent public. Pour résoudre le problème, ils nomment des banquiers et des responsables de multinationales : les mêmes acteurs qui ont suscité ces crises. Les travailleurs, les chômeurs, les pauvres – tous ceux qui sont touchés- n’ont reçu aucune aide dans leur combat quotidien pour joindre les deux bouts et, pour couronner le tout, ils sont maintenant supposés payer l’addition. Les propositions des gouvernements pour gérer la crise économique qui se déploie ne s’attaquent pas aux autres dimensions de la crise que nous devons affronter aujourd’hui – justice globale, crise alimentaire, crise climatique, crise énergétique – et par là même au besoin de transformer le système économique en un modèle qui nous permettrait de satisfaire les besoins fondamentaux de tou-te-s, de garantir tous les droits humains et de restaurer et préserver les bases écologiques de la vie sur notre planète.  Le moment est venu du changement ! Nous pouvons construire un système qui fonctionne au service des peuples et de l’environnement, un système qui réponde aux besoins de tous, un système basé sur les principes de l’intérêt collectif, de l’équité mondiale, de la justice, de la durabilité environnementale et du contrôle démocratique.  Comme premier pas, des mesures immédiates doivent être mises en oeuvre pour répondre aux impacts sociaux des crises sur les populations, tout en soutenant une transformation écologique de l’économie. Nous appelons tous les mouvements sociaux d’Europe à s’engager dans un processus de changement. Pour commencer, nous appelons les mouvements à:  - s’engager dans la mobilisation massive pour la manifestation majeure de Londres le 28 Mars 2009, en amont de la réunion du G20, ou à investir les rues de leurs propres pays ce même jour pour faire entendre leurs voix. Vingt gouvernements ne peuvent décider seuls du futur du système économique et financier mondial.  - mettre en place une journée d’action dans la semaine du G201 (30 mars-5 avril) de préférence le 1er Avril (Financial Fool’s Day / poisson d’avril de la finance) partout dans le monde, pour mettre en lumière l’irresponsabilité du pouvoir financier et promouvoir un contrôle démocratique de la finance. Cette réunion est un pas en avant dans un processus de long terme visant à construire des espaces de rencontre pour les réseaux européens. Reconnaissant et s’appuyant sur les mobilisations passées et futures des mouvements sociaux et des organisations de la société civile en Europe et à travers le monde, ce processus se nourrit des efforts déployés dans le Forum social européen et ailleurs pour construire une Europe démocratique et socialement et écologiquement soutenable. Nous nous engageons à accroître la coopération et la communication entre nos réseaux et organisations dans le but de mettre en oeuvre les conditions d’une mobilisation durable et de développer des alternatives partagées. Nous nous engageons à soutenir et encourager les populations à faire entendre leurs voix pour remodeler leurs sociétés. Nous nous rencontrerons à nouveau les 18 et 19 Avril 2009 à Francfort sur le Main en Allemagne, avec l’objectif de développer les prochaines étapes de mobilisation et les stratégies pour un vrai changement. Nous appelons tous les mouvements sociaux et les organisations à rejoindre ce processus.

Rencontres Régionales 2009 d’EAPN (European Anti Poverty Network)

27 février 2009

Les rencontres régionales 2009 d’EAPN (European Anti Poverty Network), préparatives des huitièmes rencontres européennes des personnes en situation de pauvreté, auront lieu, pour le sud est, à Avignon. 

Cette année les rencontres sont intitulées « ce qu’il nous faut là ou nous vivons ».  

Ces journées préparatoire se dérouleront dans l’amphitéhâtre de l’Ecole d’Art d’Avignon, au n° 7 de la rue Violette les mardi 3 et mercredi 4 mars prochain de 9H à 17H. 

Ces réunions de travail concernent les personnes en situation de pauvreté et les intervenants sociaux (salariés et bénévoles). 

Les personnes en situation de précarité sont directement concernées par les rencontres européennes; ce sont leurs expériences qu’elles iront présenter à Bruxelles les 15 et 16 mai 2009. 

Par ailleurs l’association CASA convie l’ensemble des participants ainsi que les personnes qui souhaiteraient faire l’expérience d’une rencontre avec les membres d’EAPN à une soirée qui aura lieu le mardi 3 mars à partir de 19H à l’Espèce d’Espace au n°5bis avenue du Blanchissage. 

D’avance nous vous remercions de bien vouloir signaler votre venue à ces deux journées EAPN ainsi que pour les Ripailles, en téléphonant pour réserver au 04.90.82.33.32 ou 06.84.76.94.69. 

Invitation & Programme :

http://casa-avignon.blogspot.com/2009/02/casa-eapn-invitation-et-programme.html 

Pour Infos :

Collectif Action des Sans Abri d’Avignon : « L’association CASA est née d’un mouvement spontané de personnes sans abri, en situation d’exclusion ou de grande précarité. Usagers de fait des structures sociale et d’insertion, ces personnes ont souhaitées ne plus être considérées seulement sous ce statut d’usager. Elles revendiquent un rôle actif ainsi qu’un droit de parole concernant tout projet ou dispositif qui leur est destiné. Ces personnes ont donc pour volonté d’être considérées comme des partenaires et des interlocuteurs vis à vis des pouvoirs politiques, publics et associatifs. Des professionnels se sont rapidement associés à la démarche propre à l’association. Leur engagement, dans le respect de la dynamique associative, doit permettre d’expérimenter au sein même de l’association un registre alternatif du travail social, appliqué au domaine de l‘insertion sociale. »

A méditer…

 Voir Liens

Compte rendu de la réunion EAPN PACA (Avignon, 3 & 4 mars 2009)

18 mars 2009

Ø  EAPN : Qu’est-ce que c’est ? 

Depuis 2001, c’est un réseau Européen rassemblant 27 réseaux nationaux d’associations et d’organismes en lutte contre l’exclusion et la pauvreté. EAPN France regroupe entre autres : A.T.D. Quart Monde, le Secours Catholique, les Petits Frères des Pauvres, L’Armée du Salut, Emmaüs, S.N.C., F.N.A.R.S., U.N.I.O.P.S., …

Leur objectif est de porter les revendications de chaque association au niveau Européen.

Ils organisent pour ce faire des groupes de réflexions et jouent un rôle de coordination voir de lobbying politique. Lien : www.eapn.org 

Ø  A quoi ça sert ? 

Ils n’ont aucun pouvoir de contrainte ou de pression au niveau de l’Europe sur les politiques nationales…

Par exemple : ils ne peuvent exiger l’application de la loi SRU (car c’est une loi française : « C’est donc à la France de faire appliquer sa loi »).

Par contre, ils prétendent avoir un pouvoir de mobilisation au niveau national si l’information est bien véhiculée par ses membres (ce qui n’a pas été le cas pour ces rencontres régionales…).

Ø  En quoi ça (pourrait) nous concerne(r) ? 

La conclusion majeure de leur premier rassemblement (2001) a été la suivante :

Reconnaissance de la compétence et de l’expertise des personnes en situation de pauvreté.  Prise en compte de leur volonté de participer à la société et à la prise de décision qui les concernent. 

-

Déroulement de la rencontre régionale : Nous sommes accueillis par l’association Collectif Action des Sans Abris à l’école des arts d’Avignon pour le travail d’échange et réflexion.24 personnes sur les deux jours venants de  CASA, FADS Lyon, FADS Marseille, Foyer vers l’Avenir à Riorges, Comité du 17 Octobre de Toulon, Le SAO d’Avignon, l’Association le Nid…

Thème des 8° rencontres : « Ce qu’il nous faut là où nous vivons »

- NOUS AVONS BESOIN DE SERVICES DE BASE (!) : 

1- Logements avec un loyer accessible, une fourniture d’énergie à des tarifs correspondants aux situations de chacun et des commerces à proximité.  - Difficultés d’accès au logement, même social car les garants sont difficiles à trouver et les bailleurs posent des conditions très contraignantes. « C’est le parcours du combattant, c’est à la limite de la discrimination ». - « L’appartement est trop cher, et le reste aussi». - Les logements/hébergements doivent permettre d’accueillir famille, enfants, amis dans l’intimité. Des structures doivent être également ouvertes pour les personnes avec animaux et les femmes. Renforcer les SAVS (services d’accompagnement à la vie sociale) pour accompagner la sortie d’hébergement. 

2- Démarches administratives simplifiées et accessibles avec des lieux d’accueil centralisateurs (type PARADS). « On nous demande tout le temps les mêmes papiers, il faut faire des photocopies et ça coûte cher ». 

3­- Ressources:  - Pour les moins de 25 ans, extension du RMI… - Du travail avec des salaires qui permettent une vie digne (stop à la précarisation du travail). 

4- Accès à l’alimentation:  -C’est un processus long, il faut toujours tout justifier, « justifier qu’on est pauvre ». Etiquette du pauvre à enlever… 

5- Accès à l‘hygiène pour les SDF: - Des douches, des WC, accès à l’eau pour un minimum d’hygiène.  « De plus en plus de mairies coupent les points d’alimentation en eau. Ils mettent des séparations sur les bancs pour éviter que les SDF s’allongent un peu… C’est dégueulasse… »

6- Accès aux transports (tarifs et horaires adaptés). 

7- Accès aux soins de santé: -« Il faut prévoir à l’avance quand on va tomber malade ».  -Il faut prendre RDV tout le temps. -De plus de plus de médecins refusent la CMU (Couverture Maladie Universelle). Et personne ne s’indigne !… « Le serment d’Hippocrate a disparu : il n’y a plus que des commerçants »…

8- Des Services de base de qualité, qui respectent la vie humaine, la dignité 

- La dignité est confondue avec l’apparence et le statut social, alors qu’elle est un droit fondamental inhérent à tout être humain. « Ceux qui disent :  -- « On va les laver et les coiffer pour leur rendre un peu de dignité » en parlant des SDF ne sont que des pervers ignares… »

- Il faut impérativement éditer une Charte des bonnes pratiques pour l’ensemble des services sociaux   « Les travaileurs sociaux sont aujourd’hui payés pour nous humilier, nous culpaliser… Il ne s’agit plus de travail social… » « On nous manipule et on nous infantilise ».            

- Plus d’individualisation dans les accompagnements…  « On est plus que des numéros… »            

- Les associations doivent être plus revendicatives et moins dans le consensus. De plus en plus, elles ne font que compter leurs sous : elles tirent leur épingle du jeu grâce à leurs pauvres « clients »…

- Les associations doivent pouvoir gérer leurs subventions correctement.            

- Nous devons tous participer à l’évaluation des politiques publiques.  « On est des êtres humains comme tout le monde ».                 -Exemple de la personne qui doit subir un alcootest avant de rentrer sans son centre. 

-Précarisation de l’accueil d’urgence: tous les soirs, il faut rappeler pour avoir une place. 

-Certains centres liés au 115 demandent une participation financière pour pouvoir être accueilli.   .Souhaits 2010 - Plus d’échanges entre intervenants sociaux et personnes accueillies - Plus de participation, être écouté  - Un logement accessible pour tous! « Même ceux qui bossent, ils n’arrivent pas à trouver un logement ». Particularité pour les femmes (manque de place d’hébergement)...  - Des revenus (travail ou allocations) pour une vie digne, notamment pour les jeunes! « Je suis fière de travailler, pour moi c’est une chance. »  - Que les politiques prennent leurs responsabilités : la Loi SRU n’est pas appliquée ! La Loi DALO ne sert à rien (10€ d’indemnités!!!…) - Accès à l’éducation    Remettre l’être humain au centre de l’économie et de la société.   Remettre l’être humain au centre d’un projet de société basé sur le respect, la dignité, la solidarité et la citoyenneté active. 

Divers :   - «L’assistanat, ça  permet juste de faire taire les gens. » - »L’euro, ça nous a pas fait du bien  » : augmentation du coût de la vie : « un caddie de supermarché avant l’euro a largement augmenté après l’arrivée de l’euro ». Aujourd’hui avec la crise les agences d’intérim sont obligées de fermer. La précarité peut être source de racisme dans les situations de crise économique. La précarité c’est un travail à plein temps. 

Au mois d’Avril, ne te découvre pas d’un fil…

27 avril 2009

Comme les bonnes résolutions s’étompent aussi vite qu’elles avaient pu (ré)apparaître…

Un petit devoir de mémoire et de conscience pour tous ceux qui estiment « faire le bien » autour d’eux (et pour tous les autres, simples commerçants socioculturels…) :

Le message oublié de l’Abbé Pierre (2007)

Image de prévisualisation YouTube

Bonne continuation à tous les visiteurs…

Le Coordinateur.

Synthèse EAPN présentée à Bruxelles les 15 & 16 mai 2009

5 mai 2009

Depuis 1990, le Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (EAPN) est un réseau indépendant d’associations et de groupes engagés dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans les Etats membres de l’Union européenne.

Synthèse EAPN 2009———————————————————————————————- Voici les différents thèmes et constats, synthèses des réunions préparatoires tenues en régions (le Comité du 17 Octobre  a participé à la réunion PACA), qui seront exposés à Bruxelles, devant la commission Européenne, les 15 & 16 mai prochains :

Thème des 8èmes Rencontres EAPN France :

« Ce qu’il nous faut là où nous vivons… »

  • Là où nous vivons, nous avons besoin de… 

 

- Nous avons besoin que l’on respecte notre dignité. 

La dignité est un droit inhérent à tout être humain quel que soit son apparence ou son statut social… (« Vous demandez de l’aide et on vous culpabilise, partout c’est l’humiliation… » / « Le racisme c’est mettre de côté quelqu’un pour sa couleur de peau, mais aussi pour son appartenance sociale, ou du fait de son âge, de part sa culture, à cause de sa maladie, de son handicap… Mettre de côté quelqu’un, c’est porter atteinte à sa dignité humaine… ») 

- Nous avons besoin d’une application effective des lois. 

(Loi S.R.U. en particulier… Loi de cohésion sociale et de lutte contre les exclusions…)

- Nous avons besoin de services de base qui respectent une véritable charte de solidarité. 

 La qualité prime sur la quantité, c’est la manière dont les services sont rendus et proposés qui est à revoir totalement : Les associations doivent être plus revendicatives et moins dans le consensus…» / « Aujourd’hui, il y a beaucoup d’associations qui aident les pauvres, mais elles ne sont pas suffisamment dans le combat. La vérité, c’est qu’il n’y a plus d’esprit de solidarité, il n’y a plus de conscience collective. Seulement de  l’égoïsme et de l’individualisme : certains ont les moyens de gagner leur vie, mais d’autres n’ont pas cette opportunité. Ils sont alors privés de choses essentielles à la vie comme se loger, se nourrir, s’habiller, se soigner dignement, et n’ont même pas le droit à la culture et à la formation professionnelle. Les associations censées nous aider ne dénoncent pas ces injustices, elles les banalisent et nous culpabilisent. Le coupable est  la gestion politique : Il n’y a pas de projet social, seulement de l’asservissement économique… Il faudrait remettre l’être humain au centre de l’économie et de la société. Nous ne devons plus être des dommages collatéraux.… »). 

- Nous avons besoin d’Egalité… 

Nous avons besoin d’accéder à nos droits comme tout citoyen : 

1)    Santé : 

« Trop de médecins refusent la C.M.U., le traitement des pauvres est discriminant, le serment d’Hippocrate n’est plus respecté… » 

Aspects positifs : 

Existence de la CMU. 

Propositions : 

Que fait le Conseil de l’Ordre des médecins face à l’abandon du serment d’Hippocrate ?… 

Etablir une charte pour l’accès aux soins pour tous, indiquant les médecins qui s’engagent à la respecter, afin que l’on puisse savoir où aller et à qui s’adresser. Garantir une mutuelle à des tarifs accessibles pour ceux qui n’ont pas accès à la CMU-C. 

2)    Alimentation : 

« Les colis sont considérés (par les associations) comme des compléments alimentaires, mais aujourd’hui cela n’est plus le cas, nous n’avons plus que ça pour manger !… Les files d’attentes renvoient aux tickets de rationnement !… Les gens qui ont des problèmes de santé et ont des régimes alimentaires spécifiques ne peuvent pas les respecter… Dans quelles conditions on mange !… Les soupes de nuit exhibent la misère… Les colis sont toujours les mêmes… « Je me retrouve avec 50 kg de pâtes chez moi, mais jamais rien pour les accompagner ». 

Aspects positifs : 

Il y a de nombreuses structures proposant de l’aide alimentaire. « En France, on ne meurt pas de faim… »

  Propositions : 

Faciliter l’accès à l’aide alimentaire en respectant la dignité.  Harmonisation des critères d’accès à l’aide alimentaire. Supprimer le nombre d’intermédiaires du circuit de distribution alimentaire.  Développement durable accessible pour tous (pas seulement pour ceux qui en ont les moyens). Renforcer les systèmes d’échanges de services (SEL, troc…) et la culture des jardins potagers. 

3)    Services sociaux et accès aux droits : 

« De plus en plus d’associations mais de moins en moins de revendications »… « Les associations ne sont plus dans le soutien mais dans l’encadrement commercial » … « On nous balade d’un endroit à un autre et on nous culpabilise de partout »… « Quelles associations pour nous défendre ? »… « On doit se débrouiller pour avoir accès à l’information »… « La Loi S.R.U. n’est pas appliquée »… « La spéculation immobilière n’est pas régulée »… « Les loyers augmentent et les surfaces diminuent »… « Les APL ne sont pas revalorisées »… « On ne peut plus se loger » … « Les allocations sont calculées sur la base des revenus de l’année dernière, et non pas sur ceux de l’année en cours »… « Les SDF sont traités pire que des chiens dans certaines villes : aucun accès à l’hygiène, pas de WC publics, pas de douches et encadrement policier »… « Les 18-25 ans n’ont pas droit au R.M.I., ils sont de plus en plus nombreux à faire la manche… »… Aspects positifs : Existence du RMI. Existence d’associations qui accompagnent les personnes, notamment pour la domiciliation. Certains départements facilitent l’accès aux transports.  Propositions :  Etre associé aux décisions nous concernant. Participation des personnes à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques les concernant. Accès à l’hygiène: rétablir le droit d’accès aux bains douches municipaux pour tout le monde. Prendre en compte les ressources du moment, et pas celles de l’année dernière pour l’accès aux prestations. C’est au moment où l’on fait la demande que l’on en a besoin… Référendum sur la pauvreté: que les lois soient proposées par les personnes en situation de pauvreté. - Nous avons besoin de solidarité… Avant tout, dans le sens d’être écoutés et compris. Stop à l’exploitation de la pauvreté / stop aux discriminations … »). 

- Nous avons besoin de justice et d’espoir…

 Quel est le projet de cette société ? Quelles sont nos perspectives à part la précarité à vie ?… »). 

- Nous avons besoin d’un vrai travail avec des salaires qui permettent une vie digne. 

 Stop à la précarisation du travail / Stop aux formations placards / Stop aux organismes de marchandisation de la précarité… »).

A partir de l’ensemble des échanges tenus en régions nous avons retenu cette phrase :

Remettre l’être humain au centre d’un projet de société basé sur le respect, la dignité, la solidarité et la citoyenneté active.

Lien : http://www.eapn.org/ 

Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît…

26 mai 2009

Et débrouille toi tout seul !!!…

Je vous invite à méditer sur le conditionnement avec le Power Point suivant :

Paradigme.pps

Bonne continuation à toutes & tous au Pays du Fromage et des C…….

Le Coordinateur.

P.S. : Pour accompagner votre digestion, un petit rappel des resistants (ça ne mange pas de pain et ça peut faire du bien) :

Image de prévisualisation YouTube

… Et un petit appel à la Résistance (des « Sans Voix ») :

Image de prévisualisation YouTube

 

Le Conseil Général liquide les associations…

24 mai 2009

… Pour mieux gérer la précarité à sa manière !… 

(Radiation « humaniste » des Rmistes & soumission des travailleurs à la précarité et aux inégalités afin de garantir un réservoir de main d’oeuvre docile et bon marché… Au service des nantis !…)

Un Programme des plus digne et courageux à l’image de tous les « professionnels » qui actuellement l’executent…

Réagir ou laisser faire ? :

—-- Original Message —--

From: Gilles Bourbon

Sent:Saturday, May 23, 2009 10:06 AM

Subject:Fw: Mort d’une association

 

Bonjour à tous,

La situation devient préoccupante pour toutes les associations. Ces derniers temps, je ne fais que batailler pour relancer des subventions qui ne sont pas passéesen première commission ou qui ne sont toujours pas instruites. Ainsi le Conseil général  a réduit de 3000 à 2000 euros l’une des deux subventions, la deuxième au titre du CLAS est supprimée (3000 euros), l’ACSE ex FASILD ne donne plus rien (9000 + 2750 euros) car supprimée et remplacée par une structure non opérationnelle. Pour le CLAS seule la CAF subventionnera les associations à condition que cette action s’inscrive bien dans la parentalité (les crédits d’aide aux devoirs sont réservés pour payer les enseignants en heures supplémentaires) mais rien n’est encore lancé dans ce domaine. Quoiqu’il en soit les crédits CLAS seront réduits du tiers au minimum. L’existence du CAAA sera menacée à terme à moins de trouver des subventions hors institutionnels.Les perspectives sont donc très sombres pour tous mais il ne fait désespérer de rien.

Le message joint est triste. Il traduit bien la problématique des associations. Les services rendus ne comptent guère, « l’argent étant le nerf de la guerre ».La situation de crise n’incite guère à la solidatité. Le gâchis sera important et la désespérance grandissante.

Amicalement.

Gilles

—-- Original Message —--

From: ascudo

Sent:Wednesday, May 20, 2009 3:40 PM

Subject: Mort d’une association

 

L’association culturelle Domino n’existe plus elle meurt l’année de son 10ème anniversaire.

Sa mort fait 10 chômeurs.

Les retard de paiement des subventions qui lui étaient dûs, la lourdeur administrative, qui font qu’à ce jour l’association ne connaît pas encore le montant des subventions 2009 qui lui devait être attribué ont fait que malgré notre présence sur le terrain, malgré l’extrême compétence des personnes employés, en animation, en formation, en accompagnement à la scolarité, partout où les institutions ont reconnu notre travail, nos compétences, les bravos de certains, qui bien sûr oubliait que cela avait un coùt, la professionalisation des salariés, la pérennisation des emplois, 5 cdi dont 3 venaient de contrats aidés, 2 étaient d’anciens cdd,

Une association qui travaillaient avec un public de 250 à 300 personnes

Voici le merci

je tiens à remercier nos partenaires Associatif, ainsi que les techniciens ou les conseillers institutionnels, pour leurs soutiens durant toutes ces années

Aux institutions :

Faites attention de ne pas faire mourir d’autres associations vous connaissez les sonettes d’alarmes  que la fin d’ASCUDO serve de leçon c’est tout ce que je souhaite

Aux associations :

N’hésitez pas à monter aux créneaux , gueulez, faites vous entendre, rassemblez vous,

ne pas oublier d’être militant avant tout.

c’est les larmes aux yeux que je vous dit au revoir

sachez que si vous avez besoins de personnes compétentes

Je peux vous garantir chacune des personnes qui travaillait avec moi

Pensez à eux si possible dans vos budgets

Au revoir

amicalement et associativement votre

Bernard Crapanzano

PS à faire suivre j’ai certainement oublié des adresses mail

A tous les visiteurs :

Continuez de vous taire et attendez donc votre tour !!!…

En route vers le 17 Octobre 2009

25 mai 2009

Journée Mondiale du Refus de la Misère  

Comité du 17 Octobre :

Pour une société qui s’engage vraiment 

Contre la précarité et l’exclusion 

À l’attention de l’ensemble des associations et des organismes locaux engagés contre la précarité et l’exclusion… 

17 Octobre 2009 :

Réagir ou laisser faire ?

 Comme chaque année, le Comité du 17 Octobre souhaiterait mobiliser le plus grand nombre d’entre vous autour de la Journée Mondiale du Refus de la Misère. 

En ces temps de chômage, de précarité et d’exclusion, dans un pays « avancé » tel que le nôtre, ce sont des droits qui sont mis à mal à travers des hommes et des femmes qui souffrent… En effet, les droits de l’Homme ne sont pas uniquement des « droits civils et politiques » (portant sur la liberté par exemple) ; ce sont aussi des « droits économiques et sociaux » (droit à la dignité, droit au travail, droit au logement…). 

Aussi, combattre la misère c’est avant tout militer pour le respect des droits de l’Homme.  Refuser la misère (en France) c’est exiger la simple application des droits de l’Homme (dans notre pays). 

Cette journée a pour but d’inciter l’ensemble des associations, des organismes et des gouvernements  à faire le point sur leurs engagements en matière de lutte contre la pauvreté et à se mobiliser pour les tenirau quotidien !  Mais elle est avant tout l’occasion d’écouter les personnes en grande pauvreté et de rendre hommage à leur courage et à leur résistance face aux humiliations dont elles sont bien souvent les victimes.  La lutte contre la misère n’aura d’effets durables que si l’expérience, la pensée et la participation de ceux qui l’affrontent tous les jours sont prises en compte… 

Face aux sceptiques qui diront « A quoi bon une journée par an si rien ne change par ailleurs ? », nous répondrons que les prises de parole suscitées par cette journée méritent à elles seules que nous nous réunissions pour les entendre ; et qu’il ne tient qu’à nous tous de rendre lisibles les disfonctionnements institutionnels, les dérives socioculturelles et d’être solidaires des publics accueillis ne serait-ce qu’en véhiculant leurs expériences et leurs témoignages… 

Cette année, le Comité du 17 Octobre organisera à nouveau pour cette journée un grand rassemblement citoyen sur la Place de la Liberté à Toulon Nous invitons donc l’ensemble des associations et des organismes locaux soucieux du respect des droits et aspirant à une société plus juste à se réunir pour se rappeler à leurs engagements fondamentaux

4 Pôles seront représentés sur la place : Santé, Culture, Travail, Logement

Nous proposons à chaque association sensibilisée de s’inscrire dans l’un de ses pôles et d’y co-animer un débat.

Merci de nous informer de votre participation, par mail : comite17octobre@yahoo.fr  

ou par courrier : Comité du 17 Octobre, 17 Bd Cdt Nicolas, Quartier Montéty, 83000 TOULON.

Vous pouvez également nous rejoindre le mardi 09 Juin, date de notre prochaine réunion ou vous êtes tous conviés.

(Réunion du Comité du 17 Octobre : Mardi 09 Juin à 17h à Kaïré [Théâtre associatif / Impasse Mirabeau à Toulon])

Le déroulement du 17 Octobre 2009 sera élaboré à partir des propositions de l’ensemble des participants.

La lutte contre la misère dépend de votre implication à toutes & tous.

Merci donc de votre attention à toutes et tous, À très bientôt, 

Cyril Cossu 

(Coordinateur « moderne » : contrat précaire / sans domicile fixe…)

  

    

Journées de sensibilisation dans les quartiers

10 mai 2009

En route vers 

          le 17 Octobre 2009… 

Journées de sensibilisation 

dans les quartiers :

Le Comité du 17 Octobre propose et organise des interventions sur l’ensemble des quartiers oubliés  de l’aire toulonnaise, devenus des « parkings sociaux » pour la gestion de l’exclusion. 

Ces interventions se déclinent en journées de sensibilisation au refus de la misère : informations aux habitants sur leurs droits, participations directes, ateliers d’expression, partage et recueils de témoignages…

Suite à chaque journée de sensibilisation, Le Comité du 17 octobre proposera de mettre en valeur et de faire connaître les textes et les créations produits lors des ateliers. 

Nous travaillerons cette année à l’édition de recueils de témoignages et nous présenterons, le 17 octobre 2009 sur la place de la Liberté, l’ensemble des réalisations produites dans les quartiers. 

Enfin, nous proposons aux associations de quartier de prendre part à cette journée du 17 Octobre 2009 avec tous les publics qui auront participé aux journées de sensibilisation. Ces publics pourront ainsi se retrouver, découvrir les réalisations de chaque quartier, rencontrer d’autres personnes engagées et s’exprimer sur le podium si elles le désirent. 

Pour quelles finalités ? 

Objectif 1 : 

Donner la parole aux habitants. 

Recueillir et relayer leurs témoignages. 

Objectif 2 : 

Informer les habitants sur leurs Droits. 

Inciter les habitants à participer aux décisions qui les concernent. 

Objectif 3 : 

Lutter contre les dérives socioculturelles et la ségrégation. 

Sensibiliser les associations locales aux enjeux et aux fondements de la Journée Mondiale du Refus de la Misère.

 

  • La misère est une violation des Droits de l’Homme : 

« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés, s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré »  [Joseph Wresinski (Fondateur du mouvement A.T.D. Quart Monde à l’origine du 17 Octobre)] 

La misère s’aggrave à mesure que le socle des droits inaliénables recule

La misère n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle résulte de choix politiques de société. 

Ainsi, pour informations (objectives) & culture générale :

Les choix fondamentaux : Un choix de société…

Les inégalités extrêmes entre les pays et au sein même des pays apparaissent comme l’un des principaux obstacles au développement humain. Les gouvernements du monde entier sont confrontés à un choix. Ils peuvent entamer une décennie consacrée au développement avec les ressources financières, les technologies et les capacités nécessaires pour en finir avec la pauvreté ou nous pouvons assister à l’échec du développement humain. La « façon de faire habituelle » ne permettra pas de tenir les promesses et les engagements. Le coût de cet échec se traduira dans les vies humaines, par l’accroissement des inégalités, des violations des droits de l’homme et des menaces pour la paix. 

Dépenses annuelles dans les pays riches : 

Cosmétiques (USA) : 9 Milliards ($)

Parfums (Europe & USA) : 13 Milliards ($)

Sommes nécessaires par an pour l’accès de tous à : 

Enseignement (Monde) : 7 Milliards ($)

Santé et Nutrition (Monde) : 14 Milliards ($)

[Rapport P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement) 2006]


 
Répartition mondiale des bénéfices de la croissance : 

Les 2 % les plus riches de la population adulte du monde possèdent aujourd’hui plus de la moitié de la richesse des ménages du monde alors que les 50% les plus pauvres n’en possèdent qu’à peine 1%…  

[P.N.U.D. : Rapport mondial sur le développement humain (2005)] 

Une relation inversée en matière de soins :  

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens et les plus grands problèmes de santé en consomment le moins. 

Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.

[Rapport O.M.S. 2008] 

Aujourd’hui, les fossés en matière de résultats sanitaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, sont plus importants que jamais. L’écart en matière d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépasse 40 ans. L’OMS estime que chaque année plus de 100 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. Le constat est amer si l’on considère que la communauté du développement s’est au contraire engagée à réduire la pauvreté. Les objectifs du Millénaire pour le développement se fondent sur la justice sociale et l’équité, notamment en ce qui concerne l’accès à des soins permettant de sauver des vies et de promouvoir la santé. Les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale ne sont pas seulement redevables de leurs promesses et de leurs engagements, mais ils doivent aussi tenir compte des faits.   

[Rapport O.M.S. 2009]

Vivre en territoire d’exclusion : La pénible dérive des quartiers oubliés 

Les ménages les plus fragiles trouvent principalement à se loger dans le parc Hlm dont la fonction sociale se renforce inexorablement, mais aussi dans des segments du parc locatif privé de faible qualité, vétustes ou même insalubres, dans des quartiers anciens et des copropriétés dégradées. Or, il est frappant de constater que ces logements ne se répartissent pas de façon aléatoire sur le territoire, mais se trouvent concentrés dans des secteurs géographiques spécifiques. Il faut rappeler, à cet égard, que les habitants de ces quartiers, même ils ne sont pas de grands précaires, pâtissent tous peu ou prou d’une forme particulière d’exclusion : La ségrégation

Grands ensembles et parc privé dégradé : unique destination pour les publics défavorisés…   

Plus qu’une réalité purement géographique, ces quartiers sont bien souvent les seuls territoires pouvant accueillir ceux qui ne trouvent pas à se loger dans les autres secteurs des agglomérations : les mal logés qui cherchent là de meilleures conditions de vie ou tous ceux qui sont orientés par les intervenants sociaux dans le cadre de leur travail quotidien ou de dispositifs ad hoc (FSL, PDALPD, Dalo…) car ce parc apparaît le seul qui soit disponible et à leur portée.  Dans un contexte de pénurie de logements accessibles et de forte hausse des prix de l’immobilier et des loyers, les possibilités d’obtenir un logement apparaissent de plus en plus limitées pour les ménages modestes qui se dirigent, contraints, vers des segments particuliers du parc de logements et surtout vers des quartiers dépréciés. Les ménages modestes sont ainsi les derniers à pouvoir choisir leur lieu de résidence. Si l’existence de quartiers de relégation et d’exclusion s’explique en partie par la situation du marché immobilier et la montée des précarités, les mécanismes de ségrégation sont également renforcés par les stratégies d’évitement que les populations « mobiles » manifestent vis-à-vis des territoires stigmatisés. 

La concentration des ménages les plus modestes dans les quartiers relégués n’est donc pas tant liée au fait qu’on y retrouve les logements les moins valorisés et par là les plus accessibles. C’est aussi le résultat d’autres mécanismes de ségrégations qui sont pour partie dépendants du comportement des autres acteurs, que ce soit dans la manière de freiner -- plus ou moins volontairement -- l’accès des ménages modestes à certains marchés et certains territoires, ou par l’addition des stratégies résidentielles de ceux qui disposent d’une certaine latitude dans leur choix, ce qui restreint voire interdit du même coup toute possibilité de mobilité pour les plus fragiles. Nature des parcs de logements disponibles sur un territoire, conditions d’accès à ces différents parcs, mobilités résidentielles différenciées des diverses couches de la population : il s’agit là de trois déterminants incontournables des processus de ségrégation spatiale. Mal maîtrisés, ces déterminants conduisent à l’apparition ou au renforcement de territoires d’exclusion dans lesquels les conditions d’existence sont rendues particulièrement compliquées pour des populations déjà fragiles au départ.   

C’est ainsi que l’espace se trouve marqué socialement et que les disparités territoriales reflètent les clivages sociaux qui traversent la société française. Les ménages défavorisés se voient ainsi imposés de vivre dans un « entre-soi » subi avec tous ceux qui sont exclus des autres territoires où ils ne peuvent obtenir un logement 

Pour les populations qui en sont captives, la « pétrification » des quartiers sensibles dans l’exclusion génère des difficultés qui se cumulent. Rapport après rapport, la Fondation Abbé Pierre a mis en lumière des situations « classiques » de mal-logement (hébergement chez des tiers, difficulté d’accès au logement des jeunes, non-logement, insalubrité, etc.) souvent détectées et auxquelles viennent s’ajouter de nouvelles difficultés en terme de mobilité résidentielle (trajectoires contraintes et orientées principalement vers des formes d’habitat et des territoires dépréciés), témoignant d’une radicalisation de la crise du logement. Pour les habitants de ces quartiers, il s’agit également de composer avec un enclavement fréquent qui rend d’autant plus difficile l’accès à l’emploi, à la santé, aux établissements scolaires de qualité… À ces caractéristiques objectives s’ajoutent des représentations négatives qui renforcent la réalité de l’exclusion ; car les habitants ne sont pas seulement stigmatisés par leur situation mais tout autant par les représentations sociales qui sont attachées à leur territoire. 

Les phénomènes de discrimination à l’adresse ou le sentiment de relégation, qui constituent de véritables freins à la démarche d’insertion, traduisent l’intensité du processus de ségrégation à l’œuvre.   Ainsi, toute action en direction des quartiers en difficulté doit composer avec cette dimension particulière de l’exclusion, alors même que le regard porté par certains médias sur ces territoires contribue fortement à leur mise à distance sociale ainsi qu’à leur dévalorisation aux yeux de leurs habitants. Avec cette forme particulière du mal-logement qu’est l’absence de perspective de mobilité, ce n’est plus seulement la qualité ou l’adaptation du logement qui pose problème, mais cette mise à l’écart et la manière dont est ressenti le fait d’être assimilé à un quartier stigmatisé… Mis bout à bout, ces éléments (mal-logement « classique », mise à l’écart physique, stigmatisation…) font craindre de voir ces quartiers devenir de véritables «parkings sociaux», c’est-à-dire des lieux que l’on ne destine à rien d’autre qu’à « contenir » des populations jugées indésirables ailleurs. Bien qu’intolérable, cette proposition n’est finalement que l’expression de ce qu’est en réalité le destin de ces quartiers, mais elle est aussi le seul horizon que leur laissent entrevoir aujourd’hui des politiques publiques qui manquent singulièrement de responsabilité et d’ambition.  

Il en est ainsi également de la politique de la ville qui est sans cesse ballottée entre contestation, réhabilitation et incantation et qui apparaît de plus en plus comme un moyen de réguler les effets de l’exclusion sur les lieux mêmes où elle finit par se sédimenter, plutôt que comme un moyen de combattre cette exclusion. In fine, la question qui est posée est celle de la place que l’on ménage dans l’espace urbain aux plus fragiles de nos concitoyens… 
 

Il est temps maintenant que les responsables politiques, au plus haut niveau de l’État, affirment un nouveau choix de société, en faisant de l’action en direction des territoires sensibles une priorité nationale et en apportant enfin aux personnes qui y résident des signes d’attention et une véritable manifestation de la solidarité nationale 

[Rapport 2009 de la Fondation Abbé Pierre sur le Mal Logement / Chapitre 2 / Synthèse]

  

  • La misère ne se gère pas, elle se combat

Face à des directives de rentabilité et à la précarisation générale, les associations sont amenées à se gérer comme des entreprises et à oublier leurs fondements et leurs engagements élémentaires : être solidaire et à l’écoute des publics accueillis. Certaines s’en déchargent totalement et ne songent qu’à préserver leurs propres emplois précaires… Sur le marché de l’emploi, saturé, ce ne sont plus les convictions ni les valeurs qui priment, ces manques sont d’autant plus graves dans  le domaine du social puisque ce sont dès lors les publics les plus démunis et les plus fragiles qui se retrouvent ainsi traités comme des marchandises. De même manière, les associations ne dénoncent pas les dérives, les injustices et les disfonctionnements dont sont victimes leurs publics, mais les ignorent ou les banalisent, voire les nient, entrainant par là-même la pérennisation et  l’aggravation de ces mêmes dérives… 

Enfin, face aux directives politico-économiques, les professionnels de l’assistance se transforment en exécutants ou en agents d’encadrements, prônant le silence de leurs publics au nom de la sécurité des transactions financières qui se jouent sur leurs dos. Le Comité tente justement d’enrayer ce processus à travers ses actions en rappelant inlassablement les fondements élémentaires de l’Humanité et en refusant de cautionner le recul organisé des Droits de l’Homme, car le mépris et la méconnaissance des droits de l’Homme ont conduit et conduisent à des actes de barbaries.  

Ainsi, pour informations (objectives) & culture générale : 

Le sens profond du développement humain est de mettre les personnes au centre du développement.   Cela signifie que les êtres humains réalisent leur potentiel, élargissent leurs choix et profitent de leur liberté pour mener les vies auxquelles ils tiennent.    

[Rapport P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement) 2009] 

Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 : 

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité, l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.  Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. 

La nation doit assurer à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle doit garantir à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs

Tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, doivent s’efforcer, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces  droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives. 

Article 23 : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 

Article 25 : Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance. 

Les Droits de l’Homme, tels qu’ils sont inscrits dans les préambules constitutionnels de la 4ème et de le 5ème République ou dans la déclaration de 1948, ne sont pas uniquement des « droits civils et politiques » (portant sur la liberté par exemple). Ce sont aussi des « droits économiques et sociaux » (droit à la dignité, droit au travail, droit au logement…).  En ces temps de chômage, de précarité et d’exclusion, dans des pays « avancés » tels que le nôtre, ce sont des droits qui sont mis à mal à travers des hommes qui souffrent :  

Combattre la misère c’est militer 

Pour l’application des Droits de l’Homme. 

La précarité n’est pas une fatalité…

C’est une violation des droits de L’Homme.

.

  • Nos partenaires & leurs actions: 

(Présentation) 

A.T.D. Quart Monde

 

- Ateliers de  prise de parole. 

ATD Quart Monde est un mouvement international rassemblant des personnes vivant la grande pauvreté et la précarité, des volontaires permanents et des « alliés » engagés dans la société par leur travail ou leurs responsabilités. Le mouvement s’est donné 2 objectifs : soutenir l’accès aux droits fondamentaux et la participation à la vie publique des personnes en situation d’extrême pauvreté ; rassembler autour d’elles tous ceux qui considèrent que la misère est inacceptable et que ses causes doivent être combattues jusqu’à son éradication. Les membres d’ATD Quart Monde animent des ateliers de partage de savoir, des bibliothèques de rue, des universités populaires, participent à des « comités solidaires pour les droits » qui soutiennent des personnes injustement privées de leurs droits (notamment en ce qui concerne l’habitat, l’emploi, le respect de la vie familiale mise en danger par les placements d’enfants). Le mouvement anime aussi 9 réseaux de professionnels désireux de faire évoluer les pratiques professionnelles à partir de la prise en compte des personnes en situation de grande pauvreté.

A.T.D. Quart Monde 6, Cité Montéty – 83000 TOULON  

Secours Catholique 

- Arbre à palabres, ateliers d’arts plastiques, ateliers peinture de rue.

Le bureau de la délégation du Var, équipe animatrice, met en œuvre les objectifs nationaux et départementaux du Secours Catholique. Il décide des actions et orientations locales à mettre en place par les équipes de bénévoles.

Principales activités sur l’aire toulonnaise : 

 - accueil convivial : tables ouvertes, pause-café, …

-  accueil social et commission des aides et des secours

-  accompagnement individuel : soutien administratif et social

 - compagnonnage : accompagnement individuel de proximité

 - projets collectifs : sorties, ateliers d’insertion, épiceries solidaires, soutien scolaire, vacances, voyages, alphabétisation, week-ends fraternels, etc…

- aides aux projets individuels

- accueil des étrangers avec soutien administratif et juridique

- actions d’urgences : locales, nationales,

- action internationale : soutien projets de développement et microréalisations

- aumônerie : voyage de l’espérance, aumôneries Fraternité St Laurent et Massabielle

Secours Catholique - 165 Rue Henri Vienne -- 83000 TOULON  04 94 89 72 00 -  04 94 89 72 09  sc-toulon@secours-catholique.org 

Ecrit Plume 

- Ateliers d’écriture.

L’association Ecrit Plume mène des ateliers dans différents quartiers de la ville de Toulon et sa fondatrice, l’auteure Sylvie Combe, travaille avec divers publics (notamment féminin) mais aussi adolescents et enfants. Elle mène également des ateliers dans des médiathèques, établissements scolaires et centre pénitencier. L’Ecrit Plume a été crée en 2003 après des mois de démarches et de constats établis au sein des divers quartiers dits en difficultés.

Ses objectifs sont d’améliorer la maîtrise de la langue afin de palier à l’exclusion culturelle mais aussi d’aider toute personne en retenue dans l’écriture et la lecture, de l’accompagner dans sa recherche d’expression et de susciter la création artistique.

Ecrit Plume – 

Energie Slam 

- Scène ouverte & ateliers Slam.

Depuis les années 80 à Chicago, le slam décloisonne, bouscule la poésie et encourage la parole. L’idée voyageuse du slam s’est invitée chez nous et en curieuses, nous sommes allées voir des scènes ouvertes. Nous avons rencontré des drôles de poètes sur Marseille.  Nous avons parfois posé nos pointes de pieds dans leurs pas et nos mains sur leur micro. Expérience jubilatoire, découverte d’une énergie nouvelle… L’idée espiègle du slam a pris nos cœurs au piège. Nos stylos se sont mis à frémir. L’idée joueuse du slam s’est imposée dans nos têtes. Nous voulions la partager, l’offrir, la disperser partout et surtout à Toulon. Alors, poussées par cette énergie sans nom, renouvelable, durable, équitable, actuelle, nous n’avons pas pu faire autrement que d’appeler notre association : Energie Slam. 

Energie Slam -- www.myspace.com/energieslam

  

Kaïré 

- Ateliers théâtre et arts plastiques.

Une passerelle pour la culture  L’association Kaïré a été créée en 2001 pour faire de la culture un moyen de lutte contre l’isolement, d’insertion sociale et citoyenne ainsi qu’un outil d’épanouissement personnel. 

C’est aussi la volonté d’un travail social différent avec le support de l’art, d’événements festifs:
- l’accent mis sur la place d’”acteur” pour les personnes accueillies,
- le souhait d’expérimentation de relations de nature différente entre professionnels, bénévoles et personnes accueillies, basées sur la démarche participative de tous.
Les personnes accueillies dans les ateliers, en présentant des spectacles théâtraux ou en acceptant de montrer leurs créations artistiques sortent ainsi de leur isolement, sont reconnues comme participants au pluralisme culturel et contribuent au développement local culturel solidaire.

Kaïré : 

Ateliers : Théâtre de La Gargouille -- Impasse Mirabeau – 83000 TOULON 

Expositions : Espace Kaïré -- 14, rue Chalucet -- 83000 TOULON.  04 94 92 77 24     /      kaire@aliceadsl.fr 

§  Les autres associations membres du Comité seront présentes et se proposent de participer à l’élaboration du repas solidaire (préparations et acheminements de plats, etc.) ; et de tenir des stands d’informations pour les habitants sur leurs droits…

Comme une lettre à la poste…

1 juin 2009

Seul France 3 a accordé un sujet (de 10 secondes…) aux détournements de fonds (de subventions) au sein des services de la politique de la ville… (De Marseille ! Ouf !)

Voir Lien :

http://mediterranee.france3.fr/info/54760897-fr.php

 

Article :

29/05/2009 | 10:50 par Marc Civallero : 

Conseil Régional : Sylvie Andrieux, suspendue.

Michel Vauzelle Pdt PS de la région Paca, va gérer personnellement la délégation à la politique de la ville. Au Conseil Régional , la politique de la ville était jusque là confiée à la vice-présidente de la région, la députée PS Sylvie Andrieux. Cette décision, annoncée dans un communiqué, intervient dans le contexte d’une enquête sur des détournements de fonds publics par des associations présumées fictives à Marseille. 

Ces détournements portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros ont entraîné la mise en examen jusqu’ici de 14 personnes.Les associations, soupçonnées d’être des « coquilles vides », auraient demandé des subventions et reçu des fonds du Conseil régional, mais aussi du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour un total de l’ordre de 700.000 euros, selon une source judiciaire. Le nom de Mme Andrieux avait été cité par plusieurs organes de presse, en lien avec cette enquête. Selon le président de la région Paca, la décision de suspendre la délégation dont elle avait la charge a été prise pour que « l’enquête concernant un éventuel détournement de subventions au préjudice du Conseil régional se déroule dans des conditions nécessaires au respect des intérêts de la Région et de ses citoyens ». Rappelant qu’il a déposé plainte, M. Vauzelle indique qu’il « attend de la procédure en cours qu’elle apporte, dans les meilleurs délais les éclaircissements indispensables pour que la justice passe et que la Région obtienne réparation du préjudice subi ». Parmi les personnes mises en examen dans le cadre de l’enquête en cours figure un fonctionnaire territorial du Conseil régional, qui a été suspendu. Le Conseil régional avait indiqué avoir saisi le parquet dès novembre 2007 dans cette affaire. AFP 

(Vous l’avez compris : « Chut! C’est un secret !… »)

Journée Solidaire du Grand Jonquet

28 juin 2009

Journée Solidaire du Grand Jonquet 

Mercredi 17 Juin 2009

 Journée Solidaire du Grand Jonquet

 Journée Solidaire du Grand Jonquet

 Journée Solidaire du Grand Jonquet

Combattre la misère

Ce n’est pas gérer la domestication des pauvres

Ce n’est pas gérer leur maléabilité et leur docilité…

Ce n’est pas gérer la maintenance d’un réservoir de main d’oeuvre bon marché

Ce n’est pas gérer le profit des uns par la précarité des autres

Combattre la misère…  

C’est refuser la banalisation de la précarité, des inégalités et de l’injustice sociale…

C’est lutter contre la bétise, l’individualisme, le racisme et toutes les formes de discriminations socio-culturelles…

C’est reconnaître et respecter l’égale dignité de tous les individus…

C’est reconnaître et respecter les valeurs élémentaires de l’Humanité :

l’entraide, la solidarité, la justice, le courage, l’intégrité, la conscience collective…

Combattre la misère

Ce n’est pas soumettre des populations à un dogme économique

Combattre la misère… 

C’est replacer l’Humain au centre des projets socio-économiques

 Combattre la misère

Ce n’est pas s’adapter ou se plier à une société injuste

Combattre la misère

C’est militer pour le respect des Droits de l’Homme.

La misère n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle…

C’est de notre conscience et de notre unité à toutes et tous que dépend la devise de notre République :

Liberté, Egalité, Fraternité…

 

 

 Album Photo de la Journée Solidaire du Grand Jonquet :

Journée Solidaire du Grand Jonquet
Album: Journée Solidaire du Grand Jonquet
La Baume, le Guynemer & le Jonquet unis contre la misère... (Mercredi 17 juin 2009)
38 images
Voir l'album

 

*   Dossier de Presse à télécharger :

Dossier de Presse [Journée Solidaire du Grand Jonquet]

 

 

Merci à tous les participants…

Merci à toutes les asociations qui ont oeuvré pour la réussite de cette Journée :

Amitiés Moulins, Amis de François, ASC3 Guynemer, A.S.C.E.I. La Baume, A.T.D. Quart Monde, Coup de Pouce 83, Ecrit Plume, Foyer des Jeunes du Jonquet, Kaïré, L.V.P. Jonquet, Mamans Toulonnaises, Mouvement du Nid, Secours Catholique, S.O.S. Varois en Détresse

Rendez-vous à toutes et tous Samedi 17 Octobre sur la Place de la Liberté…

 

En cadeau, deux petites vidéos pour les visiteurs distraits :

 

 

L’Appel (bien vite oublié) de l’Abbé Pierre :

Image de prévisualisation YouTube

 

 

L’Appel du Conseil National de la Résistance :

Image de prévisualisation YouTube

Jeudi 24 Septembre à 17h30 : Débat à la FNAC

13 septembre 2009

Forum FNAC à TOULON

24 septembre 2009 à 17h30

Familles en précarité et

travailleurs sociaux

partenaires

pour le bien-être des enfants

Rencontre avec Marie-Cécile Renoux

volontaire à ATD Quart Monde

La peur que leurs enfants leur soient retirés et soient placés en foyer ou famille d’accueil plane sur la vie de toutes les familles en grande précarité. Comment faire en sorte que le bien-être de l’enfant pauvre ne soit pas pensé contre sa famille mais avec elle et que tous en sortent gagnants ?

Un partenariat constructif entre les familles et les services sociaux est possible, nous en débattrons avec Marie-Cécile Renoux, auteur de « Réussir la protection de l’enfance avec les familles en précarité ».

Mercredi 23 Septembre : Journée Solidaire des Quartiers à Pontcarral…

12 septembre 2009

Mercredi 23 Septembre : 

2ème Journée Solidaire des Quartiers 

Pontcarral, La Marquisanne & L’Escaillon unis contre la misère…  

Afin de lutter contre la banalisation croissante des injustices sociales et des inégalités, le Comité du 17 Octobre (17 Octobre : Journée Mondiale du refus de la Misère) invite tous les habitants de Pontcarral, La Marquisanne et de l’Escaillon à se réunir pour témoigner et participer à une grande journée de partage de solidarité.

Cette journée se déroulera entre le Centre d’Animation de l’Escaillon et le « jardin » de Pontcarral.

Programme :  

Début des activités: 10 h (Installation du matériel avec les enfants du Centre d’Animation de l’Escaillon / Stands d’information et ateliers créatifs / Réalisation d’une grande banderole pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère)  

à partir de 14h : Jardin en Friche : Nombreuses activités et stands d’informations tous publics : 

  • A.T.D. Quart Monde : Bibliothèque de rue.

  • Association des Tunisiens de France : Stand d’informations et peinture Africaine.

  • Association La Boîte à Idées : Atelier détente et mouvement.

  • Centre d’Animation de l’Escaillon : Atelier banderole, Ateliers d’animations.

  • C.L.C.V. : Stand d’informations sur le logement et les droits.

  • Coup de Pouce 83 : Buvette & Stand d’informations (regroupant toutes les associations).

  • C.S. Toulon Ouest : Atelier Sportif

  • Ecrit Plume : Atelier d’Ecriture et recueil de témoignages.

  • Energie Slam : Atelier Slam et productions scéniques.

  • Environnement & Partage : Ateliers Découvertes et Sensibilisations à l’environnement. 

  • I.D.E.A.L. : Stand d’activités manuelles

  • Kaïré : Banderole, Atelier d’Expression.

  • L.V.P. Pont du Las : Renfort des ateliers et contacts de rue.

  • Moi, Toi, Nous, Tous Ensemble (La Marquisanne) : Spectacle de Hip Hop sur la scène.
  • Pontcarral Uni : Stand d’information pour les habitants.
  • Secours Catholique : Atelier d’Arts Plastique.

  • Slam Flamboyant : Atelier Slams et productions scéniques.

16h30 : Grand goûter pour les enfants (offert par le Comité du 17 Octobre).  

à partir de 17h : Scène Ouverte (estrade + sono installée au « jardin ») : restitution des ateliers d’écriture, tribune libre (les habitants sont invités à témoigner de tout ce qui leur tient à cœur), productions culturelles des quartiers : Slam, Rap, Hip Hop… 

 à partir de 18h30 : Buffet Solidaire autour de la scène : Tous les habitants sont invités à préparer et à apporter plats et boissons pour les partager ensemble. 

La misère progresse dans notre pays à la mesure que les droits reculent… Aussi, se retrouvent au sein du Comité du 17 Octobre tous ceux qui entendent l’exclusion et les  inégalités sociales non pas en termes de «fatalité» ou de «conjoncture» mais en termes de non respect des Droits de l’Homme…   

Santé ? Logement ? Travail ? Culture ? 

Mobilisons nous pour réclamer le respect & l’accès aux droits de tous. 

Le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère  & par son souci de ne laisser personne sur le bas côté. 

Refusons ensemble la banalisation des inégalités et de l’injustice sociale.

Contacts : 06.89.45.44.70. (Coordinateur) /  

@ : comite17octobre@yahoo.fr   

Le développement humain, qu’est-ce que ça veut dire ?

25 septembre 2009

Septembre 2009… Reprenons les cours élémentaires :

Le développement humain, qu’est-ce que ça veut dire ?

Le sens profond du développement humain est de mettre les personnes au centre du développement. 

Cela signifie que les êtres humains réalisent leur potentiel, élargissent leurs choix et profitent de leur liberté pour mener les vies auxquelles ils tiennent.

Programme des Nations Unies pour le Développement (2009)

Répartition mondiale des bénéfices de la croissance : 

Les 2 % les plus riches de la population adulte du monde possèdent aujourd’hui plus de la moitié de la richesse des ménages du monde alors que les 50% les plus pauvres n’en possèdent qu’à peine 1%…

Rapport mondial sur le développement humain (P.N.U.D. 2005).

Les choix fondamentaux : Un choix de société…  Les inégalités extrêmes entre les pays et au sein même des pays apparaissent comme l’un des principaux obstacles au développement humain. Les gouvernements du monde entier sont confrontés à un choix. Ils peuvent entamer une décennie consacrée au développement avec les ressources financières, les technologies et les capacités nécessaires pour en finir avec la pauvreté ou nous pouvons assister à l’échec du développement humain. La « façon de faire habituelle » ne permettra pas de tenir les promesses et les engagements. Le coût de cet échec se traduira dans les vies humaines, par l’accroissement des inégalités, des violations des droits de l’homme et des menaces pour la paix. 

. 

Dépenses annuelles dans les pays riches : 

Cosmétiques (USA) : 9 Milliards ($)

Parfums (Europe & USA) : 13 Milliards ($)

Sommes nécessaires par an pour l’accès de tous à : 

Enseignement (Monde) : 7 Milliards ($)

Santé et Nutrition (Monde) : 14 Milliards ($)

[Rapport P.N.U.D. 2006] 

.

Une relation inversée en matière de soins : 

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens et les plus grands problèmes de santé en consomment le moins. 

Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.

[Rapport de l'O.M.S. 2008] 


 

Aujourd’hui, les fossés en matière de résultats sanitaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, sont plus importants que jamais. L’écart en matière d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépasse 40 ans. L’OMS estime que chaque année plus de 100 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. Le constat est amer si l’on considère que la communauté du développement s’est au contraire engagée à réduire la pauvreté. Les objectifs du Millénaire pour le développement se fondent sur la justice sociale et l’équité, notamment en ce qui concerne l’accès à des soins permettant de sauver des vies et de promouvoir la santé. Les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale ne sont pas seulement redevables de leurs promesses et de leurs engagements, mais ils doivent aussi tenir compte des faits.  [Rapport O.M.S. 2009] 

 

 

Ainsi, je recopie la page et  j’évite de dire des bétises…

En tenant compte des faits !

Développement Humain ?

20 septembre 2009

Coup de pouce 83 :

Quelques chiffres sur leur activité :

 

Nombre de familles accueillies et suivies : 339 (dont 448 enfants et 107 familles mono-parentales) ; ce chiffre grossit chaque mois de 25/30 familles.

Nous n’avons pas assez de reculs pour faire des pourcentages d’évolution.

Les secteurs touchés sont, dans l’ordre, Toulon Centre, Toulon Ouest, Toulon Est, La Valette……

tranches d’âges des adultes : 55/60 ans et pour les enfants : les moins de 10 ans sont fortement en tête,

les jeunes de 25/30 ans ne sont pas épargnés malgré les accès aux administrations.

Cet été nous étions la seule association à assurer l’urgence alimentaire et nous avons accueillis des SDF, des familles vivant dans leur voiture ou sous une tente, des mamans « faisant la manche » pour se payer une nuit d’hôtel.

L’association a effectué des livraisons dans des cas particuliers de malades, de personnes à mobilité réduite. Nous avons fait appel au SAMU, à des cabinets médicaux pour des soins et des médicaments gratuitement.

Si tout au long de l’année (càd 12 mois sur 12), nous essayons de faire 2 collectes alimentaires par mois, nous sommes passé aux dimanches matin et aux jours fériés. Nous prévoyons de passer au rythme de 3 collectes mensuelles. 

Nous avons aussi augmenté la participation aux vide-greniers pour gérer cette situation aggravante.

Nous apportons aide dans l’achat de pain, de tickets de bus à des personnes sans ressources.

2ème Journée Solidaire des Quartiers

30 septembre 2009

Mercredi 23 Septembre : 

2ème Journée Solidaire des Quartiers :

Pontcarral, La Marquisanne & L’Escaillon unis contre la misère… 

Journée Solidaire des Quartiers Ouest.jpg

Journée Solidaire des Quartiers Ouest.jpg

Journée Solidaire des Quartiers Ouest.jpg

  • Télécharger l’Album Photos :

Journée Solidaire des Quartiers Ouest
Album: Journée Solidaire des Quartiers Ouest
Pontcarral, La Marquisanne & L'Escaillon unis contre la misère... (Mercredi 23 Septembre 2009)
13 images
Voir l'album

  • Télécharger la Revue de Presse :

Revue de Presse de la Journée Solidaire.pdf

Merci à Tous les participants…

Merci à toutes les associations qui se sont mobilisées :

A.T.D. Quart Monde, Association des Tunisisens de France, Boîte à Idée, Centre d’Animation de l’Escaillon, Centre Social Toulon Ouest, Consommation Logement & Cadre de Vie, Coup de Pouce 83, Ecrit Plume, Environnement & Partage, I.D.E.A.L., Kaïré, Ligue Varoise de Prévention, Pontcarral Uni, Secours Catholique, Slam Flamboyant… Sans oublier l’ASC3 Guynemer qui est venue présenter son spectacle sur la scène…

Rendez-vous Samedi 17 Octobre sur la Place de la Liberté…

Image de prévisualisation YouTube

Journée Mondiale 2009 du Refus de la Misère : Programme

3 octobre 2009

Journée Mondiale 2009 

Du Refus de la Misère :

Interventions du Comité du 17 Octobre :

Mercredi 14 Octobre 2009 : 

De 12h à 14h à Librairie Charlemagne de Toulon : 

Dans le cadre de la Journée Mondiale du Refus de la Misère, 

Présentation du recueil de témoignages : 

La Misère, à qui le tour ? 

Ouvrage publié par le Comité du 17 Octobre.

Samedi 17 Octobre 2009 : 

Journée Mondiale du Refus de la Misère 

Rendez-vous à partir de 10h30 

Sur la Place de la Liberté

à Toulon 

Pour un grand rassemblement citoyen.

 

La misère s’aggrave dans tous les pays à mesure que les droits reculent et que les inégalités progressent… 

Refuser la misère c’est lutter pour les Droits de l’Homme. 

Travail ? Santé ? Logement ? Culture ? 

S’unir et lutter pour que les droits de tous cessent enfin d’être des privilèges. 


 

Programme : 

(Intervenants sous réserves)

  • Podium / 11H :

Présentation de la Journée et de ses enjeux. 

Premier Débat : Le Travail ?  

Mondialisation & développement Humain… 

Intervenants : Amnesty International / A.T.T.A.C. / C.C.F.D. / Le Cap / Le Nid / U.P.V.

  • Podium / 12H :

Débat : Le Logement ?

Etat des lieux du département

Intervenants : A.V.A.F. / C.L.C.V. / Habitat & Humanisme Var.

  • Sur la Place : 13H :

Repas solidaire  

(Chacun est invité à apporter plats et boissons pour les partager) 

Podium : Tribune libre / Témoignages / Slams

 

  • Podium / 14H15 :

Débat : Santé & Précarité 

Intervenants : Promo Soins / Siloë / L.D.H.

  • Podium / 15H :

Débat : Quelle Culture ? Pour qui ? 

Intervenants : Renée Defrance / Châteauvallon / Kaïré.

  • Podium / 16H : 

Tribune libre / Témoignages

 

Podium / 17H : Conclusion.

Sur la place tout au long de la journée :

Stands d’informations associatifs par thèmes : Travail, Santé, Logement, Culture / Ateliers d’écriture / Recueils de témoignages / Crieur public / Scène Ouverte : Slam, Danse*, Chants*… 

[*Interventions des associations de quartier : ASC3, ASCEI…]. 

Télécharger le Programme

du Comité du 17 Octobre :

Programme 2009 du Comité du 17 Octobre

Contacts : 

06.89.45.44.70 (Coordinateur) 

comite17octobre@yahoo.fr 

17 Octobre 2009 : Communiqué de Presse

3 octobre 2009

Samedi 17 Octobre 2009 : 

Journée Mondiale du Refus de la Misère. 

        Rappel des fondements de cette journée : 

« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés, s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré » 

[Joseph Wresinski (Fondateur du mouvement A.T.D. Quart Monde et du 17 Octobre)] 

La misère s’aggrave dans tous les pays du monde à mesure que le socle des Droits inaliénables recule et que les inégalités sociales se banalisent et progressent. 

La misère n’est pas conjoncturelle mais structurelle. 

Il s’agit d’en combattre les causes et non de la gérer. 

Elle résulte de choix politiques de société : 

Faut-il œuvrer pour la progression des Droits de l’Homme ou faut-il réformer ces droits pour conformer notre existence à des exigences purement économiques ? 

Faut-il œuvrer pour le développement humain ou pour la sauvegarde d’un système économique qui broie des vies ? 

Faut-il œuvrer pour la solidarité entre les peuples et les individus ou se renfermer dans le chacun pour soi pour finir par la considérer comme un délit ? 

Aujourd’hui, les 2 % les plus riches de la population adulte du monde possèdent  plus de la moitié de la richesse des ménages du monde alors que les 50% les plus pauvres n’en possèdent qu’à peine 1%… [1] 

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens et les plus grands problèmes de santé en consomment le moins. Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible. [2] 

En France, un quart des médecins refusent les bénéficiaires de la C.M.U. [3] 

Aujourd’hui, les fossés en matière de résultats sanitaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, sont plus importants que jamais. L’écart en matière d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépasse 40 ans. 

L’O.M.S. estime que chaque année plus de 100 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté.  Les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale ne sont pas seulement redevables de leurs promesses et de leurs engagements, mais ils doivent aussi tenir compte des faits. [4] 

Dans notre région, l’implosion du marché immobilier et le non respect de la Loi S.R.U. entretiennent la stigmatisation et renforcent la ségrégation à l’égard des plus démunis. Au nom de la mobilité et de la latitude des nantis, les ménages les plus modestes se retrouvent relégués à vivre dans des quartiers d’exclusion devenus des « parkings sociaux », des lieux que l’on ne destine plus à rien d’autre qu’à « contenir » des populations jugées indésirables ailleurs. [5] 

Mis bout à bout, tous ces éléments nous renvoient à nos responsabilités citoyennes. 

Quel monde voulons-nous ? 

Quelles vies voulons-nous ? 

Nous sommes aujourd’hui tous confrontés à ces choix politiques. 

Et nous sommes tous responsables de ces choix. 


Passer sous silence ou consentir même passivement au recul des Droits de l’Homme constitue en soi un acte politique. 
Le sens profond du développement humain est de mettre les personnes au centre du développement. Cela signifie que les êtres humains réalisent leur potentiel, élargissent leurs choix et profitent de leur liberté pour mener les vies auxquelles ils tiennent. [6]  En 1946, la Quatrième République inscrivait le préambule suivant à sa constitution : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ». Cet attachement à la déclaration universelle des droits de l’homme sera réaffirmé dans la constitution de la Cinquième République (1958). 

En 1948, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme portait le préambule suivant « Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité, l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. 

La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. La nation doit assurer à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle doit garantir à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirsTous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, doivent s’efforcer, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives. » 

Les droits de l’Homme, tels qu’ils sont inscrits dans les préambules constitutionnels de la 4ème et de la 5ème République ou dans la déclaration de 1948, ne sont pas uniquement des « droits civils et politiques » (portant sur la liberté par exemple). Ce sont aussi des « droits économiques et sociaux » (droit à la dignité, droit au travail, droit au logement…). En ces temps de chômage, de précarité et d’exclusion, dans des pays « avancés » tels que le nôtre, ce sont des droits qui sont mis à mal à travers des hommes qui souffrent :  

Refuser la misère c’est militer 

Pour l’application des Droits de l’Homme. 

La précarité n’est pas une fatalité… 

C’est une violation des droits de L’Homme. 

Le Comité du 17 Octobre, collectif apolitique constitué en association Loi 1901, n’obéit pas à des directives politico-économique de « rentabilité » commerciale, de même son objectif n’est pas de garantir sa maintenance ou de se développer mais de n’avoir plus de raisons d’être. Cet objectif sera atteint lorsque les citoyens et les gouvernements politiques affirmeront un nouveau choix de société conscient et respectueux des droits inaliénables, basé sur le développement humain… 

La lutte contre la misère n’aura d’effets durables que si l’expérience, la pensée et la participation de ceux qui l’affrontent tous les jours sont prises en compte : enfants privés d’avenir, jeunes contraints à des travaux de survie ou à l’inutilité, femmes et hommes humiliés jour après jour… La journée du 17 Octobre doit redonner courage à ceux qui font face à l’intolérable, pour continuer à refuser la misère et ne pas baisser les bras. Elle doit nécessairement mobiliser des personnes de toutes origines, de toutes professions pour rebâtir nos démocraties et nos façons de penser, agir et vivre ensemble. [7] 

Combattre la misère, ce n’est pas sauver les banques de la faillite, ce n’est pas gérer l’encadrement et l’asservissement des populations démunies, ni organiser leur ségrégation, c’est lutter contre les inégalités et l’injustice sociale, c’est lutter pour le maintien et la progression des Droits de l’Homme, c’est œuvrer pour le développement humain… 

Combattre la misère, 

C’est remettre l’être humain au centre d’un projet de société basé sur le respect, la dignité, la solidarité et la citoyenneté active. [8] 

[1] [P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement): Rapport mondial sur le développement humain (2005)]. 

[2] [Rapport O.M.S. 2008] 

[3] [Enquête de La Documentation Française réalisée à Paris & publiée en juillet 2009] 

[4] [Rapport O.M.S. 2009]  [5] [Rapport Fondation Abbé Pierre 2009 / Chapître2] 

[6] [P.N.U.D. : Rapport mondial sur le développement humain 2009] 

[7] [Déclaration de  Solidarité à l’O.N.U. 2006] 

[8] [E.A.P.N. (European Anti Poverty Network): France: conclusion du rapport 2009] 

Télécharcher

le Communiqué de Presse 2009 :

Communiqué de Presse 2009 du Comité du 17 Octobre 

Contacts : 

06.89.45.44.70 (Coordinateur) 

comite17octobre@yahoo.fr 

Réagir ou Laisser Faire ?

1 novembre 2009

Comment peut on lutter contre la misère tout en acceptant de contribuer à une société injuste ?

Par définition :

Société de Consommation : 

Société d’un pays industriel avancé où l’économie, pour fonctionner, s’efforce de créer sans cesse de nouveaux besoins, et où les jouissances de la consommation sont érigées en impératifs au détriment de toutes exigences humaines d’un autre ordre

(Le Petit Larousse) 

De quoi parlons nous ?

D’émancipation ?

De Culture ?

De Civilisation ?

De modèle ?

Quelle vie voulons-nous ?

 Quel monde voulons-nous ? 

Réagir ou Laisser Faire ?

Nous sommes tous responsables de ce choix…

 La misère est liée au sens que l’on donne au développement humain.  Elle n’est pas conjoncturelle mais structurelle : c’est une question de choix de société et de choix politique. Et nous sommes tous responsables de ces choix. Le sens profond du développement humain c’est de placer l’être humain au centre des projets communs. Or, aujourd’hui, ce qui est au cœur de toutes les activités humaines c’est l’économie.  Comment peut-on lutter contre la misère tout en œuvrant pour un système qui broie des vies et s’appuie sur les inégalités qu’il génère pour réaliser des profits ? 

L’Organisation Mondiale du Commerce a acté sur son traité de fondation la déclaration suivante :  « Désormais, espèces vivantes et activités humaines, comme la santé, l’éducation, l’agriculture, les services, la propriété intellectuelle, l’investissement ou encore la recherche sont des objets de commerce. »  [O.M.C. / Traité de Marrakech / 1994] 

Tous les domaines d’activités humaines sont donc soumis à des critères de rentabilité économique, notre culture au même titre que notre protection sociale, chèrement acquise, au nom du développement humain justement… Et de la libération du nazisme… Aujourd’hui ce sont les Droits de l’Homme eux-mêmes que l’on tente d’assujettir à des exigences de rentabilité économique : on entretien ainsi le développement des inégalités et donc de la misère. Nous assistons à la dépréciation des valeurs fondamentales de l’Humanité telle que la solidarité, la liberté, l’égalité, la fraternité et à leur remplacement par des visées immédiates, intitulées : « efficacité », « malléabilité », « rentabilité »…  Les valeurs fondamentales de l’humanité sont raillées ou traitées d’archaïsme. (Que dire du Serment d’Hippocrate face aux nombre croissant des médecins refusant la C.M.U. ?)  L’individualisme décomplexé et le chacun pour soi exacerbé libèrent en quelque sorte notre médiocrité profonde, tout en banalisant la discrimination, la ségrégation, l’injustice sociale… Nous en sommes tous responsables, même passivement, par le simple fait de consentir à ce mode de fonctionnement.  Nous assistons et contribuons à une acculturation aux seules valeurs économiques, au niveau mondial, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des pays riches

Ainsi disparait, par delà la diversité essentielle au développement culturel, la possibilité de se distancier par rapport au présent, la possibilité de comprendre, d’analyser… 

Cette destruction du savoir n’est pas seulement un dégât collatéral du libéralismeElle est partie prenante de l’établissement d’un nouvel ordre politique et humainUn ordre politique qui ressemble à celui contre lequel les Droits de l’Homme ont justement été établis : un ordre politico-économique qui dégrade et asservit des populations   

Au final, la question qui est posée est celle de la place des pauvres dans notre société (et à travers elle celle de la justice, de l’égalité, des Droits fondamentaux…) :  Ils deviennent marchandises et matières premières pour nantis, voués à des emplois de services dont la rémunération garantit la précarité et l’impossibilité de trouver un logement décent. Les pauvres se retrouvent donc assignés à la domestication et à des territoires d’exclusion : boniches, valets de chambre, jardiniers et parking sociaux, foyers d’hébergements d’urgence… 

L’espace urbain se trouve ainsi marqué socialement : Au nom et au gré de la mobilité et de la latitude des nantis, de ceux qui « peuvent » choisir… C’est donc l’avènement d’une société à deux vitesses. La ségrégation est en œuvre dans tous les domaines : tant au niveau du logement qu’au niveau de la santé, de la culture, du travail… La Loi S.R.U. n’est pas appliquée… Les violences au travail s’accroissent avec la précarisation générale de l’emploi… Un quart des médecins refusent de recevoir des patients démunis couverts par la C.M.U. 

Quel est le sens de notre société ? Plus personne ne l’interroge…
 
De même, les relations en matière de soins ont été inversées : 

Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens   et les plus grands problèmes de santé  en consomment le moins. 

Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.

[Rapport O.M.S. 2008] 

Aujourd’hui, en 2009, dans le Var, plus de 120 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, près de 160 000 ménages ont un revenu inférieur à 60% du plafond H.L.M., or le taux de logement social a encore diminué pour passer à 8,4% (au lieu des 20% prévus par la Loi)… C’est une question de volonté politique (la Loi S.R.U. n’est pas appliquée) mais aussi de dépréciation morale… Et de dénis des droits fondamentaux. 

Rappelons que Tout individu a droit à un logement,  en tant que Citoyen, et non pas en tant que « demandeur social » !… 

Ainsi, dans notre département, la ségrégation va de pair en intensité avec la discrimination, la stigmatisation… Plus personne ne s’en offusque, puisqu’elles sont elles-mêmes conséquentes de l’acculturation en cours…

L’éducation étant elle-même assujettie à des critères de rentabilité économique, la bêtise et l’ignorance se renforcent avec l’individualisme, le chacun pour soi, la servitude « volontaire » étant quant à elle considérée comme le nouvel apanage de la « dignité »… 

Au niveau de l’emploi, la précarisation généralisée des emplois engendre une pression énorme sur les lieux de travail, et ces formes de violence sont de plus en plus fréquentes.

[B.I.T. : Bureau International du Travail / Rapport 2006] 

La misère n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. 

Les dérives de notre société sont entretenues par une propagande politique qui génère de la peur et de la désinformation.  Mais c’est de notre conscience qu’il s’agit et de notre libre arbitre : nous sommes tous responsables et complices de la situation actuelle.  Consentir, même passivement, à la ségrégation en cours et un acte politique : nous sommes donc tous responsables et complices de ces dérives, ne serait-ce qu’en les passant sous silence, au nom du confort, de la sécurité, du chacun pour soi. 

Nous devons cesser de nous voiler la face.  Nous devons faire face à un choix : Soit cesser de se comporter comme des moutons (qui choisissent simplement le boucher qui les conduira à l’abattoir…) / Soit sombrer dans l’odieux en organisant des enlèvements d’enfants noirs pour leur offrir des supermarchés, ou en rétablissant l’esclavage… 

Aujourd’hui, la misère ne se combat plus, elle est devenue un marché économique.  Les épiceries « solidaires » pour pauvres fleurissent comme sur des tombes un jour de 1er Novembre…

La solidarité étant gérée par des épiciers et des comptables, la misère est entretenue, maintenue, exploitée…

Les associations « d’aides sociales » doivent se gérer et se gèrent comme des entreprises… Pour se maintenir, et garantir leurs emplois, elles doivent dégager des bénéfices, sur le dos de ceux qu’elles sont sensés « aider » ! La belle affaire… 

Les termes employés au sein des organismes d’Etat à l’égard des éremistes sont du type « éradication » ou « stérilisation », les conseillers généraux les appréhendent en termes de budget, les  »bien pensant » en termes de déchets…

Il n’y a plus d’empathie ni de convictions, plus de reflexion, plus d’assistants mais des exécutants, plus d’assistance au vrai sens du terme, plus de secours, seulement de l’exploitation et du commerce. 

Il n’y a même plus de honte…

Assez d’hypocrisie ! 

La devise de notre République n’est qu’un étalage de principes inappliqués, qu’attendons-nous pour la changer ? Répondons par là-même, avec la même « décomplexion », à la question de notre identité française !…

Bonne fête des morts à toutes & tous.

Cyril Cossu (Coordinateur du Comité du 17 Octobre)

17 Octobre 2009 à Toulon…

30 octobre 2009

Journée Mondiale du Refus de la Misère

Place de La Liberté à Toulon

17 Octobre 2009 à Toulon

Visionner l’Album Photo : 

17 Octobre 2009 à Toulon
Album: 17 Octobre 2009 à Toulon
Journée Mondiale du Refus de la Misère Samedi 17 Octobre 2009 Place de La Liberté à Toulon
46 images
Voir l'album

17 Octobre 2009 à Toulon

17 Octobre 2009 à Toulon

Télécharger l’article de Presse :

17 Octobre 2009 : La précarité n’est pas une fatalité…

 17 Octobre 2009 à Toulon

Avec 3 enfants dans un appartement insalubre…

 17 Octobre 2009 à Toulon

à la rue depuis 15ans…

17 Octobre 2009 à Toulon 

Sans logement et privé de son enfant…

 17 Octobre 2009 à Toulon

Les Droits de l’Homme sont bafoués tous les jours à Toulon…

Le déni de Droit est banalisé et institutionalisé pour les plus démunis…

La Loi S.R.U. n’est pas appliquée mais les expulsions vont bon train…

un Droit pour tous ?

Télécharger l’article de presse :

En quête d’un logement social depuis près de dix ans…

Expulsions Locatives à Toulon...

Télécharger les articles de presse :

Expulsions locatives dans le Var [1].pdf

Expulsions locatives dans le Var [2].pdf

Expulsions locatives dans le Var [3].pdf

Constats de la Fondation Abbé Pierre :

Constats de la Fondation Abbé Pierre

Constats de la Fondation Abbé Pierre

Télécharger l’article de presse :

Constats 2009 de la Fondation Abbé Pierre pour le Var.pdf

Les situations indignes se multiplient et se banalisent…

Dans la lâcheté, l’individualisme, l’ignorance et la soumission générale…

Bonne Continuation !

17 Octobre 2009 à Toulon

Les « Spécialistes » se chargent du reste :

lynchagedesansabrisdanslevar.jpg

Place à la consommation…

http://www.dailymotion.com/videoxb4xt4

Walter, Retour en Résistance

16 janvier 2010

L’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance ainsi que le coordinateur du Comité du 17 Octobre vous invitent à assister à la projection du film :

 affichewalterretourenresistance.jpg

Ø   Jeudi 21 Janvier à 19h30

     à l’Espace des Arts au Pradet

en présence de Pierre Yves Canu

Ø   Samedi 23 Janvier à 10h

Au cinéma Le Royal à Toulon

          En présence de Walter Bassan

          & de Jean Marie Guillon 

   « RESISTER » SE CONJUGUE-T-IL AU PASSE OU AU PRESENT ?

portraitwalter.jpg

C’est la question posée par « WALTER, Retour en Résistance »

Film de Gilles Perret consacré à l’ancien résistant-déporté à Dachau originaire de Haute-Savoie : Walter Bassan.

Film militant où il est question de Résistance et Déportation mais aussi des valeurs de la Résistance et de la citoyenneté,

du Conseil National de la Resistance et de son programme mis en œuvre entre 1945 et 1952.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Qu’avons nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ?

« Résister » se conjugue-t’il encore au présent ?

Avec le soutien de :

logoanacr.gif

logoldh.gif

logoanacr.gif :

http://resistance-var.org/manifestations/walter.php

http://www.anacr.com/index.htm

(L’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance a pour vocation de lutter contre la résurgence des idéologies néonazies…)

Comment résister aujourd’hui ?

Banaliser l’injustice sociale, face aux dérives perverses de notre société,

nier les droits pour les plus démunis,

ne plus ressentir d’indignation, se contenter d’observer sans agir, sans penser,

consentir simplement à se conformer voire à exécuter des directives discriminatoires,

c’est être complice de ces dérives perverses et collaborer au démantèlement des acquis sociaux,

à la dislocation des valeurs fondamentales de l’humanité.

Résister c’est d’abord s’indigner et être lucide.

Laisser faire, passer sous silence, banaliser, ignorer, consentir…

C’est être complice.

Résister…

C’est Agir

Et Réagir.

Résister…

C’est Créer.

Meilleurs vœux à toutes & tous pour 2010

(« Année européenne de lutte contre l’exclusion »)

Cyril Cossu

Liens :

Ø     Bande Annonce du Film :

http://www.walterretourenresistance.com/lefilm.html

http://www.dailymotion.com/videoxa70pg

Ø     Extrait du Film :

http://www.dailymotion.com/video/xb0sc5_visite-de-nicolas-sarkozy-glieyres_news

http://www.dailymotion.com/videoxb0sc5

Ø     Commentaires de Stéphane Hessel :

http://www.dailymotion.com/video/xb0z4h_resistance-passee-et-presente-2_news

(Stéphane Hessel. Ancien résistant et ambassadeur revient sur le sens de la résistance et sur sa nécessité aujourd’hui comme hier. Humblement, il invite à la vigilance quant aux banalisations et aux dérives quotidiennes qui dégradent subtilement et à petit feu les valeurs démocratiques.)

http://www.dailymotion.com/videoxb0z4h

Ø     Appel du C.N.R. :

(Conseil National de la Résistance)

http://www.youtube.com/watch?v=vrA9zvqXW-I

Image de prévisualisation YouTube

logogratuit.jpg    lienretour.gif

banthemoteur.jpg

Le Cedis du Var condamné pour harcèlement moral

19 janvier 2010

Mardi 19 Janvier

Par LE CAP : Association de soutien aux victimes de violences au travail.

http://www.le-cap-harcelement.over-blog.com/

Le Cedis du Var, « association d’insertion sociale » condamnée pour harcèlement moral d’une Déléguée syndicale CFDT!

Suite de l’affaire contre le CEDIS du var opposant une ancienne Déléguée Syndicale CFDT à « l’association d’insertion ».

Martine se battait depuis plusieurs années pour faire reconnaître le harcèlement moral en lien direct avec ses activités syndicales.

Après un licenciement pour inaptitude, elle avait demandé l’annulation de l’autorisation de licenciement de l’inspecteur du travail.

La Cour Administrative d’appel, après enquête, lui donnait raison en 2007.

Devant le Conseil des Prud’hommes de Toulon, Martine obtenait des dommages et intérêts pour préjudice moral en 2008, mais le harcèlement moral n’était pas reconnu.

Devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence ( chambre sociale) elle vient enfin d’obtenir gain de cause.

Pour la Cour d’Appel « il s’évince de l’ensemble de ces éléments que les agissements répréhensibles de l’employeur caractérisant des faits de harcèlement moral postérieurement au 18 janvier 2002 mais surtout de discrimination syndicale, à l’origine des difficultés physiques et psychologiques ayant conduit à la déclaration d’inaptitude. Au demeurant, l’employeur ne démontre aucunement que les décisions concernant les fonctions et les affectations de Madame Martine V… seraient étrangères à toute discrimination prohibée. »

L’association le CEDIS du Var a été condamnée à payer des sommes exorbitantes qui représentent deux fois le budget de l’association LE CAP qui lutte contre le harcèlement au travail.

Combien de personnes en insertion auraient -- elles pu être aidées voire recrutées avec de tels montants ?

Pour ceux et celles qui suivent les galères de l’association LE CAP en matière de financement, ce résultat prouve notre utilité. Martine n’a plus jamais retrouvée une activité professionnelle stable !

Commentaires :

Le combat paie…

Enfin, les tribunaux reconnaissent le harcèlement moral par cette nouvelle victoire du salarié.

Il faut se battre pour la justesse de ses convictions.

Le courage de ces victimes doit être reconnu.

Aidons-les à ne pas se laisser détruire.

Commentaire n°1 posté par TABONE le 08/02/2010 à 14h07