En route vers
le 17 Octobre 2009…
Journées de sensibilisation
dans les quartiers :
Le Comité du 17 Octobre propose et organise des interventions sur l’ensemble des quartiers oubliés de l’aire toulonnaise, devenus des « parkings sociaux » pour la gestion de l’exclusion.
Ces interventions se déclinent en journées de sensibilisation au refus de la misère : informations aux habitants sur leurs droits, participations directes, ateliers d’expression, partage et recueils de témoignages…
Suite à chaque journée de sensibilisation, Le Comité du 17 octobre proposera de mettre en valeur et de faire connaître les textes et les créations produits lors des ateliers.
Nous travaillerons cette année à l’édition de recueils de témoignages et nous présenterons, le 17 octobre 2009 sur la place de la Liberté, l’ensemble des réalisations produites dans les quartiers.
Enfin, nous proposons aux associations de quartier de prendre part à cette journée du 17 Octobre 2009 avec tous les publics qui auront participé aux journées de sensibilisation. Ces publics pourront ainsi se retrouver, découvrir les réalisations de chaque quartier, rencontrer d’autres personnes engagées et s’exprimer sur le podium si elles le désirent.
Pour quelles finalités ?
Objectif 1 :
Donner la parole aux habitants.
Recueillir et relayer leurs témoignages.
Objectif 2 :
Informer les habitants sur leurs Droits.
Inciter les habitants à participer aux décisions qui les concernent.
Objectif 3 :
Lutter contre les dérives socioculturelles et la ségrégation.
Sensibiliser les associations locales aux enjeux et aux fondements de la Journée Mondiale du Refus de la Misère.
- La misère est une violation des Droits de l’Homme :
« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés, s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré » [Joseph Wresinski (Fondateur du mouvement A.T.D. Quart Monde à l’origine du 17 Octobre)]
La misère s’aggrave à mesure que le socle des droits inaliénables recule.
La misère n’est pas conjoncturelle mais structurelle : elle résulte de choix politiques de société.
Ainsi, pour informations (objectives) & culture générale :
Les choix fondamentaux : Un choix de société…
Les inégalités extrêmes entre les pays et au sein même des pays apparaissent comme l’un des principaux obstacles au développement humain. Les gouvernements du monde entier sont confrontés à un choix. Ils peuvent entamer une décennie consacrée au développement avec les ressources financières, les technologies et les capacités nécessaires pour en finir avec la pauvreté ou nous pouvons assister à l’échec du développement humain. La « façon de faire habituelle » ne permettra pas de tenir les promesses et les engagements. Le coût de cet échec se traduira dans les vies humaines, par l’accroissement des inégalités, des violations des droits de l’homme et des menaces pour la paix.
Dépenses annuelles dans les pays riches :
Cosmétiques (USA) : 9 Milliards ($)
Parfums (Europe & USA) : 13 Milliards ($)
Sommes nécessaires par an pour l’accès de tous à :
Enseignement (Monde) : 7 Milliards ($)
Santé et Nutrition (Monde) : 14 Milliards ($)
[Rapport P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement) 2006]
Répartition mondiale des bénéfices de la croissance :
Les 2 % les plus riches de la population adulte du monde possèdent aujourd’hui plus de la moitié de la richesse des ménages du monde alors que les 50% les plus pauvres n’en possèdent qu’à peine 1%…
[P.N.U.D. : Rapport mondial sur le développement humain (2005)]
Une relation inversée en matière de soins :
Ceux qui ont le plus de moyens – dont les besoins en soins de santé sont souvent inférieurs – consomment le plus de soins, alors que ceux qui ont le moins de moyens et les plus grands problèmes de santé en consomment le moins.
Les dépenses publiques consacrées aux services de santé profitent davantage aux riches qu’aux pauvres, que ce soit dans les pays à revenu élevé ou dans ceux dont le revenu est faible.
[Rapport O.M.S. 2008]
Aujourd’hui, les fossés en matière de résultats sanitaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, sont plus importants que jamais. L’écart en matière d’espérance de vie entre les pays les plus riches et les plus pauvres dépasse 40 ans. L’OMS estime que chaque année plus de 100 millions de personnes supplémentaires se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. Le constat est amer si l’on considère que la communauté du développement s’est au contraire engagée à réduire la pauvreté. Les objectifs du Millénaire pour le développement se fondent sur la justice sociale et l’équité, notamment en ce qui concerne l’accès à des soins permettant de sauver des vies et de promouvoir la santé. Les gouvernements, les responsables politiques et la communauté internationale ne sont pas seulement redevables de leurs promesses et de leurs engagements, mais ils doivent aussi tenir compte des faits.
[Rapport O.M.S. 2009]
Vivre en territoire d’exclusion : La pénible dérive des quartiers oubliés…
Les ménages les plus fragiles trouvent principalement à se loger dans le parc Hlm dont la fonction sociale se renforce inexorablement, mais aussi dans des segments du parc locatif privé de faible qualité, vétustes ou même insalubres, dans des quartiers anciens et des copropriétés dégradées. Or, il est frappant de constater que ces logements ne se répartissent pas de façon aléatoire sur le territoire, mais se trouvent concentrés dans des secteurs géographiques spécifiques. Il faut rappeler, à cet égard, que les habitants de ces quartiers, même ils ne sont pas de grands précaires, pâtissent tous peu ou prou d’une forme particulière d’exclusion : La ségrégation.
Grands ensembles et parc privé dégradé : unique destination pour les publics défavorisés…
Plus qu’une réalité purement géographique, ces quartiers sont bien souvent les seuls territoires pouvant accueillir ceux qui ne trouvent pas à se loger dans les autres secteurs des agglomérations : les mal logés qui cherchent là de meilleures conditions de vie ou tous ceux qui sont orientés par les intervenants sociaux dans le cadre de leur travail quotidien ou de dispositifs ad hoc (FSL, PDALPD, Dalo…) car ce parc apparaît le seul qui soit disponible et à leur portée. Dans un contexte de pénurie de logements accessibles et de forte hausse des prix de l’immobilier et des loyers, les possibilités d’obtenir un logement apparaissent de plus en plus limitées pour les ménages modestes qui se dirigent, contraints, vers des segments particuliers du parc de logements et surtout vers des quartiers dépréciés. Les ménages modestes sont ainsi les derniers à pouvoir choisir leur lieu de résidence. Si l’existence de quartiers de relégation et d’exclusion s’explique en partie par la situation du marché immobilier et la montée des précarités, les mécanismes de ségrégation sont également renforcés par les stratégies d’évitement que les populations « mobiles » manifestent vis-à-vis des territoires stigmatisés.
La concentration des ménages les plus modestes dans les quartiers relégués n’est donc pas tant liée au fait qu’on y retrouve les logements les moins valorisés et par là les plus accessibles. C’est aussi le résultat d’autres mécanismes de ségrégations qui sont pour partie dépendants du comportement des autres acteurs, que ce soit dans la manière de freiner -- plus ou moins volontairement -- l’accès des ménages modestes à certains marchés et certains territoires, ou par l’addition des stratégies résidentielles de ceux qui disposent d’une certaine latitude dans leur choix, ce qui restreint voire interdit du même coup toute possibilité de mobilité pour les plus fragiles. Nature des parcs de logements disponibles sur un territoire, conditions d’accès à ces différents parcs, mobilités résidentielles différenciées des diverses couches de la population : il s’agit là de trois déterminants incontournables des processus de ségrégation spatiale. Mal maîtrisés, ces déterminants conduisent à l’apparition ou au renforcement de territoires d’exclusion dans lesquels les conditions d’existence sont rendues particulièrement compliquées pour des populations déjà fragiles au départ.
C’est ainsi que l’espace se trouve marqué socialement et que les disparités territoriales reflètent les clivages sociaux qui traversent la société française. Les ménages défavorisés se voient ainsi imposés de vivre dans un « entre-soi » subi avec tous ceux qui sont exclus des autres territoires où ils ne peuvent obtenir un logement.
Pour les populations qui en sont captives, la « pétrification » des quartiers sensibles dans l’exclusion génère des difficultés qui se cumulent. Rapport après rapport, la Fondation Abbé Pierre a mis en lumière des situations « classiques » de mal-logement (hébergement chez des tiers, difficulté d’accès au logement des jeunes, non-logement, insalubrité, etc.) souvent détectées et auxquelles viennent s’ajouter de nouvelles difficultés en terme de mobilité résidentielle (trajectoires contraintes et orientées principalement vers des formes d’habitat et des territoires dépréciés), témoignant d’une radicalisation de la crise du logement. Pour les habitants de ces quartiers, il s’agit également de composer avec un enclavement fréquent qui rend d’autant plus difficile l’accès à l’emploi, à la santé, aux établissements scolaires de qualité… À ces caractéristiques objectives s’ajoutent des représentations négatives qui renforcent la réalité de l’exclusion ; car les habitants ne sont pas seulement stigmatisés par leur situation mais tout autant par les représentations sociales qui sont attachées à leur territoire.
Les phénomènes de discrimination à l’adresse ou le sentiment de relégation, qui constituent de véritables freins à la démarche d’insertion, traduisent l’intensité du processus de ségrégation à l’œuvre. Ainsi, toute action en direction des quartiers en difficulté doit composer avec cette dimension particulière de l’exclusion, alors même que le regard porté par certains médias sur ces territoires contribue fortement à leur mise à distance sociale ainsi qu’à leur dévalorisation aux yeux de leurs habitants. Avec cette forme particulière du mal-logement qu’est l’absence de perspective de mobilité, ce n’est plus seulement la qualité ou l’adaptation du logement qui pose problème, mais cette mise à l’écart et la manière dont est ressenti le fait d’être assimilé à un quartier stigmatisé… Mis bout à bout, ces éléments (mal-logement « classique », mise à l’écart physique, stigmatisation…) font craindre de voir ces quartiers devenir de véritables «parkings sociaux», c’est-à-dire des lieux que l’on ne destine à rien d’autre qu’à « contenir » des populations jugées indésirables ailleurs. Bien qu’intolérable, cette proposition n’est finalement que l’expression de ce qu’est en réalité le destin de ces quartiers, mais elle est aussi le seul horizon que leur laissent entrevoir aujourd’hui des politiques publiques qui manquent singulièrement de responsabilité et d’ambition.
Il en est ainsi également de la politique de la ville qui est sans cesse ballottée entre contestation, réhabilitation et incantation et qui apparaît de plus en plus comme un moyen de réguler les effets de l’exclusion sur les lieux mêmes où elle finit par se sédimenter, plutôt que comme un moyen de combattre cette exclusion. In fine, la question qui est posée est celle de la place que l’on ménage dans l’espace urbain aux plus fragiles de nos concitoyens…
Il est temps maintenant que les responsables politiques, au plus haut niveau de l’État, affirment un nouveau choix de société, en faisant de l’action en direction des territoires sensibles une priorité nationale et en apportant enfin aux personnes qui y résident des signes d’attention et une véritable manifestation de la solidarité nationale.
[Rapport 2009 de la Fondation Abbé Pierre sur le Mal Logement / Chapitre 2 / Synthèse]
- La misère ne se gère pas, elle se combat…
Face à des directives de rentabilité et à la précarisation générale, les associations sont amenées à se gérer comme des entreprises et à oublier leurs fondements et leurs engagements élémentaires : être solidaire et à l’écoute des publics accueillis. Certaines s’en déchargent totalement et ne songent qu’à préserver leurs propres emplois précaires… Sur le marché de l’emploi, saturé, ce ne sont plus les convictions ni les valeurs qui priment, ces manques sont d’autant plus graves dans le domaine du social puisque ce sont dès lors les publics les plus démunis et les plus fragiles qui se retrouvent ainsi traités comme des marchandises. De même manière, les associations ne dénoncent pas les dérives, les injustices et les disfonctionnements dont sont victimes leurs publics, mais les ignorent ou les banalisent, voire les nient, entrainant par là-même la pérennisation et l’aggravation de ces mêmes dérives…
Enfin, face aux directives politico-économiques, les professionnels de l’assistance se transforment en exécutants ou en agents d’encadrements, prônant le silence de leurs publics au nom de la sécurité des transactions financières qui se jouent sur leurs dos. Le Comité tente justement d’enrayer ce processus à travers ses actions en rappelant inlassablement les fondements élémentaires de l’Humanité et en refusant de cautionner le recul organisé des Droits de l’Homme, car le mépris et la méconnaissance des droits de l’Homme ont conduit et conduisent à des actes de barbaries.
Ainsi, pour informations (objectives) & culture générale :
Le sens profond du développement humain est de mettre les personnes au centre du développement. Cela signifie que les êtres humains réalisent leur potentiel, élargissent leurs choix et profitent de leur liberté pour mener les vies auxquelles ils tiennent.
[Rapport P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement) 2009]
Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 :
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité, l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
La nation doit assurer à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle doit garantir à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.
Tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, doivent s’efforcer, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives.
Article 23 : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
Article 25 : Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance.
Les Droits de l’Homme, tels qu’ils sont inscrits dans les préambules constitutionnels de la 4ème et de le 5ème République ou dans la déclaration de 1948, ne sont pas uniquement des « droits civils et politiques » (portant sur la liberté par exemple). Ce sont aussi des « droits économiques et sociaux » (droit à la dignité, droit au travail, droit au logement…). En ces temps de chômage, de précarité et d’exclusion, dans des pays « avancés » tels que le nôtre, ce sont des droits qui sont mis à mal à travers des hommes qui souffrent :
Combattre la misère c’est militer
Pour l’application des Droits de l’Homme.
La précarité n’est pas une fatalité…
C’est une violation des droits de L’Homme.
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- Nos partenaires & leurs actions:
(Présentation)
A.T.D. Quart Monde
- Ateliers de prise de parole.
ATD Quart Monde est un mouvement international rassemblant des personnes vivant la grande pauvreté et la précarité, des volontaires permanents et des « alliés » engagés dans la société par leur travail ou leurs responsabilités. Le mouvement s’est donné 2 objectifs : soutenir l’accès aux droits fondamentaux et la participation à la vie publique des personnes en situation d’extrême pauvreté ; rassembler autour d’elles tous ceux qui considèrent que la misère est inacceptable et que ses causes doivent être combattues jusqu’à son éradication. Les membres d’ATD Quart Monde animent des ateliers de partage de savoir, des bibliothèques de rue, des universités populaires, participent à des « comités solidaires pour les droits » qui soutiennent des personnes injustement privées de leurs droits (notamment en ce qui concerne l’habitat, l’emploi, le respect de la vie familiale mise en danger par les placements d’enfants). Le mouvement anime aussi 9 réseaux de professionnels désireux de faire évoluer les pratiques professionnelles à partir de la prise en compte des personnes en situation de grande pauvreté.
A.T.D. Quart Monde – 6, Cité Montéty – 83000 TOULON
Secours Catholique
- Arbre à palabres, ateliers d’arts plastiques, ateliers peinture de rue.
Le bureau de la délégation du Var, équipe animatrice, met en œuvre les objectifs nationaux et départementaux du Secours Catholique. Il décide des actions et orientations locales à mettre en place par les équipes de bénévoles.
Principales activités sur l’aire toulonnaise :
- accueil convivial : tables ouvertes, pause-café, …
- accueil social et commission des aides et des secours
- accompagnement individuel : soutien administratif et social
- compagnonnage : accompagnement individuel de proximité
- projets collectifs : sorties, ateliers d’insertion, épiceries solidaires, soutien scolaire, vacances, voyages, alphabétisation, week-ends fraternels, etc…
- aides aux projets individuels
- accueil des étrangers avec soutien administratif et juridique
- actions d’urgences : locales, nationales,
- action internationale : soutien projets de développement et microréalisations
- aumônerie : voyage de l’espérance, aumôneries Fraternité St Laurent et Massabielle
Secours Catholique - 165 Rue Henri Vienne -- 83000 TOULON 04 94 89 72 00 - 04 94 89 72 09 sc-toulon@secours-catholique.org
Ecrit Plume
- Ateliers d’écriture.
L’association Ecrit Plume mène des ateliers dans différents quartiers de la ville de Toulon et sa fondatrice, l’auteure Sylvie Combe, travaille avec divers publics (notamment féminin) mais aussi adolescents et enfants. Elle mène également des ateliers dans des médiathèques, établissements scolaires et centre pénitencier. L’Ecrit Plume a été crée en 2003 après des mois de démarches et de constats établis au sein des divers quartiers dits en difficultés.
Ses objectifs sont d’améliorer la maîtrise de la langue afin de palier à l’exclusion culturelle mais aussi d’aider toute personne en retenue dans l’écriture et la lecture, de l’accompagner dans sa recherche d’expression et de susciter la création artistique.
Ecrit Plume –
Energie Slam
- Scène ouverte & ateliers Slam.
Depuis les années 80 à Chicago, le slam décloisonne, bouscule la poésie et encourage la parole. L’idée voyageuse du slam s’est invitée chez nous et en curieuses, nous sommes allées voir des scènes ouvertes. Nous avons rencontré des drôles de poètes sur Marseille. Nous avons parfois posé nos pointes de pieds dans leurs pas et nos mains sur leur micro. Expérience jubilatoire, découverte d’une énergie nouvelle… L’idée espiègle du slam a pris nos cœurs au piège. Nos stylos se sont mis à frémir. L’idée joueuse du slam s’est imposée dans nos têtes. Nous voulions la partager, l’offrir, la disperser partout et surtout à Toulon. Alors, poussées par cette énergie sans nom, renouvelable, durable, équitable, actuelle, nous n’avons pas pu faire autrement que d’appeler notre association : Energie Slam.
Energie Slam -- www.myspace.com/energieslam
Kaïré
- Ateliers théâtre et arts plastiques.
Une passerelle pour la culture L’association Kaïré a été créée en 2001 pour faire de la culture un moyen de lutte contre l’isolement, d’insertion sociale et citoyenne ainsi qu’un outil d’épanouissement personnel.
C’est aussi la volonté d’un travail social différent avec le support de l’art, d’événements festifs:
- l’accent mis sur la place d’”acteur” pour les personnes accueillies,
- le souhait d’expérimentation de relations de nature différente entre professionnels, bénévoles et personnes accueillies, basées sur la démarche participative de tous.
Les personnes accueillies dans les ateliers, en présentant des spectacles théâtraux ou en acceptant de montrer leurs créations artistiques sortent ainsi de leur isolement, sont reconnues comme participants au pluralisme culturel et contribuent au développement local culturel solidaire.
Kaïré :
Ateliers : Théâtre de La Gargouille -- Impasse Mirabeau – 83000 TOULON
Expositions : Espace Kaïré -- 14, rue Chalucet -- 83000 TOULON. 04 94 92 77 24 / kaire@aliceadsl.fr
§ Les autres associations membres du Comité seront présentes et se proposent de participer à l’élaboration du repas solidaire (préparations et acheminements de plats, etc.) ; et de tenir des stands d’informations pour les habitants sur leurs droits…